Changer d'édition

Festival international du film Nancy-Lorraine : Un cinéma d'ici et d'ailleurs
Culture 3 min. 26.08.2016 Cet article est archivé

Festival international du film Nancy-Lorraine : Un cinéma d'ici et d'ailleurs

«Superior orders»: documentaire de Viktor Oszkar Nagy, Andras Petrik (Hongrie, Serbie).

Festival international du film Nancy-Lorraine : Un cinéma d'ici et d'ailleurs

«Superior orders»: documentaire de Viktor Oszkar Nagy, Andras Petrik (Hongrie, Serbie).
Photo: FIFNL
Culture 3 min. 26.08.2016 Cet article est archivé

Festival international du film Nancy-Lorraine : Un cinéma d'ici et d'ailleurs

Thierry HICK
Thierry HICK
Laurent Witz va retrouver sa Lorraine natale pour quelques jours: le coréalisateur et producteur de «Mr. Hublot» est membre du jury «Courts métrages» du Festival international du film Nancy-Lorraine.

par Thierry Hick

Laurent Witz va retrouver sa Lorraine natale pour quelques jours: le coréalisateur et producteur de «Mr. Hublot» est membre du jury «Courts métrages» du Festival international du film Nancy-Lorraine.

«Les films et les festivals tendent un miroir à la réalité, encouragent le dialogue et reflètent ainsi les traumatismes, les ressentiments, la haine et les préjugés actuels», estime Toni Glamcevski, le délégué général du Festival international du film indépendant de Nancy.

Une opinion partagée par le Lorrain Laurent Witz, le coréalisateur et producteur de «Mr. Hublot», installé au Luxembourg et membre cette année du jury «Courts métrages» du festival nancéen. «Le festival de Nancy développe un cinéma indépendant, il va chercher des films originaux, nouveaux, surprenants. Engagement et diversité sont deux leitmotivs importants du rendez-vous», précise Laurent Witz.

Abolir les frontières

Le but du festival lorrain est d'abolir les frontières et les préjugés. C'est pourquoi, la programmation se veut plurielle et ouverte sur le monde. La Grande Région, mais aussi l'Allemagne et l'Amérique du Sud sont à l'honneur. Sans oublier un focus sur la crise des réfugiés qui secouent l'Europe actuellement. «Le festival offre un regard intéressant et différent sur l'actualité, sur le monde qui nous entoure», note Laurent Witz.

«Aujourd'hui nous sommes submergés d'images, il nous manque souvent une distance à l'actualité. Le cinéma permet de confronter le monde avec notre vécu. Des thématiques différentes peuvent s'exprimer au travers d'une narration».

Rêver et se dépasser

Même s'il défend un art engagé, pour Laurent Witz le cinéma doit aussi permettre «de rêver et de se dépasser». Le Festival international du film Nancy-Lorraine en est à sa 22e édition. Ce qui ne l'empêche pas de rester fidèle à ses buts d'origine et d'offrir aux festivaliers des moments d'échange et de partage. Au-delà des différents projections en plein air et en salle, le festival organise de nombreuses séances de discussions et de rencontres avec des réalisateurs.

L'acteur Predrag Miki Manojlovic, l'un des comédiens les plus en vue de l'ex-Yougoslavie – il a tourné avec Emir Kusturica, Peter Brook, Jeremy Irons... – sera l'invité vedette du festival. Plusieurs de ses films seront à l'affiche tout comme son adaptation de la pièce de théâtre «Roméo et Juliette».

Le Luxembourg sera présent au travers de deux films: «Eng nei Zäit» de Christophe Wagner et «Mr. Hublot» de Laurent Witz. Membre du jury des «Courts métrages», le réalisateur lorrain – qui travaille actuellement sur la série d'animation «Barabador» – espère voir à Nancy des films de qualité. «Un bon film doit avoir une bonne histoire, de bons personnages et une bonne narration. Réunir ces éléments dans un même film peut relever de l'utopie. Il faut pourtant essayer d'aller le plus loin possible dans son travail», explique le réalisateur, qui ne cache pas que «Mr. Hublot», son film oscarisé, n'était pas «exempt de quelques problèmes».

Le festival au jour le jour

La 22e édition du Festival international du film Nancy-Lorraine a lieu du 26 août au 4 septembre. Durant les neuf jours de festival, seront présentés 147 films de 39 pays différents. 104 séances sont prévues, parmi elles 12 avant-premières françaises et quatre internationales. L'invité d'honneur cette année est Predrag Miki Manojlovic, acteur né à Belgrade, dont le père est natif de Nancy. L'affiche du festival présentera des focus sur le cinéma allemand, d'Amérique du Sud et autour de la thématique de la migration et des réfugiés. Viendront s'ajouter des compétitions de courts métrages et de documentaires, une sélection de films jeunes publics et de la Grande Région – entre autres «Eng nei Zaït» du Luxembourgeois Christophe Wagner. Les projections auront lieu dans la Cour et au Théâtre de la Manufacture, dans la Cour Sous le Maronnier, au Centre Image Lorraine, à l'Institut européen de cinéma et d'audiovisuel, au Goethe-Institut et au Cinéma Caméo Commanderie.

www.fifnl.com


Sur le même sujet

Le Grand-Duché à l'affiche à Angoulême
Le festival du cinéma francophone rend hommage aux productions luxembourgeoises cette année. La présidence du jury est confiée à Jacqueline Bisset mais c'est la grande-duchesse Maria Teresa qui remettra le «Valois de diamant» au meilleur film.
Refractaire - Regisseur:Nicolas Steil -  Drehbuchautoren:Jean-Louis Schlesser et Nicolas Steil - Grégoire Leprince-Ringuet
Arthur Dupont
Marianne Basler
Thierry van Werveke
Judith Davis
Carlo Brandt
Swann Arlaud
Luc Feit
Kim Hermans
Michel Voïta
Pierre Niney
Pierre Derenne
Guillaume Gouix
André Jung
Frédéric Frenay
Patrick Hastert
Yoann Denaive
Hervé Sogne
Daniel Plier
Marc Olinger
Véronique Fauconnet
Raphaël Tilliette
Charles Muller - CAB Productions
«Notre plus grande priorité restera la qualité»
Alexis Juncosa, directeur artistique du Luxembourg City Film Festival qui a débuté mercredi, évoque les petites perles comme les films à récompenses de la programmation, ainsi que la remise en question permanente qu'exige un tel festival international au Grand-Duché.
Alexis Juncosa: LuxFilmfestival, Foto: Lex Kleren/Luxemburger Wort
Berlinale: Ours d'or pour le film roumain "Touch me not"
La Berlinale a surpris samedi soir en décernant son Ours d'or à "Touch me not" de la réalisatrice roumaine Adina Pintilie, une exploration à mi-chemin entre fiction et documentaire sur l'intimité et la sexualité, après une édition marquée par les débats sur la place des femmes dans le 7e art.
Romanian director Adina Pintilie poses with the Golden Bear for Best Film award she received for her film "Touch Me Not" as he arrives with Bulgarian actress Irmena Chichikova (L), producer Philippe Avril (2ndL) and Icelandic actor Tomas Lemarquis during a press conference following the awards ceremony of the 68th edition of the Berlinale film festival on February 24, 2018 in Berlin. / AFP PHOTO / John MACDOUGALL