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A la rescousse des chauffeurs de taxi
Économie 2 min. 19.05.2021

A la rescousse des chauffeurs de taxi

La Fédération des taxis craint de ne pas retrouver son rythme commercial de sitôt, même avec l'assouplissement des mesures sanitaires.

A la rescousse des chauffeurs de taxi

La Fédération des taxis craint de ne pas retrouver son rythme commercial de sitôt, même avec l'assouplissement des mesures sanitaires.
Photo : DR
Économie 2 min. 19.05.2021

A la rescousse des chauffeurs de taxi

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Un plan de maintien dans l'emploi sectoriel vient d'être finalisé pour cette profession dont l'activité est au point mort depuis des mois. L'accord concerne plus de 600 salariés travaillant à leur compte ou pour une société de transports.

Voilà un accord qui n'aura pas été dur à négocier, reconnaît Paul Glouchitski secrétaire syndical LCGB. «Il y avait un intérêt commun à trouver une solution transitoire : préserver l'existence des salariés d'un côté, pérenniser la continuité des entreprises de taxis de l'autre». Mais le plan de maintien dans l'emploi sectoriel qui vient d'être conclu tombe à pic pour plus d'une trentaine de sociétés ou d'indépendants spécialisés dans le transport de personnes. «Cela devenait très délicat de fonctionner alors qu'il y a encore trop peu de tourisme d'affaires, voyageurs à prendre en charge au Findel, événements et noctambules à prendre en charge».


Wirtschaft, Lokales, Illustration, Findel, Taxi, Taxis, Abholdienst  Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
L'activité des taxis proche du néant
Pour les chauffeurs, évidemment, le télétravail n'est pas une option. Depuis un mois déjà, le ralentissement se fait sentir alors que les quelques courses restantes se concentrent autour du domaine de la santé.

Certes, la reprise de l'activité pointe grâce à l'assouplissement des règles sanitaires. Avec un couvre-feu désormais repoussé à minuit, des événements culturels qui ne vont plus tarder à reprendre, le secteur de la restauration qui s'ouvre un peu plus (et jusqu'à 22h) ou encore les allers et venues de businessmen, les taxis devraient être bien plus sollicités que depuis que le covid circule dans le pays. Mais, de l'avis même du président de la Fédération des taxis luxembourgeois, «déjà certains ont arrêté, et les autres sont sur la ligne rouge».

Freiner la réforme aussi

Pour Paul José Leitao, l'accord autour du plan de maintien dans l'emploi est donc «une belle avancée pour assurer qu'une grande partie du secteur ne sombre pas». D'ici la fin de l'année, interdiction sera faite aux sociétés de procéder à des licenciements économiques, mais il a également été convenu entre partenaires de permettre le recours au temps partiel (sur base de volontariat), l'octroi de pause-carrière (congé sans solde) volontaire, le bénéfice du chômage partiel, d'éventuels prêts temporaires de main-d’œuvre (là encore si accord des deux parties) ou l'encouragement à la formation des salariés.


L'activité bus prudente à l'amorce d'une possible reprise
LCGB, OGBL et représentants des 32 entreprises privées d'autocars et autobus du pays viennent de signer un Plan de maintien dans l'emploi.

Pour le représentant de la Fédération, il reste toutefois un aspect à prendre en compte : «l'état financier de nos entreprises». En effet, depuis la réforme de 2016, le secteur a considérablement évolué, de nouveaux acteurs se sont professionnalisés et le parc de voitures en circulation s'est modernisé et étendu. «Mais avec la crise que l'on vient de subir, il va nous falloir du temps pour nous remettre. Les banques doivent revoir l'étalement de nos remboursements par exemple».

Tout comme Paul José Leitao invite le ministre de la Mobilité à ne pas précipiter la réforme envisagée. «Si François Bausch libéralise encore plus le secteur maintenant, comme il a dit l'envisager, on court à la catastrophe». La profession et le vice-Premier ministre écologiste devraient se retrouver d'ici l'été pour en discuter.

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