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Facebook: nos posts seraient-ils motivés par la jalousie?
Culture 2 min. 05.12.2015 Cet article est archivé
Réseaux sociaux

Facebook: nos posts seraient-ils motivés par la jalousie?

"La participation aux réseaux sociaux a déjà été reliée à la dépression, à l'anxiété et à des comportements narcissiques, mais les raisons n'ont pas été bien expliquées", commente Izak Benbasat, l'un des auteurs de l'étude qui ajoute : "nous avons trouvé le chaînon manquant."
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Facebook: nos posts seraient-ils motivés par la jalousie?

"La participation aux réseaux sociaux a déjà été reliée à la dépression, à l'anxiété et à des comportements narcissiques, mais les raisons n'ont pas été bien expliquées", commente Izak Benbasat, l'un des auteurs de l'étude qui ajoute : "nous avons trouvé le chaînon manquant."
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Culture 2 min. 05.12.2015 Cet article est archivé
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Facebook: nos posts seraient-ils motivés par la jalousie?

Les messages que nous publions pourraient en dire plus sur nous que les simples photos de vacances que nous partageons.

Les messages que nous publions sur Facebook pourraient en dire plus sur nous que les simples photos de vacances que nous partageons, à en croire une récente étude canadienne qui a montré que la jalousie était l'une des motivations principales des mises à jour des utilisateurs sur le réseau social.

Pour comprendre les possibles effets négatifs de l'utilisation de Facebook, des chercheurs de l'université de Colombie-Britannique ont sondé 1193 utilisateurs du réseau social dans une université allemande. On leur a posé une série de questions sur leur utilisation de Facebook, ils devaient aussi rapporter leur ressenti pendant qu'ils l'utilisaient. L'équipe a ensuite croisé ces données avec les habitudes en ligne des étudiants, et a trouvé que Facebook avait tendance à procurer un sentiment d'insatisfaction des utilisateurs envers leurs amis en ligne.

L'équipe en a conclu que les sentiments de jalousie, d'échec et de narcissisme figuraient parmi les principales motivations des internautes sur ce réseau social, du fait que les utilisateurs essaient avant tout de se présenter sous leur meilleur jour possible. "La participation aux réseaux sociaux a déjà été reliée à la dépression, à l'anxiété et à des comportements narcissiques, mais les raisons n'ont pas été bien expliquées", commente Izak Benbasat, l'un des auteurs de l'étude qui ajoute : "nous avons trouvé le chaînon manquant."

Les chercheurs ont aussi trouvé que les photos de voyage sont l'un des facteurs de jalousie les plus forts sur Facebook, les utilisateurs postant leurs souvenirs de vacances les plus idylliques pour dépeindre leur vie de manière quasi parfaite pour ne pas dire irréaliste. Ce phénomène ne vise pas forcément à susciter la jalousie chez l'autre, mais est plutôt motivé par la volonté de rivaliser avec les autres et de maintenir les apparences.

Izak Benbasat a indiqué que ce type de posts n'étaient pas susceptibles de changer, étant donnée la nature même des réseaux sociaux. Mais certaines mesures pourraient permettre de réduire ces sentiments toxiques. "Partager des images et des histoires sur les grands moments de sa vie - c'est tellement le rôle de Facebook, qu'il est impossible de s'en défaire", explique le chercheur. "Mais je pense qu'il est important que les personnes connaissent l'impact que cela peut avoir sur leur bien-être. Les parents et les professeurs devraient noter le fait que les jeunes peuvent être particulièrement vulnérables au côté sombre des médias sociaux."

Cette étude n'est pas la première en date à montrer que Facebook peut entraîner un sentiment d'échec et de tristesse. Des recherches parues le mois dernier émanant du Happiness Research Institute au Danemark ont montré que 39% des utilisateurs de Facebook sont plus susceptibles de ressentir un sentiment de mal-être que les non-utilisateurs. Pendant ce test qui consistait à s'abstenir d'aller sur Facebook pendant une semaine, les participants de ce groupe rapportaient se sentir plus concentrés et de profiter d'une vie sociale plus riche. De plus ils enregistraient de plus forts taux de bien-être et de satisfaction au quotidien que les personnes qui étaient restées connectées sur le site.


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