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La chronique de Stéphane Bern: Boulevard du crépuscule
Culture 3 min. 11.11.2017

La chronique de Stéphane Bern: Boulevard du crépuscule

Madonna, Bono, Keira Knightley

La chronique de Stéphane Bern: Boulevard du crépuscule

Madonna, Bono, Keira Knightley
AFP
Culture 3 min. 11.11.2017

La chronique de Stéphane Bern: Boulevard du crépuscule

Chaque week-end, Stéphane Bern nous livre sa vision de l'actualité dans sa chronique intitulée "L'air du temps". Il revient sur un point brûlant: l'optimisation fiscale révélée dans les «Paradise Papers».

Par Stéphane Bern

Sale temps pour les stars d’Hollywood! Dans le sillage de l’affaire Harvey Weinstein sur le harcèlement sexuel dans les coulisses du 7ème art, les têtes d’affiche tombent les unes après les autres: Kevin Spacey - condamné au bûcher sans procès et derechef remplacé à quelques semaines de sa sortie en salles par Christopher Plummer au générique du film de Ridley Scott «All the money of the world» sur l’enlèvement du petit-fils du milliardaire américain Paul Getty – mais aussi Dustin Hoffman, Ed Westwick ou James Toback et Brett Ratner, tous accusés en place publique et immédiatement voués aux gémonies pour un comportement ô combien condamnable. 

Après ce grand déballage public jusqu’à la nausée des comportements inqualifiables de ces «héros» du grand écran, les médias dévorent désormais d’autres victimes de choix: les naïfs détenteurs de fortunes judicieusement placées par leurs conseillers dans des petits paradis financiers pour les faire bénéficier de «l’optimisation fiscale». 

Stéphane Bern, chroniqueur pour le Luxemburger Wort
Stéphane Bern, chroniqueur pour le Luxemburger Wort
LW

Jetés à la vindicte populaire, toujours prompte à défendre la morale, on trouve pêle-mêle le chanteur de U2, Bono, le cinéaste Jean-Jacques Annaud, la chanteuse Shakira, résidente à Barcelone, mais domiciliée aux Bahamas et dont les droits d’auteur sont protégés à Malte, la chanteuse Madonna, le champion du monde de formule 1, le Britannique Lewis Hamilton, les milliardaires Bernard Arnault et Stephen Bronfman, mais aussi le secrétaire d’Etat américain au commerce Wilbur Ross, et, cerise sur le gâteau, la reine Elizabeth II et le prince de Galles dont les duchés respectifs de Lancastre et de Cornouailles auraient investi aux Bermudes et aux îles Caïmans. Rien d’illégal dans leur cas, juste moralement contestable! 

C’est dire si, pour reprendre espoir dans la capacité d’Hollywood à faire marcher l’usine à rêve, il faut bien se replonger dans les folles aventures de Kim Kardashian et de son mari rappeur Kanye West. Ils viennent de vendre leur maison située à Bel-Air, à Los Angeles, presque le double du prix qu'ils ont déboursé au moment de son achat en 2013 : 15 millions d'euros.

Acheté en 2013, le palace a été entièrement retapé par les parents de North et Saint afin de le transformer en une maison «moderne et minimaliste» – toute à leur image! En la vendant 15 millions d’euros, Kim Kardashian et Kanye West ont réalisé la vente la plus onéreuse de l'histoire de ce quartier huppé. C'est une philanthrope d'origine ukrainienne, Marina Acton, qui, vivant jusqu'alors dans la Silicon Valley, a souhaité emménager à Los Angeles afin de poursuivre sa carrière dans la musique. Elle a en effet trouvé la maison "créative et inspirante", deux qualités que l'on imagine primordiales pour une artiste en devenir. 

Moderne, d’une surface de 1.000 m2, la maison est composée de cinq chambres, de sept salles de bain et d'un immense jardin agrémenté d'une piscine. Mais ce n'est rien en comparaison de la nouvelle propriété où le couple s'apprête enfin à emménager après des années de travaux en attendant son troisième enfant... 

En 2014, les deux K avaient effectivement acquis un petit Versailles à Hidden Hills en déboursant 20 millions de dollars. Cette maison construite sur un terrain de 3,5 ha est composée de huit chambres, dix salles de bain, une maison d'invités, deux piscines, un spa et un vignoble. Le couple y a également fait construire les nouveaux studios d'enregistrement du rappeur, mais aussi une grande salle de projection. Et cela c’est du cinéma comme l’aime Hollywood…

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