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Des finances «sur la voie du redressement»
Économie 2 min. 26.04.2021 Cet article est archivé

Des finances «sur la voie du redressement»

Si Pierre Gramegna assure qu'«il est trop tôt pour en tirer une conclusion pour l’année 2021 dans son ensemble», le ministre des Finances juge que la situation budgétaire du pays devrait tirer bénéfice de la fin programmée de la pandémie.

Des finances «sur la voie du redressement»

Si Pierre Gramegna assure qu'«il est trop tôt pour en tirer une conclusion pour l’année 2021 dans son ensemble», le ministre des Finances juge que la situation budgétaire du pays devrait tirer bénéfice de la fin programmée de la pandémie.
photo: Gerry Huberty
Économie 2 min. 26.04.2021 Cet article est archivé

Des finances «sur la voie du redressement»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Présent lundi en commission des Finances et du Budget, le ministre des Finances assure que les caisses de l'Etat se remplissent à nouveau en lien notamment avec le recul du chômage. A noter toutefois que le télétravail impacte négativement les recettes, avec une baisse des ventes de carburant.

Si elle ne fait pas encore partie du passé, la pandémie pèse de moins en moins sur les finances luxembourgeoises. Au point que Pierre Gramegna (DP) indique lundi dans un communiqué que «les finances publiques de notre pays poursuivent clairement la voie du redressement». Un optimisme affiché que le ministre des Finances justifie par une hausse de 9,5% des recettes publiques au premier trimestre par rapport à 2020. Autrement dit, le Luxembourg a encaissé 5,4 milliards d'euros supplémentaires par rapport à la situation de confinement connue au printemps dernier.


Les signes de la relance se dessinent
Le ministre des Finances a fait le point, lundi, sur la situation financière de l'Etat. Si la prudence reste de mise, le bilan permet d'entrevoir une lueur d'optimisme.

Dans les faits, cet afflux dans les caisses de l'Etat s'explique principalement par les 192 millions d'euros supplémentaires générés par l'administration des contributions directes au cours du premier trimestre (+7,6%) liés notamment à «l'évolution toujours aussi dynamique de l'impôt retenu sur les salaires et traitement». Comprenez les retenues à la source prélevées sur la population active en lien avec le recul du chômage.

Même tendance positive pour l'administration de l'enregistrement, des domaines et de la TVA, qui a engrangé 207 millions supplémentaires (+14,2%), principalement due «par les recettes perçues au titre de la TVA». Autrement dit, à la reprise de la consommation de la population. Notamment avec la réouverture des terrasses. En revanche, l'administration des Douanes et Accises enregistre un recul de ses recettes (+4%) en lien avec la pratique généralisée du télétravail. Et donc d'une baisse du trafic routier qui se traduit par un recul des ventes à la pompe à hauteur de 17 millions d'euros. 

Ce à quoi s'ajoute «l'introduction de la taxe CO2» destinée à faire respecter «les objectifs ambitieux du gouvernement en matière climatique». Sans surprise, le montant des prestations sociales a continué d'augmenter (+11,9%) au cours du premier trimestre 2021 par rapport à la même période en 2020, soit l'équivalent de 57 millions d'euros. Les dépenses de l'administration centrale, elles, enregistrent une hausse de 0,6% alors que le nombre de fonctionnaires a été revu à la hausse. 

Au final, au 31 mars 2021, l'Etat dégageait un solde positif de 56 millions d'euros, selon les données publiées lundi. Un retour au vert que Pierre Gramegna souhaite tempérer en assurant qu'«il est trop tôt pour en tirer une conclusion pour l’année 2021 dans son ensemble», même si ce dernier estime que «la pandémie arrive en bout de course grâce à une politique de vaccination ambitieuse».

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