Changer d'édition

Le coffre-fort du Findel entrouvre ses portes
Dans l'atrium du Freeport: une oeuvre permanente sculptée dans le mur de béton, et une sculpture au sol de Didier Marcel.

Le coffre-fort du Findel entrouvre ses portes

Photo: Gerry Huberty
Dans l'atrium du Freeport: une oeuvre permanente sculptée dans le mur de béton, et une sculpture au sol de Didier Marcel.
Culture 16 2 min. 28.03.2019

Le coffre-fort du Findel entrouvre ses portes

Anne FOURNEY
Anne FOURNEY
Le Freeport dévoile une partie de la collection du Mudam et des œuvres de collectionneurs privés, ce dimanche. Banksy, Picasso ou El Greco en sont les vedettes.

Le Freeport, sorte de coffre-fort géant, permet au public de passer ses épaisses murailles pour y admirer des pièces dont certaines, issues de collections privées, ne sont que rarement visibles. En 2018, 900 personnes avaient pu accéder à ce bunker de l'art le temps d'une journée. Cette année, davantage d'oeuvres d'époques très diverses sont visibles selon un parcours savamment étudié. Près de 25 peintures, sculptures, photos ou pièces conceptuelles  sont présentées au public dimanche de 10h30 à 17 heures. Ces oeuvres sont de Banksy, Daniel Buren, El Greco, Michel Majerus…

Ce «hub logistique» n'a pas la vocation d'être un musée, mais ses chambres fortes donnent accès à une exposition intimiste, organisée comme un «dialogue» avec des oeuvres complémentaires. Elle propose «un parcours à travers les siècles», de l'art conceptuel à la photographie, en passant par la peinture. «Ces oeuvres reflètent l'histoire du Mudam qui a débuté dans les années 90», explique la nouvelle directrice du musée, Suzanne Cotter. Parmi ces pièces exceptionnelles, les photos d'Andreas Gorsky et de Thomas Ruff  figurent parmi les premières acquises par le musée. Elles sont complémentaires à l'exposition «Figures sensibles», actuellement visible au musée d'art moderne. 

Parcours libre

Ce parcours très varié montre deux oeuvres du fameux Banksy. Ce street artist provocateur avait fait un coup d'éclat lors d'une vente aux enchères en octobre, avec l'autodestruction de son oeuvre. Autre découverte singulière pour certains, un portrait de Dora Maar de Pablo Picasso, réalisé en verre-gemmail - technique qu'il avait découverte par l'intermédiaire de Jean Cocteau. «Ce sont des oeuvres peu connues de Picasso qui les a souvent réalisées sur commande. Elles sont fréquemment aujourd'hui la propriété de particuliers», précise Marie-Noëlle Farcy, curatrice responsable de la collection du Mudam. 

La visite se poursuit par un saut dans le temps avec les peintres Giovanni Battista Castello, Giovanni da Bologna (XIVe), Bernard von Orley (XVe) ou encore le fameux El Greco (XVIe siècle), auxquels se mêlent des artistes contemporains comme Santiago Serra. D'autres espaces font honneur aux artistes luxembourgeois Michel Majerus (1967-2002), Jim Peiffer (né en 1987) ou Françoise Ley (née en 1977).

Bien que le Freeport n'ait pas la vocation de musée, les oeuvres sont vraiment mises en valeur par un éclairage adéquat. Le public pourra déambuler librement et solliciter si besoin les médiateurs culturels pour davantage d'explications. 

L'exposition est accessible gratuitement de 10h30 à 17 heures, sans inscription préalable, mais sur présentation d'une pièce d'identité avec photo. 

Le Freeport, Parishaff à L-2315 Senningerberg

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Le Mudam affiche ses nouvelles ambitions
Faire (re-)découvrir sa collection, (re-)conquérir le public, devenir un centre d'art de référence au niveau national et international: le Mudam ne manque pas d'ambitions pour les mois à venir. La nouvelle directrice, Suzanne Cotter, annonce la couleur.
David Wojnarowicz:  «Untitled» (Genet after Brassail) 1979
Réouverture du MNHA: [Vidéos]: Changement de cadre
Cela fait cinq ans que le Musée national d'histoire et d'art 
était partiellement fermé suite à une grosse secousse dans le quartier qui avait endommagé 
les maisons Wiltheim. Pour sa réouverture ce week-end, il nous réserve quelques surprises. 
Et notamment la place offerte à l'art contemporain luxembourgeois.
MNHA