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La chronique de Stéphane Bern: Avis de recherche
Culture 3 min. 09.06.2018

La chronique de Stéphane Bern: Avis de recherche

Où est donc passée Melania Trump?

La chronique de Stéphane Bern: Avis de recherche

Où est donc passée Melania Trump?
AFP
Culture 3 min. 09.06.2018

La chronique de Stéphane Bern: Avis de recherche

Chaque samedi, Stéphane Bern nous livre sa vision de l'actualité dans sa chronique intitulée "L'air du temps". Cette semaine, il nous parle de la Première dame américaine, Melania Trump.

Dans les rues de l’East Village à New York, des affichettes ont été placardées: «Disparue. Melania Trump. Avez-vous vu cette personne?». Des avis de recherche humoristiques alors que la First lady américaine a quitté les écrans radars pendant plus de trois semaines.

Oublié l’accord tacite de laisser tranquille Melania Trump et son fils Barron, la presse d’outre-Atlantique, sans doute lassée de spéculer sur la garde-robe de la First Lady, son silence après les révélations sur la relation de son mari avec l’actrice porno Stormy Daniels ou la façon qu’elle a de tenir ou non la main de son mari, cherche à comprendre les raisons secrètes de l’absence de Madame Trump.


La chronique de Stéphane Bern
Chaque week-end, le célèbre animateur Stéphane Bern nous livre son point de vue sur l'actualité, dans une chronique intitulée "L'air du temps". Retrouvez ici l'ensemble de ses contributions.

A croire que Melania est devenue, malgré elle, la pièce maîtresse d’un échiquier subtil qui permettrait de comprendre l’univers énigmatique de Donald Trump.

Aussi, après trois dernières semaines de cure médiatique et d’absence de la sphère publique, la première dame américaine a tenté de rassurer par une réapparition mise en scène sur Twitter, le mode de communication préféré de la Maison Blanche.

«Ce soir, @POTUS (l’acronyme du président américain) et moi avons été honorés de rendre hommage à nos héros disparus», a écrit Melania Trump sur le réseau social, accompagnant le message d’une série de photos la montrant dans l’aile Est de la Maison Blanche assise à côté de Donald Trump lors d’une réception en l’honneur des familles de soldats américains tombés au combat.

Mais cela n’a pas suffi à éteindre les rumeurs. 

D’autant que la première dame n’accompagne pas son mari ni au sommet du G7, à Québec, ni au sommet de Singapour, avec la Corée du Nord. La dernière fois que Melania Trump avait été vue en public, seule ou accompagnée, remontait à la nuit du 10 mai, lorsqu’elle était venue accueillir, avec le président, trois anciens prisonniers américains que Pyongyang venait de libérer.

Le 14 mai, la Maison Blanche avait annoncé qu’elle avait subi «une procédure d’embolisation pour traiter un problème bénin au rein». Depuis, plus rien : silence radio… devenant invisible alors même qu’elle venait de lancer l’initiative Be Best (soyez meilleurs) contre le harcèlement sur les réseaux sociaux.

Aussitôt, sur ces mêmes réseaux sociaux, les amateurs de théorie du complot s’en sont donné à cœur joie pour spéculer sur cette absence. «Elle a quitté la Maison Blanche et est retournée vivre à New York» ; «elle est hébergée par le couple Obama»; «elle a subi une opération de chirurgie esthétique et récupère»...

La chaîne de télévision CNN a rebondi, publiant un calendrier affichant les jours d’absence de la première dame, tentant de justifier ses interrogations à propos de cette disparition. Dans l’ombre, Melania réagit sur Twitter, pour rassurer ses fans: «Je vois que les médias font des heures supplémentaires en spéculant où je suis et ce que je fais. Rassurez-vous, je suis ici à la Maison Blanche, avec ma famille, je vais bien et travaille dur pour les enfants et le peuple américain!».

L’équipe de communication de la première dame est sur le pont pour tordre le cou à la rumeur: «Conjectures et absurdités. Mme Trump a toujours été une femme forte et indépendante qui place sa famille et, bien entendu, sa santé avant tout, et ça ne va pas changer à cause de journalistes enragés», a déclaré Stephanie Grisham, la porte-parole de Melania Trump.

Avant elle, Bess Truman ou Nancy Reagan s’étaient mises au vert sans que cela ne déclenche une telle hystérie. Mais force est de constater que l’attention des médias pour la première dame a explosé avec la présidence Obama, qui a misé sur le développement des réseaux sociaux pour promouvoir – avec succès! – la marque Michelle Obama.

L’ironie de l’histoire, c’est que ceux-là même qui fustigent les absences de la Première dame, sont les premiers à lui contester tout rôle public. Et cela est aussi vrai sous toutes les latitudes.


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