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«Un album, c’est comme un instantané»
Culture 2 4 min. 28.03.2022
Whispering Sons en concert à la Kulturfabrik

«Un album, c’est comme un instantané»

Sans le groupe je ne sais pas ce que je serais devenue.
Whispering Sons en concert à la Kulturfabrik

«Un album, c’est comme un instantané»

Sans le groupe je ne sais pas ce que je serais devenue.
Photo: Lucinde Wahlen
Culture 2 4 min. 28.03.2022
Whispering Sons en concert à la Kulturfabrik

«Un album, c’est comme un instantané»

Christophe NADIN
Christophe NADIN
Fenne Kuppens, la chanteuse du groupe belge Whispering Sons, évoque le second album du groupe et sa venue au Luxembourg ce vendredi 1er avril.

Véritable sensation de la scène flamande, Whispering Sons trace sa route avec son second album «Several Others». Emmené par la chanteuse Fenne Kuppens et sa voix sortie d’outre-tombe, le combo limbourgeois renverse tout sur son passage et capte l’attention des fans des années 80.


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Fenne, on vous attend impatiemment à la KuFa le 1er avril, mais ça ne sera pas une première pour vous au Luxembourg?

Non, on a déjà joué au Gudde Wëllen. Je ne garde que de bons souvenirs de cet endroit cosy en ville. C’est avec plaisir que l’on revient au Grand-Duché.

On semble jouir d’un moment de répit dans cette longue période de pandémie. Comment l’avez-vous traversée?

C’est incroyable de se dire que ça fait deux ans qu’on traîne ça. La première année a été consacrée à l’écriture et à l’enregistrement de notre second album «Several Others» qui est sorti en juin 2021. Puis il y a eu des hauts, des bas. Le monde était comme à l’arrêt. Et nous, on a réussi à être assez créatifs durant tout ce temps.

Ça doit être frustrant d’avoir un album prêt mais de devoir sans cesse reporter sa sortie, non?

On a attendu longtemps avant de le sortir car on voulait avoir la certitude de pouvoir jouer rapidement des morceaux en public. On l’a fait pendant quelques mois. C’était si bon avant que ça s’arrête. Mais ça y est, ça recommence!

Durant cette longue période d’attente, n’a-t-on pas la tentation de changer encore quelque chose toutes les semaines?

C’est mixé, c’est masterisé et pressé dans un vinyle, donc on ne peut plus rien faire. Et ce n’est pas plus mal car un album est comme un instantané. C’est figé à un moment précis où l’on s’est montré inspirés.

Quand on sort un second album, repart-on de zéro dans sa construction ou tient-on compte de ce qu’on a déjà produit?

Une fois notre premier album («Image») sorti, on a été très critique envers nous-mêmes donc on a rapidement su vers quoi aller et ce qu’il ne fallait plus faire. On maîtrisait mieux notre sujet. Ce fut donc plus facile d’avoir un point de départ. L’approche a été différente du premier. Là on a amené les morceaux de la scène au studio alors qu’on a fait l’inverse pour le second.

«Tilt», votre dernier single, ne figure pas sur l’album. Pourquoi?

On l’a enregistré en même temps que l’album, mais c’est une chanson vraiment à part. Elle est beaucoup plus minimaliste, dépouillée. Ça ne cadrait pas avec l’album donc a décidé d’en faire un single à part. Ce titre, c’est toujours nous, mais c’est différent.

Les vidéo 360 ne sont pas supportées. Voir la vidéo 360 dans l'app Youtube.

Pensez-vous à vos prestations en public lorsque vous écrivez une chanson?

Oui, j’essaie d’imaginer ce que ça donnerait en concert. Ça m’aide dans ma démarche car l’énergie que l’on dégage sur scène est tellement importante pour nous.

Où écrivez-vous vos chansons?

Dans ma chambre. Jamais en tournée. J’ai besoin d’avoir du confort.

Whispering Sons est considéré comme un groupe de scène phénoménal. N’est-ce pas réducteur?

On ne pense pas à ça. Jouer sur scène est la raison pour laquelle nous faisons de la musique. C’est plutôt gratifiant d’entendre que nous sommes considérés comme un bon groupe de scène. On n’aime pas trop passer du temps en studio.

Votre son est familier pour les quadragénaires, voire les quinquagénaires. Ça vous fait quelle impression, vous qui approchez des 30 ans?

Bien sûr que l’on puise notre inspiration dans les années 80, dans le post punk et dans la new wave. Ce n’est pas un secret. C’est plutôt gratifiant d’avoir un public cible qui nous est très fidèle. Mais nous ne voulons pas nous limiter à des gens qui vivent à travers les années 80. On veut attirer des jeunes aussi si possible. On est là pour tout le monde.

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Vous allez partager l’affiche avec Nick Cave cet été à Werchter. On imagine votre impatience…

Absolument. C’est un rêve qui devient réalité. Sa façon d’écrire, ses prestations scéniques sont intrigantes et intéressantes. C’est incroyable de pouvoir partager la scène avec lui.

Vous vivez désormais de la musique. Vous imaginez-vous faire quelque chose d’autre après?

Absolument pas. Ça m’effraie toujours lorsque je m’interroge sur ce que j’aurais fait si je n’avais pas fait de la musique. Sans le groupe je ne sais pas ce que je serais devenue.

Votre voix est surprenante. Dites-nous quel type d’adolescente étiez-vous?

J’étais timide. Solitaire. J’étais contente de pouvoir faire des études pour m’évader dans une plus grande ville car où j’ai grandi (Zolder), il n’y avait pas grand-chose.

La musique belge est un terroir de pépites. L’un ou l’autre tuyau à conseiller?

Teen Creeps, un groupe avec qui on a déjà partagé l’affiche. J’aime beaucoup aussi Gone Icon.

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