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DRH, un métier aux multiples facettes
Caroline Lamboley a intégré la société BDO Luxembourg comme directrice des ressources humaines en mars 2012.

DRH, un métier aux multiples facettes

Photo: Guy Jallay
Caroline Lamboley a intégré la société BDO Luxembourg comme directrice des ressources humaines en mars 2012.
Économie 3 min. 31.12.2013

DRH, un métier aux multiples facettes

A la tête des ressources humaines de BDO Luxembourg depuis 18 mois, Caroline Lamboley a reçu le prix DRH de l'année 2013 fin novembre, décerné par 79 grands DRH du pays. Elle revient sur sa façon de concevoir la variété du travail dans les ressources humaines.

«J’ai reçu ce trophée avec une très grande satisfaction», reconnaît Caroline Lamboley. «C’est une véritable reconnaissance du travail accompli par toute notre équipe des ressources humaines. C’est une belle récompense», se réjouit-elle.

Caroline Lamboley a intégré la société BDO comme DRH en mars 2012. «Ce trophée valorise également une entreprise qui a su mettre en place une nouvelle approche des ressources humaines», déclare-t-elle. BDO Luxembourg, qui emploie près de 400 collaborateurs, est l’un des plus importants cabinets d’experts-comptables, de réviseurs d’entreprises et de conseillers au Luxembourg.

Outre le volet recrutement, qui est le plus connu, le rôle du Directeur des ressource humaines est multiple. Il comprend la gestion des performances, la formation permanente, la partie administrative des RH, l’environnement de travail, et peut également intégrer la communication interne et externe de l’entreprise.

Au niveau du recrutement l’élément prépondérant est la motivation et la personnalité des candidats. «Les compétences techniques sont importantes, mais la motivation et l’indispensable prise en charge du service rendu au client, représentent également des éléments majeurs dans le processus d’embauche d’un futur collaborateur», explique Caroline Lamboley.

Questions comportementales et grille de performances

«Des questions comportementales nous permettent de trouver les profils susceptibles d’intégrer notre société», poursuit-elle. «La gestion de la performance et l’évaluation individuelle figurent parmi mes axes principaux depuis mon arrivée chez BDO», précise Caroline Lamboley. «A cette fin un outil informatisé de grille de performances, incluant la mise en place d’objectifs, adaptée aux cadres et aux non-cadres a été mis en place.  Cet outil de développement va nous permettre de progresser encore plus», ajoute-t-elle.

A cet égard, un plan de formation de compétences « softs » comme la gestion du stress, la gestion d’une équipe, ou comment savoir déléguer, sera proposé aux collaborateurs de l’entreprise. «Nous avons également œuvré sur l’environnement de travail, avec la mise en place d’un cadre spécifique et des avantages comme la carte Sympass, un partenariat avec des salles de sport ou un car-wash au parking». Des petits gestes comme une distribution de fruits à certaines périodes de l’année, ou des œufs pour Pacques, viennent aussi ponctuer le calendrier de travail.

Comprendre ce qui pousse certains au départ

De plus, la gestion des départs qui inclut une rencontre avec les collaborateurs qui quittent l’entreprise nous permet de comprendre la raison de cette décision afin d’encore nous améliorer.

«Les qualités demandées à un DRH sont multiples», prévient Caroline Lamboley. Dans le cadre de l’accompagnement des salariés, le (ou la) DRH doit être accessible, être à l’écoute, savoir faire preuve d’empathie et avoir le sens de la confidentialité et de la discrétion. D’autre part, un bon DRH doit être proche de la direction pour comprendre les enjeux et les réalités économiques du marché dans lequel se situe son entreprise, afin d’accompagner les changements inhérents à la vie économique actuelle.

En outre l’un des atouts majeurs d’un DRH doit être le respect des valeurs, tels que l’intégrité, l’honnêteté et la justice. «Si l’on ne se reconnaît pas dans ces valeurs, mieux vaut quitter l’entreprise», a conclu Caroline Lamboley.

Gérard Karas