Changer d'édition

2019 marque la fin d'un cycle pour la Place
Économie 2 min. 26.06.2020

2019 marque la fin d'un cycle pour la Place

Bien que conservant un nombre de salariés stable, les banques de la Place enregistrent un résultat net global en baisse en lien avec les hausses des dépenses.

2019 marque la fin d'un cycle pour la Place

Bien que conservant un nombre de salariés stable, les banques de la Place enregistrent un résultat net global en baisse en lien avec les hausses des dépenses.
Photo: Gerry Huberty
Économie 2 min. 26.06.2020

2019 marque la fin d'un cycle pour la Place

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
A l'heure des bilans annuels, le «Luxemburger Wort» s'est prêté au jeu de la compilation de données des acteurs du secteur bancaire. Un classement des banques qui démontre les transformations en cours au sein du principal pilier de l'économie luxembourgeoise, avant même l'impact du covid-19.

La fin d'un cycle s'amorce sur la Place. Dix ans après la crise financière de 2008-2009, les banques évoluent dans un environnement marqué par de nouvelles exigences. Que ces dernières émanent de leurs clients, des autorités de surveillance ou de la concurrence accrue des fintechs. Autant d'éléments qui pèsent sur leur bilan, alors même que le covid-19 et ses conséquences n'apparaissaient pas encore sur les radars. 


Wi , 100 Jahre Banque Generale , BGL-BNP-Paribas , Siege Kirchberg Foto: Guy Jallay/Luxemburger Wort
L'activité des banques de la Place en un clin d’œil
Quels sont les établissements bancaires qui affichent les meilleurs résultats ? Quelles sont les banques qui continuent de recruter et celles qui réduisent leurs effectifs ? Autant de questions auxquelles répond le classement des banques 2019 du «Luxemburger Wort».

L'illustration la plus claire de cette réalité s'observe dans l'évolution du résultat net des banques, en recul de près de 20% par rapport au niveau enregistré en 2009. Un phénomène en lien direct avec la hausse des dépenses réalisées pour répondre aux nouvelles normes décidées au niveau international, à la nécessité d'adapter des systèmes informatiques complexes aux nouveaux besoins de la clientèle ou aux réorganisations mises en place au sein du secteur. Au cours de la décennie écoulée, la hausse du niveau de dépenses des banques atteint 43%, selon les données fournies par KPMG.

Cette tendance générale ne doit cependant pas cacher un autre aspect, celui de la croissance du volume des actifs sous gestion sur la Place qui bénéficie à la fois de l'évolution positive des marchés boursiers en 2019 mais aussi et surtout du développement du Luxembourg comme site d'implantation de fonds d'investissement.

Deux éléments qui n'impactent que modérément le nombre de salariés actifs au sein des 127 établissements recensés sur la Place. Leur nombre poursuit son mouvement de recul, bien loin des 199 banques enregistrées en 2000, celui du nombre de personnels reste globalement stable. Une stabilité que soulignait début 2020 l'Aleba, principal syndicat du secteur financier, en indiquant qu'« aucun plan social n'était en cours de négociation».

Un constat dressé avant le confinement et l'arrêt d'une partie de l'activité économique pendant plusieurs semaines. Si, pour l'heure, aucun changement significatif n'est encore visible, les conséquences devraient se faire sentir dans les prochaines semaines. Idem en ce qui concerne la généralisation de nouveaux modes d'organisation liés notamment au développement du télétravail ou bien encore la nécessité d'améliorer leur réactivité, que ce soit face à de nouveaux comportements des consommateurs ou à une crise.

Un changement appelé de ses vœux par Pierre Gramegna (DP), ministre des Finances, qui juge que les banques représentent «une partie de la solution  contrairement à 2008 où elles faisaient partie du problème».

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Les finances publiques, autres victimes du virus
Sur les trois premiers mois de l'année, les recettes engrangées par l'Etat sont en recul (-8,4%) alors que les dépenses ont fait un bond de 28,5%, selon les données publiées lundi par le ministère des Finances. En cause, les mesures d'aide mises en place par le gouvernement pour répondre à la crise sanitaire.
Ministere des Finances - Foto: Pierre Matgé/Luxemburger Wort
Le Luxembourg met «5% de son PIB» sur la table
Le pacte de redémarrage, annoncé mercredi par le Premier ministre, a été détaillé par le ministre des Finances. Un plan supplémentaire de «700 à 800 millions d'euros» voué à permettre que tout le monde «joue le jeu des liquidités».
Politik, Sommerinterview Pierre Gramegna, Minister der Finanzen, Foto: Guy Wolff/Luxemburger Wort
L'activité des banques de la Place en un clin d’œil
Quels sont les établissements bancaires qui affichent les meilleurs résultats ? Quelles sont les banques qui continuent de recruter et celles qui réduisent leurs effectifs ? Autant de questions auxquelles répond le classement des banques 2019 du «Luxemburger Wort».
Wi , 100 Jahre Banque Generale , BGL-BNP-Paribas , Siege Kirchberg Foto: Guy Jallay/Luxemburger Wort