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Jean Muller au sommet de son art
Culture 25.02.2014 Cet article est archivé

Jean Muller au sommet de son art

Jean Muller n'a pas faibli tout au long du concert.

Jean Muller au sommet de son art

Jean Muller n'a pas faibli tout au long du concert.
Photo: Gerry Huberty
Culture 25.02.2014 Cet article est archivé

Jean Muller au sommet de son art

Le pianiste luxembourgeois a interprété magistralement l'intégrale des  "Etudes d'exécution transcendante" de Liszt. Un monument du répertoire auquel peu de musiciens se frottent en concert.

Le public est venu nombreux à la Philharmonie de Luxembourg lundi 26 février 2014 pour soutenir le pianiste Jean Muller dans son projet un peu fou: interpréter en concert l'intégrale des douze "Etudes d'exécution transcendante" (1826-1852) de Liszt. Le Grand-Duc Henri ainsi que la princesse Alexandra n'ont pas manqué cet événement où seule la ministre de la Culture, Maggy Nagel, brillait par son absence.

Les douze "Etudes d'exécution transcendante" sont un monument du répertoire pianistique auquel peu de musiciens se frottent en public tant la partition est exigeante pour les interprètes. Jean Muller vient d'enregistrer un CD qui leur est consacré, intitulé "Transcendance". Restait à passer de la phase technique de l'enregistrement à la performance publique. Le défi a été relevé haut la main, transportant les auditeurs dans ce que Jean Muller avait lui-même annoncé comme une "véritable odyssée".

Une main qui n'a pas tremblé

Jean Muller, c'est une main de fer dans un gant de velours. Un style qui n'est pas sans rappeler celui de Radu Lupu, star internationale dont le Luxembourgeois a aussi la stature imposante.

Cette main n'a pas tremblé tout au long des deux périodes de 45 minutes du concert. Extrêmement concentré, relachant parfois la tension entre deux études en se levant pour saluer le public qui l'applaudissait, le pianiste a proposé une interprétation d'une grande clarté, à la fois brillante et inspiré.

Du grand art, qui s'est achevé comme une cerise sur le gâteau par la Mephisto-Walzer N° 1 ( «Danse à l'auberge du village»)  dans un arrangement de Busoni/Horowitz. Une débauche de technicité et d'inventivité mélodique que le pianiste a semblé maîtriser le plus naturellement du monde. Une "standing ovation" a salué la performance et cette soirée mémorable.

Marie-Laure Rolland


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