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La chronique de Stéphane Bern: Million dollar baby
Culture 2 min. 11.05.2019

La chronique de Stéphane Bern: Million dollar baby

La chronique de Stéphane Bern: Million dollar baby

AFP
Culture 2 min. 11.05.2019

La chronique de Stéphane Bern: Million dollar baby

Cette semaine, notre chroniqueur revient sur la naissance du dernier bébé royal de l'autre côté de la Manche, Archie Harrison Mountbatten-Windsor, fils du prince Harry et de Meghan Markle.

Par Stéphane Bern

Le prince Harry de Galles et son épouse Meghan ont présenté mercredi leur fils au public et à la reine, avant d'annoncer son prénom, Archie Harrison, un choix inattendu qui s'éloigne des prénoms classiques portés dans la famille royale.

«Le duc et la duchesse de Sussex sont ravis d'annoncer qu'ils ont appelé leur fils Archie», a annoncé Buckingham Palace, et son nom complet est «Archie Harrison Mountbatten-Windsor».

Les nouveaux parents ont aussitôt partagé sur leur compte Instagram une photo en noir et blanc montrant la reine Elizabeth II et le duc d'Edimbourg observant en souriant leur huitième arrière-petit-fils, porté par sa mère sous le regard de son époux le prince Harry et de Doria Ragland, la mère de Meghan.

Né lundi dernier à l'aube, et pesant 3,260 kilos, le nourrisson, septième dans l'ordre de succession au trône britannique, suscite une curiosité sans précédent qui va au-delà même du Royaume-Uni, du fait qu’il est Américain par sa mère.

Cet engouement s’explique autant parce qu’il est le premier enfant métis d’origine afro-américaine dans la famille royale, ce qui rapproche les Sussex d’une société britannique multiraciale et multiethnique, que parce qu’il semble réunifier un royaume divisé par l’épineux débat sur le Brexit.


Un nouveau successeur pour la couronne britannique
L'épouse du prince Harry, Meghan, a donné naissance à un garçon, a annoncé le prince aux médias ce lundi. Le couple «réfléchit toujours à un prénom».

Un divorce avec l’Europe qui devrait coûter cher à l’économie britannique, laquelle compte sur le royal baby pour combler ses pertes. On se souvient en effet que les retombées financières, dans la foulée des naissances successives des trois enfants de Kate et William (George, Charlotte et Louis), ont été estimées à près d’un milliard de dollars (894 millions d’euros) avec des effets pouvant s’étirer «pendant deux ans», selon le chercheur en économie John Quelch, doyen de la University of Miami Business School.

Le très sérieux institut britannique Center for Retail Research, avait estimé que la naissance du prince George en 2013 s’était soldée par un coup de pouce de 280 millions d’euros pour l’économie britannique. Assurément, Archie devrait aussi booster les ventes de souvenirs collector et il fera dans quelques jours son apparition sur d’innombrables tasses, oreillers, napperons à thé, coques pour smartphones et autres petites cuillères ou mugs que l’on s’arrachera sur internet.

Quant à l’organisme «Visit Britain», il s’attend à une affluence record cet été de devises grâce aux touristes jouant les badauds à Windsor ou Buckingham Palace, et ce n’est sans doute pas dû au hasard si le couple Sussex a présenté leur bébé dans le Great Hall Saint-George restauré du château de Windsor...

Il est vrai que tous les produits dérivés, labellisés par la Royal Collection, permettent de financer les travaux de réparations dans les résidences royales… sans frais pour les contribuables.

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