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La Nasa dévie un astéroïde pour sauver la Terre
Culture 3 min. 05.11.2021
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La Nasa dévie un astéroïde pour sauver la Terre

Le décollage de la mission est programmé au 22 novembre prochain.
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La Nasa dévie un astéroïde pour sauver la Terre

Le décollage de la mission est programmé au 22 novembre prochain.
Photo : AFP
Culture 3 min. 05.11.2021
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La Nasa dévie un astéroïde pour sauver la Terre

Dans un peu moins d'un an, un vaisseau spatial s'écrasera volontairement à la surface d'un astéroïde. Qualifiée de "défense planétaire", cette mission doit permettre à l'humanité d'être parée en cas de menace d'impact à l'avenir.

(AFP) - Le scénario fait penser à celui du film Armageddon, dans lequel Bruce Willis et Ben Affleck sauvent la planète d'un énorme astéroïde fonçant vers la Terre. Mais c'est une expérience bien réelle que l'agence spatiale américaine mène ici. Bien qu'aucun gros astéroïde connu ne soit actuellement sur une trajectoire de collision, la Nasa a prévu de se préparer à cette éventualité en 2022.


A couple of astronauts from a team from Europe and Israel walk in spacesuits during a training mission for planet Mars at a site that simulates an off-site station at the Ramon Crater in Mitzpe Ramon in Israel's southern Negev desert on October 10, 2021. - Six astronauts from Portugal, Spain, Germany, the Netherlands, Austria, and Israel will be cut off from the world for a month, from October 4-31, only able leave their habitat in spacesuits as if they were on Mars. Their mission, the AMADEE-20 Mars simulation, will be carried out in a Martian terrestrial analog and directed by a dedicated Mission Support Center in Austria, to conduct experiments ahead of future human and robotic Mars exploration missions. (Photo by JACK GUEZ / AFP)
En pleine découverte de la «vie sur Mars»
Dans un cratère de 500 mètres de profondeur perdu dans le désert du Néguev, en Israël, des astronautes tentent d'appréhender un possible séjour sur la planète rouge.

«Nous ne voulons pas nous retrouver dans une position où un astéroïde se dirigerait vers la Terre, et où nous devrions tester cette technique» pour la première fois, a expliqué Lindley Johnson, du département de défense planétaire de la Nasa.

La mission, baptisée DART (fléchette en anglais et acronyme de Double Asteroid Redirection Test), décollera depuis la Californie à bord d'une fusée Falcon 9 de SpaceX le 23 novembre prochain. Dix mois plus tard, le vaisseau frappera sa cible, alors située à onze millions de kilomètres de la Terre -en fait le moment où sa distance sera la plus proche de la Terre.

En réalité, la cible est double: d'abord un gros astéroïde, Didymos, qui mesure 780 mètres de diamètre, soit deux fois plus que la hauteur de la tour Eiffel. Et, en orbite autour de lui, une lune, Dimorphos, de 160 mètres de diamètre - plus haut que la statue de la Liberté. C'est sur cette lune que le vaisseau, environ cent fois plus petit qu'elle, viendra finir sa course, projeté à une vitesse de 24.000 km/h.

L'impact projettera des tonnes et des tonnes de matière. Mais «cela ne va pas détruire l'astéroïde, cela va juste lui donner un petit coup», a détaillé Nancy Chabot du laboratoire de physique appliquée de l'université Johns Hopkins qui conduit la mission en partenariat avec la Nasa. Ainsi, l'orbite du petit astéroïde autour du gros sera réduite de seulement «environ 1%», a-t-elle expliqué.

Le coût total de la mission est de 330 millions de dollars.
Le coût total de la mission est de 330 millions de dollars.
Illustration : Nasa

De cette façon, «si un jour un astéroïde est découvert sur une trajectoire de collision avec la Terre (...) nous aurons une idée de la force dont nous aurons besoin pour que cet astéroïde manque la Terre», a expliqué Andy Cheng, de l'université Johns Hopkins.

Un petit satellite fera également le voyage. Il sera lâché par le vaisseau principal dix jours avant l'impact, et utilisera son système de propulsion pour dévier légèrement sa propre trajectoire. Trois minutes après la collision, il survolera Dimorphos, afin d'observer l'effet du choc, et possiblement le cratère à la surface.

Un risque de...  0,057%

Si le test est concluant, «nous pensons que cette technique pourra faire partie d'une boîte à outils, que nous commençons à remplir, de manière à dévier un astéroïde», a expliqué Lindley Johnson. Il a par exemple cité des méthodes qui pourraient utiliser la force gravitationnelle d'un vaisseau volant proche d'un astéroïde durant une longue période, ou bien l'utilisation de laser.

Environ 27.000 astéroïdes proches de la planète bleue sont connus à l'heure actuelle. L'astéroïde Bennu, qui mesure 500 mètres de diamètre, est l'un des deux astéroïdes identifiés de notre système solaire posant le plus de risque pour la Terre, selon la Nasa.

Mais d'ici 2300, le risque d'une collision n'est que de 0,057%.


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