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La chronique de Stéphane Bern: L’étoffe d’une diva
Culture 1 3 min. 29.06.2019

La chronique de Stéphane Bern: L’étoffe d’une diva

Claudia Cardinale, icône glamour des années 1960.

La chronique de Stéphane Bern: L’étoffe d’une diva

Claudia Cardinale, icône glamour des années 1960.
Photo: libre de droits
Culture 1 3 min. 29.06.2019

La chronique de Stéphane Bern: L’étoffe d’une diva

Notre chroniqueur revient cette semaine sur la vente aux enchères des tenues de cinéma de l'icône glamour des années 1960: Claudia Cardinale.

Par Stéphane Bern

Après Catherine Deneuve, c’est au tour d’une autre star de cinéma et icône de la mode, Claudia Cardinale, de vider ses armoires pour permettre à d’autres femmes d’acquérir un morceau d’histoire, et de s’offrir l’étoffe d’une diva.

La vente aux enchères orchestrée par Sotheby’s rend hommage à la mode italienne des années 1950 à 1980 et les cent trente lots proposés constituent une incroyable collection estimée à 200.000€.

Certes, ce n’est pas sans un pincement au cœur que l’inoubliable interprète d’Angelica dans le Guépard de Visconti, aux côtés d’Alain Delon, se sépare de ses robes, tailleurs et manteaux, de jour et de soir, autant de vêtements qui ont souligné sa beauté légendaire et magnifié ses rôles au cinéma.

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Si l’on connaît l’icône glamour des années 1960 et l’actrice internationale au palmarès cinématographique éclatant, on connaît moins l’amatrice de mode.

«C’est ce jardin secret qui nous est dévoilé aujourd’hui», souligne Sotheby’s dont les enchères seront enregistrées uniquement sur le site Internet de la maison de ventes jusqu’au 9 juillet, même si la collection sera exposée en accès libre du 2 au 4 juillet dans les salons de Sotheby’s à Paris où la star recevra la veille ses amis.

Cette collection est un témoignage unique de l’évolution de la mode italienne lorsque Milan se place résolument en rivale de l’élégance à la française.


La chronique de Stéphane Bern
Chaque week-end, le célèbre animateur Stéphane Bern nous livre son point de vue sur l'actualité, dans une chronique intitulée "L'air du temps". Retrouvez ici l'ensemble de ses contributions.

Fière de ses origines transalpines, celle qui pousse la porte du septième art après avoir été élue en 1955 «la plus belle Italienne de Tunis» irradiait de beauté à la ville et à l’écran dans les créations des stylistes Emilio Schuberth, Roberto Capucci, Irene Galitzine, Barocco et Balestra, ou de la maison parisienne Nina Ricci.

Parmi les pièces les plus emblématiques: un fourreau recouvert de sequins noirs et bordé de fleurs brodées roses et bleues Nina Ricci que l’actrice revêt lors des Oscars à Los Angeles en 1965 aux côtés de Steve McQueen, estimé entre 6.000 et 8.000€.

D’autres pièces font revivre les grands rôles de Claudia Cardinale : une robe de cocktail bordée de pétales noirs de Nina Ricci dans Le Cocu Magnifique d’Antonio Pietrangeli (1964) ; un manteau en cuir fermé par des brides d’Un couple pas ordinaire de Francesco Maselli (1968), ou un maillot de bain noir griffé Cole of California dans Les Centurions de Mark Robson (1965).

Un pyjama de Irene Galitzine en shantung ivoire brodé de perles argentées est estimé entre 3.500 et 5.000 euros. Chaque pièce a une histoire.

«C’était un de mes rituels de quitter le plateau à la fin d’un film en emportant un vêtement même si je ne l’avais pas porté, pour conserver quelque chose de mon rôle. Lorsque je regarde ma garde-robe, je me rends compte que j'ai beaucoup appris sur mon propre style grâce au style de mes personnages. Il y avait une vraie continuité entre ma vie et mes rôles. Je leur ai donné ma sensibilité; ils m'ont donné une nouvelle façon de me comprendre» explique Claudia Cardinale qui, à 81 ans, multiplie les projets, s’amuse de susciter les désirs de jeunes réalisateurs et fait du passé table rase pour ne pas s’encombrer d’une vaine nostalgie.


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