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Ces secteurs qui continuent à recruter
Économie 3 min. 11.01.2021

Ces secteurs qui continuent à recruter

La pénurie de personnel infirmier et médical qualifié n'est pas nouvelle, mais elle est davantage mise sous les projecteurs avec la crise sanitaire actuelle.

Ces secteurs qui continuent à recruter

La pénurie de personnel infirmier et médical qualifié n'est pas nouvelle, mais elle est davantage mise sous les projecteurs avec la crise sanitaire actuelle.
Photo: dpa
Économie 3 min. 11.01.2021

Ces secteurs qui continuent à recruter

Si certaines branches d'activité ont été contraintes de restreindre leur activité et d'avoir recours au chômage partiel, voire aux licenciements, d'autres en revanche peinent à trouver du personnel. Tour d'horizon.

(Jmh avec Nadia Di Pillo) - Paradoxe. Alors que le pays enregistre une baisse du rythme général de croissance du marché du travail, certains secteurs continuent à manquer de main-d'oeuvre. Selon les données livrées par Jean Ries, responsable des statistiques et des études de l'Adem, à nos confrères du Luxemburger Wort, les profils spécialisés dans la comptabilité, le développement informatique ou le secrétariat possèdent plus de chance de trouver un emploi. Des secteurs généralement touchés par des inadéquations entre l'offre et la demande.

Parmi les secteurs les plus touchés par ce phénomène figure la construction, dont les annonces peinent à trouver preneur. « Les profils recherchés sont très divers, notamment les maçons, les charpentiers, les techniciens en chauffage et plomberie, les opérateurs de machines, les peintres, les plâtriers et les carreleurs sont désespérément recherchés», indique Sandrine Mesnil, RH officer chez Randstad Luxembourg. 

Même difficulté au sein du secteur logistique et de l'industrie où «les recherches ciblent avant tout les ouvriers de production, les conducteurs de chariots élévateurs, les soudeurs, les électromécaniciens, les chauffeurs et les magasiniers», précise-t-elle. Pour le commerce de détail, «la demande était forte, surtout dans les supermarchés». Du moins, avant l'annonce de la fermeture des rayons non essentiels, ce qui a réduit la demande «de manière drastique» assure la spécialiste de l'intérim.


CHEM, Centre Hospitalier Emile Mayrisch, Foto Lex Kleren
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Sans surprise, le secteur médical se trouve également à la peine. Mis en avant par la pandémie, le manque de personnel est devenu une priorité politique, alors même que les négociations budgétaires avec le Fonds d'assurance maladie pour les années 2021-2022 sont toujours en cours. «Raison pour laquelle nous ne savons pas encore ce qui nous sera accordé», indique Sylvain Vitalie, secrétaire général de la Fédération des hôpitaux luxembourgeois, qui estime toutefois qu'«au moins 160 nouveaux postes seront créés dans les deux ans du seul fait de certaines normes à venir».

Contrairement à la crise de 2008-2009, la Place ne se trouve que peu impactée par les conséquences de la pandémie. En ce début 2021, les embauches se feraient ainsi principalement «au sein des petites et moyennes structures, ainsi que dans les family offices et les fonds d'investissement», note Florence Marquet, directrice d'Experia HR Consulting & Recruitement. Avec des profils bien précis, à savoir des spécialistes de la mise en conformité, de la gestion de risque mais aussi des comptables. Sans oublier les spécialistes en ressources humaines, en cybersécurité ou en intelligence artificielle.


Finanzplatz Luxemburg,Viaduc,,Petrusstal. Foto:Gerry Huberty
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Des demandes classiques compliquées actuellement par le fait que «de nombreux employés hésitent à changer d'emploi en ce moment et recherchent de plus en plus la sécurité», selon Nathalie Delebois, directrice de DO Recruitment Advisors. Et cette dernière d'estimer que «plus une entreprise sera numérique, mieux elle traversera la crise actuelle». Comprenez qu'elle possède d'ores et déjà les profils les plus demandés et donc, en position favorable sur le marché. Pour la spécialiste du recrutement, si la question du salaire reste «l'un des facteurs les plus importants», celui de «l'épanouissement au travail est en train de devenir une priorité», notamment au sein de structures qui possèdent «une vraie culture d'entreprise». 

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