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La chronique de Stéphane Bern: Un look qui a du chien
Culture 3 min. 26.03.2016

La chronique de Stéphane Bern: Un look qui a du chien

Culture 3 min. 26.03.2016

La chronique de Stéphane Bern: Un look qui a du chien

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
Dans le registre restreint des sujets un peu légers dans l’atmosphère un peu lourde de ces derniers jours, pourquoi ne pas vous parler de la dernière tendance qui fait fureur outre-Atlantique.

Dans le registre restreint des sujets un peu légers dans l’atmosphère un peu lourde de ces derniers jours, pourquoi ne pas vous parler de la dernière tendance qui fait fureur outre-Atlantique.

Après s’être exhibées avec leur enfant dans les bras au mépris de toutes les règles de protection de la vie privée, les stars d’Hollywood ont déniché un nouveau moyen de se faire remarquer en se gagnant les suffrages des très puissantes ligues de protection animale. Pour se rendre irrésistibles, les actrices ne sortent plus sans leur chien sans que l’on sache vraiment si elles ont réellement des problèmes de « dog-sitters » ou si elles veulent sublimer leur ego en donnant du chien à leur look.

Il est vrai que dans la panoplie des « accessoires valorisants », les stars ont tour à tour essayé les sœurs, les mamans, les enfants jusqu’à se rendre à l’évidence : un chien les rend terriblement plus humaines, ne craignent pas la concurrence en matière de comportements cabots et offrent à leur maîtresses l’assurance de ne jamais écrire leurs mémoires…

Depuis longtemps, les hommes et les femmes de pouvoir ont usé et abusé de cette corde sensible en posant avec leur animal domestique : les labradors du palais de l’Elysée, les corgis de la reine d’Angleterre, les chiens d’eau portugais – Bo et Sunny – de Barack Obama qui a suivi la consigne de son prédécesseur Harry Truman : « si vous voulez un ami à Washington, prenez un chien ! ».

Sur les photos, le chien devient l’accessoire indispensable de la communication politique pour apporter une dose de normalité nécessaire. Mais, une nouvelle étape a été franchie avec les célébrités. Le chien est désormais mis en scène sur les réseaux sociaux – ou le chat, comme Choupette, la chatte de Karl Lagerfeld aux 50 millions de followers sur Twitter et qui a engrangé trois millions d’euros de contrats publicitaires – et devient le faire-valoir de ses maîtres. Pour un peu, certaines actrices affirment, à l’entrée des défilés de haute-couture, que leur chien est leur « support émotionnel de vie » sans lequel elles ne peuvent ni voyager ni respirer.

C’est ainsi que l’on voit Leo, le chien de la modèle et actrice Cara Delevingne au premier rang des défilés, volant même la vedette aux tenues présentées par les mannequins. Jamais sans Finn, son berger australien, semble proclamer l’actrice Amanda Seyfried. Mais, avouons-le, le comble du ridicule est atteint lorsque l’animal, le plus petit possible, devient à l’égal d’une minaudière, une sorte d’accessoire de mode posé sur l’avant-bras, niché dans le décolleté, caché dans une manche ou une poche, comme Blake Lively ou Jennifer Lawrence, sans parler de Paris Hilton, de Rihanna ou, pire de Lady Gaga, qui affuble son inséparable chien Asia d’un diadème de princesse…

Même les hommes s’y mettent, à l’instar de Ryan Gosling avec son vieux chien George, Orlando Bloom et son Sidi adopté au Maroc, George et Amal Clooney, dont les chiens Louie et Millie sont de parfaits substituts d’enfants. Tous l’avouent, leur animal est leur ami le plus fidèle, et pas forcément un élément décoratif, mais constitue aussi la preuve flagrante de leur besoin inextinguible d’être aimés et entourés d’une affection sincère véritable.


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