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Pas de César pour «Pachamama»
Culture 18 2 4 min. 23.02.2019 Cet article est archivé

Pas de César pour «Pachamama»

Pas de César pour «Pachamama»

PHOTO: DOGHOUSE FILMS
Culture 18 2 4 min. 23.02.2019 Cet article est archivé

Pas de César pour «Pachamama»

«Pachamama», le film du réalisateur argentin Juan Antín, auquel a contribué le studio de production Doghouse Films de Differdange, n'a pas été récompensé, ce vendredi soir lors des César dans la catégorie film d'animation.

(VO/AFP) - Le long-métrage  «Pachamama » était en compétition face à « Astérix, le secret de la potion magique » d'Alexandre Astier et Louis Clichy et « Dilili à Paris" de Michel Ocelot. C'est le film de ce dernier qui a remporté le prix de la catégorie «film d'animation».

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Le père du célèbre Kirikou, Michel Ocelot, 75 ans,  célèbre le Paris de la Belle Epoque à travers les aventures d'une jeune Kanake métisse.

«Vive les femmes, vive les filles», a déclaré Michel Ocelot en recevant ce prix. «Et puis aussi vive les hommes et les garçons. C'est ensemble qu'on fait une humanité harmonieuse.»

«Dilili à Paris» raconte les aventures d'une jeune Kanake métisse, qui va mener en compagnie d'un livreur en triporteur une enquête sur des enlèvements mystérieux de petites filles par une secte masculine, les «Mâles-Maîtres», qui les oblige à marcher à quatre pattes.

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Michel Ocelot, «pape de l'animation française», qui a révolutionné le secteur en France il y a vingt ans avec «Kirikou et la sorcière», reconstitue dans ce film le Paris de l'époque, dans une suite de décors somptueux, avec des photos qu'il a prises lui-même pendant quatre ans, intégrées dans le film.

Tour Eiffel, Opéra de Paris, musée Rodin...: toute une série de monuments y figurent, tandis que Michel Ocelot se plaît aussi à faire revivre une galerie impressionnante de personnages, de l'actrice Sarah Bernhardt aux scientifiques Marie Curie et Louis Pasteur, en passant par l'écrivain Marcel Proust, les peintres Toulouse-Lautrec et Picasso ou la militante Louise Michel.

Michel Ocelot, «pape de l'animation française», a révolutionné le secteur en France il y a vingt ans avec «Kirikou et la sorcière».
Michel Ocelot, «pape de l'animation française», a révolutionné le secteur en France il y a vingt ans avec «Kirikou et la sorcière».
AFP

Les moments forts de la cérémonie

L'actrice britannique francophone et francophile, présidente de cette 44e édition, n'a pas pu s'empêcher de lancer une boutade sur le Brexit. Remerciant le cinéma français pour son ouverture à «ce qui n'est pas français», permettant à une «étrangère venant d'ailleurs, de devenir actrice», la vedette a assuré avoir «bien l'intention de continuer à vos côtés, oui même avec ce Brexit».

«Il est vrai que je crains d'être retenue à la frontière avec ma panse de brebis farcie, mes stocks de jelly et mes disques d'Elton John, mais ce soir je suis là», a-t-elle plaisanté.

  • Un César pour les enfants victimes d'abus

Andréa Bescond, auteur de «Les Chatouilles» sur l'histoire d'une enfant victime d'abus sexuels, était presque au bord des larmes en recevant l'un de ses deux César. «Ça, ça représente peut-être qu'un jour on va être écouté», a-t-elle lancé, la voix brisée.

«Peut-être un jour on va bousculer les tabous, qu'on va rompre les silences, peut-être qu'on va vraiment parler et entendre nos enfants et peut-être qu'un jour cette pédocriminalité ça ne sera qu'un souvenir lointain et mauvais et j'espère être vivante pour voir ça», a-t-elle martelé, tenant le César de la meilleure adaptation entre les mains.


«Pachamama», un film d'auteur face aux superproductions.
Une coproduction luxembourgeoise nominée aux César
"Pachamama", un film du réalisateur argentin Juan Antín, auquel a contribué le studio de production Doghouse Films de Differdange, sera en compétition vendredi soir dans la catégorie film d'animation.

«Gardez ça en tête parce que c'est important. Un enfant sur cinq est (victime) de violences sexuelles», a lancé à ses côtés son coréalisateur Eric Métayer.

  • Laurent Lafitte méconnaissable

Laurent Laffite botoxé? Certains internautes y ont cru en voyant le visage de l'humoriste plus ou moins ... boursouflé.

Son arrivée pour présenter le César du premier film a provoqué des éclats de rire dans la salle. «Plus on vieillit (...) moins on vit de premières fois (...) je sais que beaucoup d'actrices dans la salle seront d'accord avec moi ce soir, de faire bien attention à éviter +la fois+ de trop», a-t-il dit sur un ton sérieux.

«Le #cesar2019 du pire maquillage est décerné à... Laurent Lafitte!», a ironisé un internaute sur Twitter.

  • Charles, Francis, Karl... et Robert

Eddy de Preto qui interprète «Je m'voyais déjà» d'Aznavour, l'actrice Diane Kruger qui salue la mémoire de Karl Lagerfeld,-- «impossible d'imaginer de monter les marches à Cannes ou aux Oscars sans ses créations mythiques» -- ou encore une vidéo rappelant les plus célèbres musiques de film de Michel Legrand ou Francis Lai: les César n'ont pas oublié de rendre hommage aux grands disparus des derniers mois.

Mais la cérémonie a aussi donné lieu à une longue ovation à une autre légende, bien vivante, Robert Redford, monstre sacré du cinéma américain à qui a été décerné un César d'honneur. A 82 ans, il assure se rappeler ses «expériences en France en tant que jeune artiste. Cette expérience m'a marqué à tout jamais.»

  •  Léger malaise

Avant la présentation du César du meilleur film étranger, un sketch présentant des personnes dans la salle comme des «doubleurs étrangers» a fait grincer les dents sur les réseaux sociaux. Les «doubleurs» en question étaient un Amérindien en costume traditionnel, un Italien faisant tournoyer sa pizza... Des clichés qui ont suscité quelques remarques acerbes d'internautes dépités.

Ce César a été attribué à «Une affaire de famille», de Hirokazu Kore-Eda, l'émouvante Palme d'or du dernier Festival de Cannes. Une statuette que personne n'est venu chercher, en l'absence du réalisateur japonais.

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