Brexit

La place financière prioritaire pour Barnier

Michel Barnier et Xavier Bettel ont discuté du Brexit ce lundi à l'Hôtel de Bourgogne
Michel Barnier et Xavier Bettel ont discuté du Brexit ce lundi à l'Hôtel de Bourgogne
Guy Jallay

(pso) - Le négociateur en chef du Brexit pour la Commission européenne Michel Barnier se dit “en plein travail” et ne s'exprimera “pas avant la fin” des consultations des Etats membres. En visite ce lundi au Luxembourg, l'ancien commissaire en charge du Marché intérieur et des Services financiers a compté ses mots à l'attention de la presse.

Il n'en reste pas moins qu'il a placé le Grand-Duché parmi les premiers pays consultés “parce que le Luxembourg est intéressé à cette négociation pour beaucoup de raisons et notamment, mais pas seulement, sa place financière”, a-t-il témoigné à son arrivée au bureau du Premier ministre Xavier Bettel.

"Position névralgique du Luxembourg"

M. Barnier a également souligné la “position névralgique” du Luxembourg, membre fondateur de l'UE, mais aussi, souvent, sur le trajet des représentants de la Commission européenne entre Bruxelles et Strasbourg où le Français rencontrera demain “des députés européens clés qui ont une responsabilité” avant de se rendre en Croatie.

Concurrent de Jean-Claude Juncker à l'élection à la présidence de la Commission européenne pour le parti conservateur, le PPE (Parti populaire européen), Michel Barnier a été nommé fin juillet par le Luxembourgeois finalement élu, pour mener au nom de l'exécutif européen les négociations de la sortie du Royaume-Uni, décidée par référendum le 23 juin. Selon les sources officielles, les négociations en tant que telles ne commenceront que quand le gouvernement britannique aura activé l'article 50 du Traité sur l'Union européenne. Les conditions de l'accès de la Grande-Bretagne au marché unique et la liberté de circulation des ressortissants européens constituent les principaux enjeux des discussions.

Dans un tweet consécutif à sa réunion avec M. Barnier, Xavier Bettel a fait savoir que le Royaume-Uni ne devrait pouvoir choisir ses libertés de circulation (biens, services, capitaux ou personnes) à la carte.