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Changement dans la gouvernance: Fortuna veut rester la banque à qui parler
Économie 2 min. 02.04.2015 Cet article est archivé

Changement dans la gouvernance: Fortuna veut rester la banque à qui parler

Les nouveaux visages: Jerry Grbic, André Wilwert et son successeur, André Poorters, et Charles Wagener.

Changement dans la gouvernance: Fortuna veut rester la banque à qui parler

Les nouveaux visages: Jerry Grbic, André Wilwert et son successeur, André Poorters, et Charles Wagener.
Source: Fortuna Bank
Économie 2 min. 02.04.2015 Cet article est archivé

Changement dans la gouvernance: Fortuna veut rester la banque à qui parler

La petite banque coopérative Fortuna Bank prépare la relève. Mais veut rester sur sa philosophie qui consiste à personnaliser au maximum le conseil qu'elle apporte à ses clients, presque exclusivement résidents luxembourgeois.

Fondée en 1920 par des proches du LCGB pour permettre à des ouvriers d'avoir accès à des services bancaires, sabordée pendant la Seconde Guerre mondiale et relancée ensuite, la Fortuna Bank prépare son futur: André Poorters est devenu président du conseil d'administration pour succéder à André Wilwert, qui restera président honoraire, et Jerry Grbic a été nommé directeur général adjoint pour se préparer à succéder à Charles Wagener. 

Et si les hommes changent, la banque, dont le capital est détenu à 100% par 449 particuliers, n'a pas l'intention de changer de philosophie: servir des résidents luxembourgeois en étant davantage un partenaire de leur vie qu'un banquier. «Ici», relève le nouveau directeur général adjoint, Jerry Grbic, «les entretiens peuvent durer jusqu'à deux heures. 

Il n'y a pas de masque que l'on applique sur un dossier pour savoir si on va le financer ou pas mais la recherche de solutions personnalisées». Les vingt employés, à qui la direction demande de comprendre, voire de parler le luxembourgeois et la culture luxembourgeoise, connaissent leurs 7.000 clients – dont 96% de résidents luxembourgeois – , leurs vies, leurs ambitions et leurs projets. 

«En 2014, nous avons enregistré 70% de nouveaux crédits hypothécaires de nouveaux clients», raconte M. Grbic. «Signe que nos clients parlent de nous à leurs connaissances ou amis puisque nous ne faisons quasiment pas de publicité.» La banque intéresse régulièrement des banques plus grosses, qui voient outre les 7.000 clients, le bâtiment du boulevard de la Pétrusse et la licence bancaire, mais la Fortuna continue à s'affranchir de tout. 

Un système informatique propre

«Nous avons notre propre logiciel informatique, conforme aux attentes du régulateur. Il nous permettrait même, dans l'absolu, de publier notre bilan chaque jour!» La banque évolue lentement vers l'e-banking, à la fois pour suivre les tendances et pour compenser l'absence d'agences plus proches de ses clients. Un nouveau système de SMS pourrait prochainement voir le jour pour renseigner les clients sur les opérations sur leur compte. 

Mais ce dont la banque est particulièrement satisfaite, c'est le développement de Finadvice. Après s'être concentré sur des portefeuilles allant de 5.000 à 500.000 euros, le gestionnaire de fortune a été confié à Mike Felten, passé par la BCEE puis par la BIL et par Degroof pour s'intéresser à la clientèle luxembourgeoise qui dispose de 500.000 euros à trois millions d'euros. 

«Par rapport à d'autres banques, nous voulons vraiment conseiller les clients dans leur intérêt. Nous sommes plus discrets. Nous avons un savoir-faire et nous sommes luxembourgeois!», insiste encore le nouveau directeur général adjoint.

Thierry Labro


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