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90,4 millions d'euros versés aux petites entreprises
Économie 3 min. 08.07.2020

90,4 millions d'euros versés aux petites entreprises

Nombreux ont été les commerçants individuels à solliciter les aides proposées.

90,4 millions d'euros versés aux petites entreprises

Nombreux ont été les commerçants individuels à solliciter les aides proposées.
Photo : Shutterstock
Économie 3 min. 08.07.2020

90,4 millions d'euros versés aux petites entreprises

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
... ainsi qu'aux indépendants, rien qu'en aides non remboursables! Et le ministère des Classes moyennes rappelle qu'il est encore possible de solliciter certaines aides, à condition de déposer sa demande avant le 15 juillet.

Mercredi 15 juillet, il sera trop tard. Finie l’aide de 5.000 euros pour les micro-entreprises. Finie aussi l'enveloppe de 12.500€ pour les entreprises de 10 à 20 salariés. Disparu le coup de pouce accordé aux travailleurs indépendants (3.000, 3.500 ou 4.000€). Ces dispositifs n'avaient qu'une durée de vie éphémère et approchent ainsi de leur terme. Autant dire qu'il est plus qu'urgent pour certains de remplir le formulaire adéquat sur guichet.lu.

Sans compter qu'avec ces aides non remboursables, le gouvernement a également mis en place d'autres mesures pouvant permettre à certaines PME de sortir la tête de l'eau. Ainsi, l'avance remboursable d'un plafond maximal de 500.000 euros (destinée à remédier aux difficultés financières temporaires liées au covid-19) est-elle toujours d'actualité. «Environ 890 demandes ont reçu un avis positif et près de 59,2 millions d'euros ont déjà été versés pour cette initiative lancée en avril», indiquent les services du ministre Lex Delles (DP) à la Direction générale des classes moyennes. 

Dans le panel de soutiens mis en place, sans que l'Etat ne demande remboursement, la mesure la plus sollicitée a été l'aide pour les micro-entreprises dont le chiffre d'affaires a été réduit du fait de la crise. Sur les 90,4 millions d'euros accordés, 33,9 millions ont été orientés vers cette ligne.

Loin de vouloir commenter les montants versés, le président de la Chambre des métiers rappelle combien aussi le recours possible au chômage partiel structurel a constitué une bouée de sauvetage pour de nombreux artisans. Tout comme Tom Wirion regrette que le déploiement des aides pour les TPE, PME et indépendants n'ait lieu «qu'au coup par coup», et avec des restrictions et des distinguos «préjudiciables à de nombreuses structures». Citant le cas exemplaire de ce menuisier œuvrant habituellement sur les chantiers de construction, fermés donc pendant l'épidémie, et qui s'est vu refuser toute aide sous prétexte qu'il aurait pu travailler dans son atelier. «Travailler oui, mais pour qui?» Idem pour certains garagistes...

Ces avances sont une montagne que l'on trimbale devant soi

Tom Wirion, Président de la Chambre des Métiers

Maintenant, Tom Wirion mise beaucoup sur les deux projets de loi dits de relance. Le premier impactera le commerce de détail notamment (coiffure, boulangerie, artisans avec pignon sur rue, nettoyage à sec). Il s'agira de bénéficier, trois mois durant, d'une aide directe et dégressive pour tout salarié remis au travail. Avec 1.250€ accordés dans un premier temps. Le second, inclus dans le Fonds de relance et de solidarité, permettra lui aussi d'accompagner les petites structures de l’événementiel, Horeca ou tourisme qui retrouvent, petit à petit de l'activité. «On parle cette fois aussi bien des imprimeurs, des ateliers graphiques, des traiteurs ou des techniciens.»

Désormais, pour la Chambre des Métiers, le curseur des craintes est à déplacer à l'automne. La saison où il faudra bien que chacun rembourse les aides accordées, verse les cotisations sociales ou TVA sans oublier de reprendre ses remboursements de crédits auprès des banques. «Les moratoires ont porté sur 3,5 milliards d'euros, chapeau aux banques qui ont joué le jeu. Mais la facture reste sur la table... »

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