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«Doudege Wénkel» casse les codes du polar
Culture 1 3 min. 03.10.2012 Cet article est archivé

«Doudege Wénkel» casse les codes du polar

Jules Werner dans «Doudege Wénkel».

«Doudege Wénkel» casse les codes du polar

Jules Werner dans «Doudege Wénkel».
Photo: Samsa Films
Culture 1 3 min. 03.10.2012 Cet article est archivé

«Doudege Wénkel» casse les codes du polar

Il n’aura fallu qu’un budget de 2,5 millions d’euros et 35 jours de tournage à Christophe Wagner pour mener à bien son premier long métrage «Doudege Wénkel» produit par Samsa films. Un polar noir qui fera parler de lui sur la place de Luxembourg et même au-delà des frontières.

Encore un film de genre pourrions-nous dire en lisant l’histoire, celle d’un policier exemplaire qui vient de se faire assassiner dans d’étranges circonstances. Ce policier, c’est le frère d’Olivier, également flic mais aux méthodes pas très orthodoxes. Et, lorsque l’inspecteur Hastert lui propose de mener l’enquête à ses côtés, Olivier, assoiffé de vengeance, foncera tête baissée dans cette enquête d’où il ne sortira pas tout à fait indemne.

Ecrit à quatre mains avec «un producteur qui nous remettait sur les rails pour garder une certaine crédibilité luxembourgeoise» nous confie Christophe Wagner, «Doudege Wénkel» traduit par «Angle Mort» possède une véritable qualité d’écriture tant au niveau des personnages que de l’intrigue.

Si ce polar est une vraie réussite, il reste pourtant pour Christophe Wagner une inconnue, celle de l’exportation. «Sincèrement, je crains pour l’exportation de mon film à l’étranger même s’il a été très bien accueilli au Festival de Cambridge. Je pense que la langue luxembourgeoise reste un handicap et puis le fait qu’il s’agisse d’un film de genre hyper concurrentiel rend les choses encore plus compliquées» souligne-t-il.

«Faire un film qui tienne la route même au niveau international»

Il est vrai que «Angle Mort», entièrement tourné au grand-duché de Luxembourg, est un film de genre, mais un film de genre qui casse quand même les codes du «parfait polar» comme les courses poursuites en voiture, les coups de feu à n’en plus finir et les coups de poings qui se perdent dans presque toutes les scènes.

Rien de tout cela dans le film de Christophe Wagner, on est dans la subtilité, proche de la réalité avec des flics qui n’ont rien de héros ou de surhomme. «Nous avons effectivement essayé de raconter autre chose que ce que l’on peut voir dans des séries policières ou dans d’autres films. Raconter ce que font les autres ne nous intéressait pas, cela n’avait aucun intérêt même pour un film luxembourgeois», martèle le jeune réalisateur avant d’ajouter: «L’idée de départ était de faire un film qui tienne la route même au niveau international.»

Une bonne surprise

Le plus dur est passé pour Christophe Wagner qui, à l’issue de la projection, s’est mis à collectionner les félicitations des invités qui visiblement ne s’attendaient pas à un film de cette qualité.

«Me voilà soulagé » nous glisse-t-il entre deux poignées de main, «Je vais maintenant pouvoir me consacrer à mes deux autres projets. Un qui se passera en Lorraine française et qui est une affaire politico-financière car l’idée est de faire un film plus exportable. Et mon second projet est à nouveau un projet luxembourgeois qui se base sur des événements historiques réels.»

En attendant de pouvoir visionner ces deux nouveaux projets, «Doudege Wénkel», avec Jules Werner, André Jung, Brigitte Urhausen et Luc Feit, qui nous ont tous offert une remarquable prestation, est actuellement à l’affiche à l’Utopolis Luxembourg.

MrT

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