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Les Britanniques applaudissent Kate Middleton: Brexit: "On n'a pas peur, on garde espoir"
Culture 40 2 min. 11.05.2017

Les Britanniques applaudissent Kate Middleton: Brexit: "On n'a pas peur, on garde espoir"

Culture 40 2 min. 11.05.2017

Les Britanniques applaudissent Kate Middleton: Brexit: "On n'a pas peur, on garde espoir"

La duchesse de Cambridge était au Luxembourg ce jeudi. De nombreux expatriés britanniques sont venus la voir. L'occasion de les questionner à propos de leur avenir incertain au sein d'une Union européenne post-Brexit.

Par Jean Vayssières

La duchesse de Cambridge était au Luxembourg ce jeudi. De nombreux expatriés britanniques sont venus la voir. L'occasion de les questionner à propos de leur avenir incertain au sein d'une Union européenne post-Brexit. 

A 14 heures, accueillie par une chorale d'enfants, Kate Middleton est venue assister à un événement célébrant le cyclisme luxembourgeois. Flashs de photographes, cris de joie, fenêtres alentour bondées... et dans la foule, au sein d'une grande majorité de curieux luxembourgeois, des expatriés britanniques venus accueillir la représentante de la famille royale.

Jennifer, banquière au Luxembourg depuis plus de 7 ans, "voulait la voir, parce qu'elle représente une partie de la culture britannique".

Quant à Vanessa, dont l'époux travaille dans l'administration luxembourgeoise, elle se dit "très patriotique et fière". Une chose est sûre: pour l'amour monarchique, "loin des yeux" n'est pas synonyme de "loin du cœur".

Malgré cet engouement, une certaine inquiétude plane: le mercredi 29 mars 2017, Theresa May apposait sa signature sur la lettre activant l'article 50, gravant dans le marbre la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne.

Que va-t-il advenir d'eux si leur pays d'origine laisse derrière lui les traités européens ? Le compte à rebours avant l'application effective s'écoule lentement et s'achèvera en mars 2019, deux ans après activation, comme ratifié dans l'article.

Helen, d'origine britannique, vit au Luxembourg mais gère une boutique de fleurs à Londres. Si d'aventure elle devait retourner en Grande-Bretagne, sa famille et son travail l'y attendraient; alors pour elle, même si "l'avenir est plein d'incertitudes", il ne reste qu'à se détendre, et "advienne que pourra".

Pour Vanessa, "le Luxembourg est le foyer de ses enfants" et elle n'a pas envie de le quitter; mais elle saura s'y préparer s'il le faut.

Face à un futur instable, les Anglais au Luxembourg demeurent optimistes: elle n'a "pas peur, et garde espoir". Pour elle, "le gouvernement luxembourgeois continuera à soutenir les expatriés, et mettra en place des accords réciproques avec le Royaume-Uni".

Des accords déjà mentionnés par Theresa May, qui "s’est dite partisane de la préservation des droits des expatriés mais seulement s’il existe une réciprocité".

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