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Dites adios à "La Casa de papel"
Culture 2 min. 02.12.2021
Séries

Dites adios à "La Casa de papel"

Vous étiez plutôt Oslo ou Tokyo? En tout cas, le casting tire sa révérence.
Séries

Dites adios à "La Casa de papel"

Vous étiez plutôt Oslo ou Tokyo? En tout cas, le casting tire sa révérence.
Photo : AFP
Culture 2 min. 02.12.2021
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Dites adios à "La Casa de papel"

Cinq saisons et puis s'en va... Premier succès planétaire de Netflix dans une langue autre que l'anglais, «La casa de papel» fait ses adieux vendredi, avec la diffusion des ultimes épisodes.

(AFP) -La Casa de papel aura été une série pionnière. D'abord parce qu'elle a ouvert la grille des programmes de Netflix à des séries autres que britanniques ou américaines. Et avec le succès que l'on sait depuis, comme en témoigne actuellement l'engouement mondial pour la production sud-coréenne Squid Game ou le feuilleton made in France, Lupin ou même Capitani pour le Luxembourg.


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Produite initialement par la chaîne Antena 3 avec un budget limité, la série espagnole autour du braquage de la fabrique nationale de la monnaie à Madrid est devenue, après son rachat par la compagnie américaine Netflix fin 2017, l'une des plus regardées sur la première plateforme mondiale de streaming. Un succès tel que les combinaisons rouges et les masques de Dali des braqueurs de la série, tout comme le chant révolutionnaire italien Bella Ciao, sont apparus dans des manifestations à travers le monde.

«C'est la première série non anglophone qui s'est transformée en un phénomène mondial aussi important», souligne Elena Neira, professeur en sciences de la communication à l'université ouverte de Catalogne. Les personnages de Tokyo, Lisbonne ou Berlin ont même réussi à tenir en haleine une large audience anglophone qui, notamment aux États-unis, est peu habituée aux productions doublées ou sous-titrées.

Sur le papier, le scénario de La Casa de papel n'avait pourtant «rien de révolutionnaire», estime Elena Neira. Mais la série raconte «une histoire très universelle de lutte entre les bons et les méchants, où les bons ne sont pas ceux qui semblent l'être et où les méchants ne sont pas aussi méchants qu'ils en ont l'air», «avec des messages sur le pouvoir des femmes, la camaraderie, la nécessité de se rebeller», ajoute-t-elle.


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Pour Alberto Nahum Garcia, professeur de communication audiovisuelle à l'Université de Navarre, le succès de La Casa de papel est aussi dû à «un alignement des planètes». Car la série est sortie «à un moment où la distribution est devenue encore plus mondiale et a bénéficié d'une production clairement très addictive avec des fins d'épisode à suspense». Chose que les algorithmes de recommandation valorisent beaucoup...