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Luc Schiltz au Festival de Cannes: Un petit tour et puis s'en va
Culture 2 min. 21.05.2017 Cet article est archivé

Luc Schiltz au Festival de Cannes: Un petit tour et puis s'en va

L'acteur Luc Schiltz pour la première fois au Festival de Cannes.

Luc Schiltz au Festival de Cannes: Un petit tour et puis s'en va

L'acteur Luc Schiltz pour la première fois au Festival de Cannes.
Photo: David Nivière
Culture 2 min. 21.05.2017 Cet article est archivé

Luc Schiltz au Festival de Cannes: Un petit tour et puis s'en va

Marie-Laure ROLLAND
Marie-Laure ROLLAND
L'acteur Luc Schiltz est l'un des trois jeunes talents qui ont pu bénéficier d'une bourse du Film Fund pour participer au Festival de Cannes cette année. Nous avons pu le rencontrer au Pavillon luxembourgeois.

Par Marie-Laure Rolland

Deux jours après être arrivé à Cannes, c'est déjà l'heure du départ pour l'acteur qui est l'un des trois bénéficiaires de la bourse du Film Fund. Le lendemain soir, il doit être au Cube de Marnach pour jouer le rôle titre dans «Les Justes», mis en scène par Marja-Leena Junker.

Les cheveux blonds en bataille et les joues rougies par le rush matinal, il fait un bilan somme toute positif de son escapade cannoise. «Je repars sans avoir eu le temps de voir un seul film. Mais cela m'a donné une idée de ce qu'est le Festival. Et aussi l'envie d'y revenir». Pourquoi? «Le Festival de Cannes, c'est le show des stars sur le tapis rouge, le business du marché du film. Mais au centre de tout cela, il reste le cinéma. Finalement c'est assez noble. Quand on pense que cela dure depuis 70 ans, c'est même impressionnant».

"Il est important que les acteurs soient représentés"

Luc Schiltz au Pavillon luxembourgeois à Cannes.
Luc Schiltz au Pavillon luxembourgeois à Cannes.
Photo: David Nivière

A 36 ans, Luc Schiltz n'est plus vraiment un jeune premier qui a besoin d'un coup de pouce pour faire décoller sa carrière. Mais une invitation comme celle du Film Fund ne se refuse pas.

Lui vit depuis dix ans de son métier, après avoir achevé des études de théâtre au Conservatoire de Liège. Il s'est tout d'abord lancé en Belgique. Assez rapidement sont arrivées des opportunités de travailler au Luxembourg. Au théâtre, bien sûr, où «il y a pas mal de rôles masculins et pas tant d'acteurs disponibles». Le jeune homme ne joue pas les faux modestes. Son oeil clair interroge avec une lueur d'étonnement la facilité avec laquelle les portes se sont ouvertes devant lui.

"Le théâtre fait partie de moi"

S'il est très sollicité par tous les metteurs en scène luxembourgeois, il a aussi eu l'occasion d'être dirigé par des metteurs en scène étrangers, notamment dans le cadre de coproductions avec le Luxembourg.

Au cinéma, il a enchaîné les rôles avec succès. Il a fait ses débuts dans «D'Symetrie vum Paiperleck» de Maisy Hausemer et Paul Scheuer en 2012, En 2016, il a connu la consécration du Lëtzebuerger Filmpräis du meilleur acteur pour son rôle de Jules Ternes dans «Eng Nei Zäit», réalisé par Christophe Wagner. «J'aime l'efficacité du processus cinématographique. Et techniquement le travail de comédien est le même», observe-t-il.

"Partir pour mieux revenir"

Luc Schiltz s'est prêté à la tradition qui veut que les jeunes boursiers du Film Fund aillent planter le drapeau luxembourgeois sur l'îlot face au Pavillon national.
Luc Schiltz s'est prêté à la tradition qui veut que les jeunes boursiers du Film Fund aillent planter le drapeau luxembourgeois sur l'îlot face au Pavillon national.
Photo: David Nivière

Ses projets pour l'avenir? Dans l'immédiat, il va disparaître quelque temps de la circulation. Il part rejoindre sa compagne en Asie. Le temps d'une pause salutaire à ses yeux. «Je n'ai pas envie de rester dans une spirale où je vais de projet en projet sans trop savoir pourquoi, au risque de tourner en rond». Des projets de cinéma et de théâtre se profilent toutefois en 2018.

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