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Des produits «made in USA» susceptibles d'être taxés

Des produits «made in USA» susceptibles d'être taxés

Économie 17.04.2019

Des produits «made in USA» susceptibles d'être taxés

L'Union européenne a dévoilé ce mercredi la liste de biens manufacturés aux Etats-Unis qui pourraient être taxés au sein de l'UE. Ketchup, agrumes ou encore tabac sont concernés.

(SW avec AFP) - Le litige opposant les Etats-Unis et l'UE sur les subventions à l'industrie aéronautique a pris une nouvelle tournure ce mercredi.

Bruxelles a en effet dévoilé une longue liste de biens manufacturés aux Etats-Unis qui pourraient être taxés jusqu'à hauteur de 12 milliards de dollars, allant du ketchup aux pièces détachées de voiture. Ces produits pourront être soumis à des droits de douane.

Cette liste intervient en guise de «contre-mesures» aux subventions américaines à Boeing. En effet, les Etats-Unis et l'Union européenne s'opposent depuis près de 15 ans devant l'Organisation mondiale du commerce, sur les subventions publiques accordées au constructeur aéronautique américain et à son rival européen Airbus.

«Pas de surenchère»

La liste de produits visés va faire l’objet d’une consultation publique au sein de l’UE, jusqu’au 31 mai, afin de recueillir le sentiment des acteurs directement affectés.

La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström a toutefois assuré qu’il ne s’agissait pas de s’engager dans des représailles. «Nous devons continuer à défendre l'égalité des chances de notre industrie. Mais soyons clairs : nous ne voulons pas d'une surenchère»

Cette nouvelle étape côté européen intervient après de récentes déclarations du président américain Donald Trump, qui a menacé d’imposer des taxes à hauteur de 11 milliards de dollars sur des produits en compensation de subventions européennes en faveur d’Airbus.

Les montants qui seront récupérés par les deux parties dans ces litiges sur les subventions seront déterminés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Et les sommes finales seront vraisemblablement très inférieures aux demandes formulées par l’UE et les États-Unis


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