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Pourquoi Facebook doit accélérer dans la lutte contre les fausses informations
Culture 2 min. 18.02.2017 Cet article est archivé
Réseaux sociaux

Pourquoi Facebook doit accélérer dans la lutte contre les fausses informations

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Pourquoi Facebook doit accélérer dans la lutte contre les fausses informations

Image d'illustration: Shutterstock
Culture 2 min. 18.02.2017 Cet article est archivé
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Pourquoi Facebook doit accélérer dans la lutte contre les fausses informations

Anne FOURNEY
Anne FOURNEY
Les fausses informations circulent aisément et très vite sur les réseaux sociaux, semant la confusion parmi la population. Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a décidé de réagir.

Alors que le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, publie un manifeste pour expliquer l'engagement de son entreprise dans le filtrage des fausses informations et des canulars sans pour autant limiter la liberté d'expression, les résultats d'une nouvelle enquête du cabinet d'études de marché Parks & Associates suggèrent qu'il doit transformer ce manifeste en actes aussi vite que possible.

Selon cette enquête intitulée "360 View: Digital Media & Connected Consumers", 29% des foyers connectés américains suivent en majorité les informations à partir des plates-formes de réseaux sociaux.

Glenn Hower, analyste senior chez Parks Associates, explique que "les jeunes consommateurs, dont beaucoup sont passionnés par les problèmes sociaux, peuvent dénicher et propager des informations comme une traînée de poudre avec les réseaux sociaux. Cela devient un vrai problème lorsque les articles imprécis ou non vérifiés se glissent dans les algorithmes".

Lundi, Eddie Cue, vice-président d'Apple responsable des services et logiciels Internet, déclarait lui aussi que les "fake news" (fausses informations) constituaient un problème croissant et que la communauté des entreprises de nouvelles technologies avait comme responsabilité de limiter leur propagation.

Jeudi, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a expliqué que s'attaquer à la diffusion de ces fausses informations était fondamental afin de s'assurer que Facebook demeure une "communauté bien informée".

"Nous savons qu'il y a de la désinformation et même d'authentiques mensonges publiés sur Facebook, et nous prenons ce problème très au sérieux", écrit-il dans un message publié sur son site.

Mais il est aussi conscient des risques touchant à la liberté d'expression : "Notre approche sera moins focalisée sur l'interdiction de la désinformation que sur l'émergence de points de vue et d'informations supplémentaires, notamment dans le domaine du fact-checking [vérification des faits, NDLR], qui permet de contrôler la véracité d'une publication."

Toutefois, ils reconnaissent tous que des médias traditionnels forts doivent être un élément crucial de toute solution à long terme.

"Des journalistes bien formés sont nécessaires pour diffuser des informations précises, mais les consommateurs sont de plus en plus résistants à l'idée de devoir payer pour leurs informations", ajoute Glenn Hower.

Quant à Mark Zuckerberg, il explique que "permettre aux gens de s'exprimer ne suffit pas si personne ne se consacre à découvrir de nouvelles informations et à les analyser. Nous devons en faire davantage pour soutenir le secteur médiatique, afin de nous assurer que cette fonction sociale vitale puisse se développer".

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