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De Luxembourg à la scène du Lollapalooza
Culture 4 min. 29.07.2021
Pop-rock

De Luxembourg à la scène du Lollapalooza

A son prochain retour au Luxembourg, Sergio compte collaborer avec Edsun.
Pop-rock

De Luxembourg à la scène du Lollapalooza

A son prochain retour au Luxembourg, Sergio compte collaborer avec Edsun.
Culture 4 min. 29.07.2021
Pop-rock

De Luxembourg à la scène du Lollapalooza

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Le batteur Sérgio Manique Jr. et ses fûts ont rendez-vous à Chicago ce jeudi. Les milliers de spectateurs du festival Lollapalooza seront alors face à celui qui a passé une partie de sa jeunesse au Grand-Duché.

(pj avec Michael JUCHMES) Miley Cyrus, Post Malone, Megan Thee Stallion et Foo Fighters. Voilà quelques-unes des têtes d'affiche du festival Lollapalooza qui débute ce 29 juillet. Mais, vendredi, sur la scène plantée au cœur de l'Illinois et de milliers de spectateurs, il y aura aussi Sérgio Manique Jr. Le batteur assurera la première partie du chanteur Tristan Simone. Qu'elle semble loin cette année 1996 où le jeune homme arrivait au Luxembourg avec sa famille...

Né au Portugal, c'est en effet à Steinfort puis à Luxembourg que Sérgio Manique Jr (23 ans) a grandi. Mais depuis quelques années, c'est aux Etats-Unis et à Los Angeles que le musicien a pris ses quartiers. Pour le Luxemburger Wort, il revient sur cette vie bien rythmée.

Félicitations, vous vous produisez à l'un des festivals les plus connus du monde pop-rock. Etes-vous excité? 

Sérgio Manique Jr : «Oui, c'est une opportunité unique et une bénédiction en même temps. Je suis impatient de pouvoir utiliser toutes les compétences que j'ai acquises en tant que musicien et de les mettre en œuvre sur cette scène. Une scène que je vais finalement partager avec certaines de mes plus grandes inspirations et certains de mes modèles. 

J'ai déjà eu l'occasion de jouer devant de grandes audiences. Notamment en 2017, à l'occasion d'une tournée avec Anselmo Ralph, un artiste pop portugais exceptionnel. Nous avons joué à l'un des plus grands festivals d'Angola cet été-là (le United Festival da Música) devant 30.000 personnes.

Cette performance avec Tristan Simone au Lollapalooza fait en fait partie de votre cursus universitaire. Qu'est-ce que ça veut dire ?

«Le Berklee Popular Music Institute, dont je suis l'enseignement, fait effectivement passer ses étudiants de la salle de cours à la scène du festival. Nous passons une année à nous préparer intensivement pour le show, de la sélection des artistes aux questions commerciales en passant par les aspects musicaux. J'ai eu l'occasion de planifier le spectacle, d'assumer le rôle de directeur musical et, bien sûr, de jouer de la batterie. J'avais également eu l'occasion de travailler avec Tristan Simone sur son futur premier album. C'est formidable de pouvoir transposer ce travail sur scène.

Vous avez quitté le Grand-Duché il y a cinq ans. Un drôle de choix alors que vous aviez ici beaucoup de succès en tant que musicien...

«On m'interroge souvent sur ce choix. Dans les années qui ont précédé mon départ de l'école, j'ai travaillé avec plusieurs artistes régionaux et nationaux, notamment Edsun, Bolingo Poba, Frank Landon, Dorian & Louvar, DJ Ben Leo et Hope Sounds. J'avais déjà entendu parler de Berklee à l'époque. Et alors que je faisais beaucoup de musique, le désir d'y postuler a grandi. Mon but n'était donc pas de quitter le Luxembourg mais de m'épanouir musicalement. 

Ce n'était pas le diplôme qui m'intéressait. Mais je suis fasciné par la musique pop US depuis que je suis enfant, et je savais que je pourrais en apprendre beaucoup en allant aux États-Unis. En étudiant à l'Institut Berklee, j'ai pu m'entourer de musiciens qui pensent de la même manière et en tirer des enseignements.

Tu vis actuellement à Los Angeles. La ville compte 4 millions d'habitants et sa superficie correspond à la moitié de la taille du Luxembourg. En quoi ta vie d'aujourd'hui diffère de celle d'avant au Grand-Duché?

«Je me sens totalement perdu dans tout endroit de plus de 100 habitants... (rires) Je plaisante ! Los Angeles est un véritable hotspot pour les musiciens comme moi. Et puis, j'aime la nature et les paysages de Californie. Car la ville de LA elle-même peut être assez chaotique et rapidement écrasante.

Le Luxembourg me manque parfois, notamment car ma mère et beaucoup de mes vieux amis vivent encore là-bas. J'ai toujours hâte de les revoir et de passer du temps là où j'ai grandi. En été d'ailleurs, je suis toujours nostalgique : la  Schueberfouer me manque! L'an dernier, avec la crise covid, ça a été un véritable défi de rentrer, mais cette fois je vais essayer de revenir pour Noël.

Comptes-tu poursuivre ta carrière aux Etats-Unis?

«En ce moment, je me concentre sur le développement de mes compétences en tant que producteur de musique et de travailler avec des artistes du monde entier. Je veux absolument être là où se trouvent les meilleures opportunités. Alors dans l'idéal, j'aimerais rester aux USA. 


L'Atelier remet le son... en plein air
A défaut de pouvoir annoncer plus de concerts dans sa salle à Hollerich, Den Atelier a dévoilé l'affiche d'un prochain festival. Le "Pond Eclectic" se tiendra au Parc du Kirchberg du 5 au 8 septembre.

Avec qui j'aimerais travailler alors? Je dirais Dua Lipa, Rosalia, Pharrell Williams, Tame Impala, etc. Il y en a juste trop... J'ai aussi un projet passionnant qui démarre en août : Sheek, un duo de pop alternative que j'ai fondé à Los Angeles avec mon bon ami et musicien Jordan Meek. Dès que je serai de retour ''à la maison'' au Luxembourg, je collaborerai avec l'artiste Edsun. J'ai toujours hâte de travailler avec de nouvelles têtes, dans de nouveaux endroits...»

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