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Des pharmacies malades de la pandémie
Économie 19.03.2021 Cet article est archivé

Des pharmacies malades de la pandémie

Contrairement aux années précédentes, les ventes de médicaments contre la grippe et autre rhume s'effondrent. La faute notamment au respect des gestes barrières.

Des pharmacies malades de la pandémie

Contrairement aux années précédentes, les ventes de médicaments contre la grippe et autre rhume s'effondrent. La faute notamment au respect des gestes barrières.
Photo: Pierre Matge/archive
Économie 19.03.2021 Cet article est archivé

Des pharmacies malades de la pandémie

Effet collatéral du port du masque obligatoire et du maintien du télétravail, les ventes de médicaments contre les maladies saisonnières s'effondrent. Une perte de revenu non négligeable pour les officines qui notent en revanche une hausse de la demande d'antidépresseurs.

(Jmh avec Marlène Brey) - Contrairement aux idées reçues, la pandémie de covid-19 ne profite pas à l'ensemble du secteur pharmaceutique. Si les laboratoires ayant mis au point les différents vaccins croulent sous la demande, ce n'est pas le cas des pharmacies. La faute, ironie de l'histoire, aux mesures sanitaires imposées par le gouvernement. Car si, en cette saison habituellement, les officines doivent fournir en masse sirop, bains d'inhalation et autres sprays nasaux contre la grippe ou le rhume, 2021 échappe à cette règle. 


Télécran, Allgemeinarzt, Doktor Frank Kirsch, Foto: Guy Wolff/Télécran
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Restrictions de circulation et gestes barrières imposés pour limiter la propagation du coronavirus réduisent à néant la diffusion du virus respiratoire de la grippe. Ouf, enfin une bonne nouvelle.

Puisque les clients habituels télétravaillent et appliquent généralement les consignes comme la distanciation sociale et le lavage fréquent des mains. Et donc moins susceptibles d'attraper des maladies transmissibles par contacts. Une réalité qui se traduit par une perte de chiffre d'affaires directe pour les pharmacies. De l'ordre de 20%, à en croire Cédric Degoutin, propriétaire de la pharmacie de la Liberté à Luxembourg-Ville. 

Interrogé par nos confrères du Luxemburger Wort, le pharmacien qui emploie six salariés assure que la situation économique l'oblige à avoir recours au chômage partiel «dès le mois prochain». Et si les ventes de tests rapides dans les officines sont amenées à se développer, elles sont encore à ce stade loin de combler le manque à gagner, Cédric Degoutin indiquant en avoir vendu «une centaine».


A woman wearing a face mask or covering due to the COVID-19 pandemic, walks past a sign for a pharmacy in Liverpool, north west England on October 2, 2020, following the  announcement of new local restrictions for certain areas in the northwest of the country, due to a resurgence of novel coronavirus cases. - The British government on Thursday extended lockdowns to Liverpool and several other towns in northern England, effectively putting more than a quarter of the country under tighter coronavirus restrictions. Health Secretary Matt Hancock said limits on social gatherings would be extended to the Liverpool City region, which has a population of about 1.5 million. (Photo by Oli SCARFF / AFP)
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Le ministère de la Santé a cru bon de rappeler par communiqué qu'aucun traitement ou vaccin anti-covid n'était disponible sur le marché. Certains patients ayant tendance à prendre par eux-mêmes certains traitements pas encore homologués.

Contrairement à d'autres secteurs, comme celui des librairies, les ventes par internet ne décolleraient pas vraiment. En revanche, les patients ont adopté de nouveaux comportements, indique Danielle Becker-Bauer, vice-présidente du syndicat des pharmaciens luxembourgeois. Preuve en est la hausse d'«un tiers» des ordonnances comportant des antidépresseurs ou des psychotropes. «On peut clairement voir que beaucoup luttent contre la solitude et l'anxiété pendant cette pandémie et certains se tournent vers les médicaments», assure-t-elle.

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