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Luxembourg Art Week: c'est parti!
Culture 10 4 min. 05.11.2015 Cet article est archivé
Art contemporain

Luxembourg Art Week: c'est parti!

Luxembourg Art Week: la Galerie Nathalie Obadia au Hall Victor Hugo.
Art contemporain

Luxembourg Art Week: c'est parti!

Luxembourg Art Week: la Galerie Nathalie Obadia au Hall Victor Hugo.
Photo: Chris Karaba
Culture 10 4 min. 05.11.2015 Cet article est archivé
Art contemporain

Luxembourg Art Week: c'est parti!

Le Salon du Cercle artistique de Luxembourg ainsi que 19 galeries nationales et internationales sont réunies au Hall Victor Hugo jusqu'à la fin de la semaine. Une intiative "test" d'après les organisateurs.

(mlr) - Le Hall Victor Hugo au Limpertsberg accueille jusqu'au 8 novembre la Luxembourg Art Week. Cet événement réunit le Salon annuel du Cercle Artistique de Luxembourg et une sélection de 19 galeries luxembourgeoises et internationales  qui présentent des artistes contemporains émergents et de renom. Un programme de visites guidées et de conférences complète la manifestation, avec des échanges entre artistes et amateurs d’art.

Le lieu retenu pour la manifestation offre 2.300 mètres carrés de surface. Un espace qui semble"un bon compromis entre la taille et la proximité géographique pour le public", indique l'initiateur du projet, le galeriste Alex Reding. Son objectif est d'attirer quelque 5.000 visiteurs sur six jours, soit autant que le Salon du CAL ne le fait généralement en trois semaines. "Cette édition sera un test."


Des grands noms de la scène internationale

Sur les 19 galeries qui exposent, on en dénombre neuf venues de l'étranger. Il s'agit essentiellement de galeristes de pays voisins (quatre belges, quatre parisiens, un allemand) et qui disposent déjà d'une clientèle dans le pays. On aura noté en particulier la prestigieuse Galerie Lelong de Paris (qui ouvrira ses cimaises à la «jeune» révélation de la Documenta de Cassel 2013, Etel Adnan, aujourd'hui âgée de 90 ans), la Galerie Nathalie Obadia de Bruxelles (avec des oeuvres de la photographe Valérie Belin ou du sulfureux Andres Serrano – l'auteur du controversé «Piss Christ»), la Mulier Mulier Gallery de Knokke-Zoute (qui annonce des oeuvres de Warhol, Panamarenko, Mapplethorpe), la Guy Pieters Gallery de Knokke (qui exposera Christo et Jeanne-Claude, Jan Fabre et Wim Delvoye) ou encore la galerie Item de Paris (avec Paul McCarthy, Damien Deroubaix ou David Lynch).

Alors que Alex Reding annonçait initialement huit galeries luxembourgeoises, on en verra finalement onze. Un chiffre qu'il a voulu restreint «afin de garder le niveau». Outre Nosbaum et Reding, il s'agit de Ceysson, Clairefontaine, Krome, Lancellin, mediArt, Schorgen, Toxic, Wild Project, Zicoun-Bossuyt, Mediart. Ces galeries présentent un mélange d'artistes luxembourgeois et étrangers représentatifs de leur programmation.

Il faut noter que certains participeront à la manifestation non sans des réticences. C'est le cas de la directrice de la galerie Clairefontaine, Marita Ruiter, qui indique être présente «par collégialité». D'après elle, «il y a trop de foires d'art contemporain partout et les gens en sont fatigués». Elle observe non sans un oeil critique cette dérive de l'art vers «la société du spectacle» où l'on parle davantage des personnalités qui circulent dans les foires plutôt que des idées qui y circulent. «Cela ressemble à un cirque et je ne suis pas sûre que l'art en sorte gagnant», dit-elle.

Confrontation entre local et global

Du côté du Cercle Artistique de Luxembourg, le président Jean Petit dit soutenir fermement la Luxembourg Art Week. Le Salon, qui s'était installé ces dernières années avec succès aux CarréRotondes, envisage son déménagement au Hall Victor Hugo sans état d'âme. Cela tout d'abord pour une raison pratique: le CAL était à la recherche d'un lieu étant donné que le CarréRotondes n'est en principe plus libre.

Par ailleurs, la cohabitation avec une foire internationale d'art contemporain positionne le Salon sur un créneau qui correspond mieux à la ligne qu'il tente de défendre depuis plusieurs années.

Enfin, il y a là une occasion inespérée de toucher un public plus large que la clientèle traditionnelle luxembourgeoise, mais aussi d'attirer l'attention de galeristes internationaux sur la production du pays. Au risque de ne pas supporter la comparaison? «C'est évidemment un pari que nous faisons et j'y crois», lance Jean Petit.

Cette année, 34 artistes du Luxembourg et de la Grande Région ont été retenus par un jury international sur les 120 dossiers de candidatures déposés. Faisaient notamment partie du jury pour le Luxembourg Paul di Felice et Anna Loporcaro. L'artiste Yann Annicchiarico a reçu le Prix Révélation du jury.

Du côté des amateurs d'art, on ne cache pas sa curiosité. C'est le cas d'Olivier de Jamblinne, responsable de la collection de KBL European Private Bankers. «A regarder les galeries internationales présentes, on peut dire que c'est une foire modeste mais qui a une belle affiche». D'après lui, il y a au pays une clientèle nationale et internationale susceptible de répondre présent à ce rendez-vous.

Ouvert de 12h à 20h, le samedi et 10h30 à 20h et le dimanche de 10h30 à 18h au 60 avenue Victor Hugo à Luxembourg.

Programme complet en cliquant ici.


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