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«The Red Suitcase» de Cyrus Neshvad pré-nominé aux Oscars
Culture 3 min. 07.10.2022
Après Icare

«The Red Suitcase» de Cyrus Neshvad pré-nominé aux Oscars

Le court métrage a également été nominé pour le 35e Prix du cinéma européen, avec 28 autres films sélectionnés.
Après Icare

«The Red Suitcase» de Cyrus Neshvad pré-nominé aux Oscars

Le court métrage a également été nominé pour le 35e Prix du cinéma européen, avec 28 autres films sélectionnés.
Photo: Capture d'écran/DR/Cyrus Neshvad
Culture 3 min. 07.10.2022
Après Icare

«The Red Suitcase» de Cyrus Neshvad pré-nominé aux Oscars

Megane KAMBALA
Megane KAMBALA
Récompensé comme meilleur court métrage au dernier Tirana International Film Festival, le travail du cinéaste irano-luxembourgeois Cyrus Neshvad a conquis l’Amérique pour la 95e édition des Oscars.

«Nécessaire». C’est ainsi que le jury du Tirana International Film Festival a qualifié «The Red Suitcase» («La valise rouge» en français) de Cyrus Neshvad. Et pour cause, le pitch du court métrage est tout à fait à propos au vu des dernières actualités en Iran: une adolescente iranienne de 16 ans, voilée, a peur de prendre sa valise rouge sur le tapis roulant de l'aéroport de Luxembourg et de franchir les portes de sortie. Son angoisse grandit à chaque seconde face à ce qui l'attend au-delà de la porte d'embarquement...


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Une intrigue qui concourra donc parmi les 90 courts métrages présélectionnés pour la 95e édition des Oscars. Tourné exclusivement au Luxembourg, le film tire ses impulsions d'écriture des racines persanes du réalisateur, qui a fui l'Iran avec ses parents à l'âge de cinq ans pour s'installer au Luxembourg.

«Il y a un véritable lien entre ce qui est abordé dans mon film et ce qui se passe actuellement en Iran. Et ce n’est pas un hasard.» Resté en contact avec une partie de sa famille vivant toujours en Iran depuis son propre exode, il assure «que ce qui se passe actuellement et qui est mis en lumière depuis quelque temps a toujours été latent. Ma famille me racontait des choses horribles bien avant toute cette médiatisation, c'est pourquoi je me suis saisi du sujet».

Il y a un véritable lien entre ce qui est abordé dans mon film et ce qui se passe actuellement en Iran. Et ce n’est pas un hasard.

Cyrus Neshvad

Une thématique chère au cœur du cinéaste qui a déclaré que ses pensées allaient «aux femmes iraniennes qui se battent pour leurs droits», espérant que «ce court métrage pourra contribuer à faire évoluer la situation». «L'objectif de ce film est d'abolir l'oppression des femmes dans le monde entier».

Et si 18 minutes peuvent sembler courtes pour couvrir la thématique, Cyrus Neshvad assure qu'il n'y a pas de différences entre un court et un long métrage. «C'est la même problématique, un personnage principal, un méchant, et de quelle façon le supplanter avant le dénouement. Mais il est vrai, si le problème doit survenir au bout d'une demi-heure dans un long métrage, pour un court, c'est plutôt trois minutes et demie, ça pardonne moins si c'est mal amené...»

Des courts métrages souvent remarqués

Cyrus Neshvad n’en est pas à sa première réalisation. Formé dans des écoles de cinéma à Montpellier et à Paris, son premier travail «Charlie» a été produit par Tarantula en 2001, et le second, «Soheila», par Samsa Film en 2003.


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Le cinéaste a depuis fondé sa propre société de production Cynefilms, avec laquelle il a notamment produit les films «A l'abri», «Numéro 1765» et «L'Orchidée». Son court métrage «Fils» sorti en 2016 a d’ailleurs été sélectionné dans 136 festivals du monde entier. Ce qui lui a valu de rafler 38 prix au total, dont le «Lëtzebuerger Filmpräis» du meilleur court métrage en 2018. Une récompense doublement acquise grâce à «Portraitiste» en 2021.

Actuellement, il prépare son premier long métrage, «Le Refuge», dont le tournage débutera normalement mars 2023. En lumière cette fois, l'histoire d’une famille avec un enfant en attente d’un don d’organe, poussée à se tourner vers le marché noir des pays de l'Est pour avoir une chance de le voir grandir.

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