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Et le masque devint «so fashion»
Culture 2 min. 29.04.2020 Cet article est archivé

Et le masque devint «so fashion»

Le premier modèle dessiné par Claudie et Stéphanie Grisius était dans l'esprit casual.

Et le masque devint «so fashion»

Le premier modèle dessiné par Claudie et Stéphanie Grisius était dans l'esprit casual.
Photo : DR
Culture 2 min. 29.04.2020 Cet article est archivé

Et le masque devint «so fashion»

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Le duo à la tête de l'atelier de mode vol(t)age a créé toute une collection de masques chic. Un accessoire inattendu au milieu de la collection 2020.

Cinq ans que Claudie et Stéphanie, sœurs dans la vie et partenaires dans le business, ont ouvert leur première boutique de mode. Une échoppe à Luxembourg pour exposer leur style, déployer leurs idées, présenter leurs vêtements. Aujourd'hui, elles pourraient faire parler d'elles dans la rubrique "Economie". Rideau baissé, tiroir caisse endormi. Sauf que depuis début avril, leur marque Vol(t)age cartonne. Un succès qui tient en un objet : l'écharpe-masque.

«C'était vraiment impossible pour nous de s'imaginer sortir avec un bout de papier ou de tissu aussi laid sur le visage», s'amusent les créatrices. A leurs yeux, le virus et toute son actualité étaient déjà suffisamment abominables pour ne pas y ajouter une touche de laideur. Et ne croyez pas leur réflexion superficielle ou légère. Cette idée d'accessoire correspondait bien à l'ADN qui régit le duo : «suivre le courant et l'adapter dans des tenues où l'on se sente à l'aise et élégant(e)».


Lokales, Corona-Virus, Stéphanie Damm-Krauss näht Stoffmasken mit ihrer Tochter Charlie, Foto: Guy Wolff/Luxemburger Wort
Tout savoir sur les masques «faits maison»
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Ainsi est né le premier modèle des sœurs Grisius: le b(e)at the virus. «On a pris ce que nous avions sous la main: le tissu coton gris de nos sweatshirts (la matière par excellence confinement). On a dessiné un patron et finalisé le modèle.» Un look de chauve-souris assumé une fois déployé devant bouche et nez, ou invisible sitôt rentré dans le tour de cou. Oui, leur masque devenait bien plus fashion que simple ustensile sanitaire. 

Et alors que les machines à coudre retrouvent de l'activité dans l'atelier luxembourgeois, et que les premières pièces se vendent déjà comme des petits pains, Vol(t)age a retrouvé son esprit chic et branché. «Nous avions démarré dans un esprit casual mais pour correspondre vraiment à notre marque il fallait retrouver de l'électrique, du luxe un peu. Alors va pour les modèles velours, soie ou patchwork de tissus précieux et à l'allure assumée. 

«Les masques étaient d'un ennui... On a décidé de les looker à notre goût.» Un jeu au départ, une collection à l'arrivée pour Claudie et Stéphanie Grisius.
«Les masques étaient d'un ennui... On a décidé de les looker à notre goût.» Un jeu au départ, une collection à l'arrivée pour Claudie et Stéphanie Grisius.
Photo: Christian Wilmes

«Nous nous adressons à celles et ceux qui veulent bien s'habiller et bien se protéger. Personne n'a dit que cela devait manquer d'élégance. Stay safe, stay stylish!», adressent-elles comme pied de nez à tous les masques vite faits aux confins du monde.

Mais, avant de les mettre sur le marché, les Luxembourgeoises ont tout de même vérifié que leurs V-masks résistaient bien à un lavage à 60°, comme recommandé par les autorités sanitaires... Histoire d'assainir l'objet entre deux sorties. Ouf, ni le tissu de l'écharpe, ni la structure en vlieseline ne perdent en tenue après leur passage en machine.

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