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Succession au Mudam: le rôle de Deloitte en question
Culture 2 min. 30.05.2017 Cet article est archivé
A la Chambre des députés

Succession au Mudam: le rôle de Deloitte en question

Un appel à candidature pour la succession d'Enrico Lunghi a été lancé le 6 mai 2017.
A la Chambre des députés

Succession au Mudam: le rôle de Deloitte en question

Un appel à candidature pour la succession d'Enrico Lunghi a été lancé le 6 mai 2017.
Photo: Lex Kleren
Culture 2 min. 30.05.2017 Cet article est archivé
A la Chambre des députés

Succession au Mudam: le rôle de Deloitte en question

Marie-Laure ROLLAND
Marie-Laure ROLLAND
La question de la procédure de recrutement d'une personne pour succéder à Enrico Lunghi à la tête du Mudam était lundi 29 mai à l'ordre du jour de la Commission de la Culture de la Chambre des députés.

MLR - La question de la procédure de recrutement d'une personne pour succéder à Enrico Lunghi à la tête du Mudam était lundi 29 mai à l'ordre du jour de la commission de la Culture de la Chambre des députés.

Le député Marc Baum (déi Lénk) souhaitait avoir des explications concernant l'intervention de l'un des grands cabinets d'audit et de conseil de la place dans la procédure de recrutement.

D'après lui, cela pose «de nombreuses questions quant à l'organisation, la mission publique et le (dés)engagement de l'Etat» pour un musée financé à 80% par les deniers publics.

Intérêt général ou privé?

Il faut savoir que l'adresse mentionnée dans l'appel à candidature le 6 mai dernier n'était pas anonyme. Les candidats devaient envoyer jusqu'au vendredi 26 mai leur dossier à Adriano Picinati di Torcello, directeur en charge du département «Art & Finance» de la branche conseil de Deloitte.

Celui-ci s'affiche ouvertement comme la personne qui a joué un rôle clé dans la décision du gouvernement de créer le Freeport. D'après Marc Baum, «si le Mudam devient le hall d'exposition du Freeport afin de faire monter la valeur de ce qui y est stocké, on est loin de l'intérêt général».

Préserver la confidentialité

Le secrétaire d’Etat Guy Arendt a précisé que la décision de solliciter Deloitte revenait au conseil d’administration du Mudam.

Le consultant a eu pour seule et unique mission la «réception» des candidatures afin de garantir leur confidentialité. «Au-delà de cette mission, Deloitte n’est pas impliqué dans le processus de recrutement. C’est donc au seul comité de sélection, au sein duquel le ministre de la Culture est représenté, de poursuivre le processus de recrutement», dit-il.

La réunion a donné l'occasion de discuter du statut de Fondation de droit privé qui coiffe le musée, et non d'Etablissement public. Répondant à l'interpellation de Marc Baum, Guy Arendt a indiqué qu’il n’est actuellement pas prévu de revoir ce statut remontant à la loi du 28 avril 1998.

Pas d'information sur le nombre de candidats

Par ailleurs, nous avons sollicité le service de presse du Mudam pour savoir combien de dossiers avait été soumis à l'issue de la procédure d'appel à candidature pour le poste de directeur du Mudam.

Lancée le 6 mai dernier, cette procédure s'est clôturée le 26 mai.  Il nous a été rappelé l'information transmise par le conseil d'administration du Mudam dans un communiqué de presse du 24 avril 2017: " Ni le comité de sélection, ni le Conseil d'administration ne communiqueront jusqu'à l'annonce de la nomination du nouveau directeur/directrice du Mudam dont la date d'entrée n'est pas fixée à ce jour".


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Itv Enrico Lunghi (10e anniv Mudam), Foto Lex Kleren