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Dans l’air du temps: La «dog» thérapie
Culture 2 min. 26.11.2016

Dans l’air du temps: La «dog» thérapie

Stéphane Bern, chroniqueur pour le Luxemburger Wort.

Dans l’air du temps: La «dog» thérapie

Stéphane Bern, chroniqueur pour le Luxemburger Wort.
Photo: archive LW
Culture 2 min. 26.11.2016

Dans l’air du temps: La «dog» thérapie

Cette semaine, dans sa chronique hebdomadaire "Dans l'air du temps", Stéphane Bern nous parle de la folie des stars pour leurs animaux de compagnie, et plus particulièrement, leur chien.

On peut être en tête de la liste des « femmes les plus sexy du monde », dans le palmarès des femmes les plus puissantes du monde pour son poids économique dans l’industrie cinématographique, et, selon le magazine Forbes, « l’actrice la mieux payée au monde » avec des revenus l’an dernier de 52 millions de dollars, ou même mériter le titre « de jeune actrice la plus talentueuse d’Amérique »… et perdre tout sens commun lorsqu’il s’agit de parler de son compagnon à quatre pattes. 

Actrice de 26 ans, oscarisée avec « Happiness Therapy », héroïne de « Hunger Games », Jennifer Lawrence vient de perdre une bonne occasion de se taire en se confiant au magazine Vanity Fair sur sa relation intime avec sa chienne Pippi Longstocking. 

Bien décidée à se concentrer sur sa carrière artistique, et remettant à plus tard tout désir de mariage et de fonder une famille, Jennifer Lawrence se définit ainsi :

«Je suis une maman chien psychotique. D’une telle façon que cela m’embarrasse sincèrement. Si je pouvais la mettre à l’intérieur de moi et lui donner naissance, je le ferais». Et d’ajouter, «si je devais maintenant donner naissance à un enfant, le bébé n’aurait que la seconde place, après ma chienne»… 

L’actrice raconte avec cette ingénuité si caractéristique des stars montées trop vite en puissance sans avoir eu le temps de passer ni par la case études, ni par celle de la vie normale, que sa mère lui avait offert l’an dernier un portait de sa chienne peint par un jeune fan de 14 ans en Nouvelle-Zélande à qui elle l’avait commandé. 

«Je ne l’accrochais que lorsque ma mère venait dans ma maison de Los Angeles, avoue-t-elle. Mais soudain j’ai réalisé la chance que j’avais d’avoir ma chienne peinte à l’acrylique et très fièrement j’ai accroché la toile au-dessus de la cheminée». 

Cette dévotion immodérée des stars pour leur chien - qui frise le ridicule même si on peut comprendre que ce sont les seuls compagnons désintéressés par leur notoriété et qui ne publieront jamais leurs souvenirs ni posteront des photos indiscrètes sur les réseaux sociaux – est d’autant plus inquiétante que ces personnalités très en vue envoient au public un mauvais signal : l’animal de compagnie n’est pas plus un accessoire de mode comme le croit Paris Hilton ou Kate Moss ni un «enfant» sur lequel on peut transférer des désirs de maternité inassouvis. 

Ne parlons pas de ces actrices ou mannequins, surtout en Angleterre, à l’image de Miranda Hart avec son bichon frisé Peggy, ou Daisy Lowe avec son bichon maltais Monty, qui font de leur animal leur agent publicitaire en publiant des livres. 

Cette véritable folie canine s’explique sans doute par ce désir de fuir les réalités du monde en créant une relation exclusive et fusionnelle avec un animal, mais elle aura réussi à transformer ces stars en proies faciles des salons de massages, bars ou autres maisons de couture pour chiens… Si le chien peut faire partie de la «happiness therapy», une autre thérapie s’impose à celles qui ne savent pas raison garder !

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