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Un tour du monde des sons alternatifs
Culture 28 3 min. 01.05.2022
Out Of The Crowd Festival

Un tour du monde des sons alternatifs

L'été des festivals est lancé dès le printemps avec le Out Of The Crowd Festival à la Kufa.
Out Of The Crowd Festival

Un tour du monde des sons alternatifs

L'été des festivals est lancé dès le printemps avec le Out Of The Crowd Festival à la Kufa.
Photo: Oli Kerschen
Culture 28 3 min. 01.05.2022
Out Of The Crowd Festival

Un tour du monde des sons alternatifs

Christophe NADIN
Christophe NADIN
Programmation pointue et succès populaire pour la 18e édition du Out Of The Crowd Festival samedi à la KuFa. Ambiances et meilleures photos.

On prête parfois au public de la région une certaine frilosité à vouloir défricher de nouveaux horizons. Un procès d’intention balayé par la défense ce samedi. Le laboratoire d’idées conduit par l’Asbl The Schalltot Collective et la KuFa a séduit. Et les quelques rayons de soleil venus darder les visages dans la cour de cet écrin ont fait le reste.

Le public a été au rendez-vous de cette 18e édition du festival.
Le public a été au rendez-vous de cette 18e édition du festival.
Photo: Oli Kerschen

La 18e édition du „Out of The Crowd Festival“ a connu un franc succès. «La fréquentation est plus importante que ces dernières années. On avait dû se contenter d’une version plus minimaliste en 2021. Aujourd’hui, on voit du monde revenir et des sourires un peu partout. Pour certains, c’est le premier festival depuis deux ans» se réjouissait le programmateur de la KuFa Marc Scheer.    

De l'audace

Ce rendez-vous printanier est un peu la synthèse de l’audace dont font preuve au quotidien Les Rotondes, De Gudde Wëllen et bien sûr la salle du centre culturel eschois. Une sorte de brainstorming des musiques souterraines et de tour du monde des sons alternatifs.

Onze groupes, neuf nationalités et le spectre des musiques amplifiées exploré avec le côté le plus pointu du stylo. Celui qui n’a pas trouvé son bonheur est un indécrottable rebelle.

La scène locale a brillé avec The Cookie Jar Complot et First Mote. Le duo formé par Jamie Reinert à la guitare et Christophe Demart à la batterie a ouvert le festival dans la plus petite salle. A même le sol, au cœur même du public comme pour mieux partager ces influences multiples. On y retrouve du jazz, du post rock et une dose d’improvisation qui lancent parfaitement l’après-midi.


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La foule a déjà investi les lieux. Les exaltées espagnoles de Melenas balancent leurs petites sucreries avec quelques boucles psychédéliques qui convoquent des souvenirs des années 80. Les Britanniques de Penelope Isles referment leur tournée avec un set mélodique et de subtils arrangements qui subliment la voix délicate de Jack Wolter.

Le premier moment fort de la soirée est offert par Jonathan Bree. Le Néo-Zélandais sans visage emmène son public dans le cosmos avec des sons électroniques tantôt sombres, tantôt égayés par les voix des deux Colombines qui l’accompagnent. Une prestation barrée qui emprunte des chemins de traverse dont on ne sortira plus.

La claque Bodega

Certainement pas avec Honey For Petzi. Les Suisses reviennent sur les lieux du crime 18 ans plus tard. Avec un nouvel album mais le même grain de folie. Un rock saccadé livré sans compromis. Le trio lausannois, devenu quatuor sur scène, braconne parfois sur les terres de At The Drive-In. Du miel pour nos oreilles.


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Et des décibels un peu plus tard lorsque Nothing investit la grande scène. La voix douce de Domenic Palermo contraste avec un mur de guitare que n’ont pas renié les amateurs de shoegaze.

Nouveau temps fort de la soirée, la prestation d’un autre combo américain, Bodega. Les New-Yorkais sont en train de se tailler une solide réputation et la petite salle convenait finalement bien à l’énergie transmise par Ben Hozie et ses acolytes. Le leader a plus d’une corde à son arc. Quand il ne chante pas, il réalise des films. Et quand il se retrouve derrière un micro, il se livre à une sorte de soliloque. On aurait dit une prise de bec entre Talking Heads et les Beastie Boys époque «Sabotage».


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Il faudra garder à l’esprit ce nom et le souligner sur cette affiche comme on a pu le faire avec The Murder Capital en 2019.

Il restait à donner une touche plus électronique à la soirée avec les Canadiens de Holy Fuck et de pimenter le tout par les rythmes africains de Mdou Moctar.

L’été des festivals est lancé dès le printemps. Et la barre est déjà très haute.

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