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Dans l'air du temps: La fleur de l’âge
Culture 2 min. 29.04.2017

Dans l'air du temps: La fleur de l’âge

Dans l'air du temps: La fleur de l’âge

Photo: Archives LW
Culture 2 min. 29.04.2017

Dans l'air du temps: La fleur de l’âge

Maurice FICK
Maurice FICK
Dans sa chronique hebdomadaire, Stéphane Bern revient sur la «multi-récidiviste» qui a été désignée pour la cinquième fois en 2017, femme la plus belle du monde: Julia Roberts. Il y voit «un signal envoyé à toutes les femmes dans la maturité de l’âge». Car Julia Roberts n'a pas cédé aux sirènes de la chirurgie esthétique ou autre rajeunissement artificiel.

Par Stéphane Bern

Il y a certes quelque chose de ridicule à vouloir chaque année décerner le titre de «plus belle femme du monde» ou «d’homme le plus sexy du monde», mais il faut bien avouer que cela permet au magazine américain People de réaliser des ventes records. Chacun a sans doute besoin de s’identifier à des icônes de la beauté et de la grâce, à des étoiles qui font briller d’un éclat particulier un ciel souvent morose.

C’est une multi-récidiviste qui a été désignée comme la femme la plus belle du monde en 2017 : Julia Roberts a été élue pour la cinquième fois en vingt-six ans de carrière. Elle reste donc éternellement notre Pretty woman ! La première fois, c’était en 1991, l’actrice avait 23 ans et venait de jouer dans le film culte, succès planétaire qui a fait d’elle une icône de beauté, Pretty Woman de Gary Marshall. Elle a également été élue en 2000 (année de sortie du succès Erin Brockovich, seule contre tous de Steven Soderbergh), 2005 (soit un an après le carton d’Ocean’s Twelve) et 2010 (année pendant laquelle elle a tourné dans Valentine’s Day de Gary Marshall et Mange, prie, aime de Ryan Murphy).

«Je suis flattée. Mais ça va devenir embarrassant», confie Julia Roberts, qui détient le record de nominations. Même son ami George Clooney n’a été nommé homme le plus sexy du monde par le magazine People que deux fois. «Je vais mentionner cela sur la carte de vœux que j’enverrai aux Clooney cette année», s’amuse l’actrice qui assure que son secret de beauté, c’est la simplicité, le sourire… «et sentir bon».

Fan de foot, on vient justement de la voir, éblouie et intimidée, avec son mari Daniel Moder, poser dans les vestiaires du stade Santiago Bernabeu avec les joueurs du Real Madrid, Cristiano Ronaldo, Sergio Ramos, Lionel Messi, Marcelo, Lucas Vasquez et même Zinedine Zidane, l’entraîneur de l’équipe. «Le secret de mon bonheur» confie-t-elle, «est à chercher dans les joies familiales», avec son mari, Daniel Moder, et leurs trois enfants, les jumeaux Hazel et Phinnaeus (12 ans) et Henry (9 ans). «Je suis à mon apogée mais je sais que le meilleur est à venir et je n’ai qu’une hâte: voir mes enfants grandir, qu’ils réalisent leur rêve, qu’ils trouvent leur voie, et fondent une famille».

Par-delà le résultat du palmarès annuel qui consacre une nouvelle fois la star américaine, il est intéressant de constater le changement des mentalités outre-Atlantique qui permet à une actrice de 49 ans de faire la couverture du magazine People sans avoir eu recours ni à la chirurgie plastique, ni aux injections de botox, encore moins au retouchage numérique. C’est un signal envoyé à toutes les femmes dans la maturité de l’âge. On peut à cinquante ans, être belle, lumineuse, bien dans sa peau et heureuse dans sa vie, sans que Hollywood, comme toute autre entreprise où l’image est primordiale, ne vous considère comme un senior en pré-retraite. On peut effeuiller le temps et rester dans la fleur de l’âge.

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