Changer d'édition

Dans l’air du temps - La chronique de Stéphane Bern: L’amour souverain
Culture 2 min. 14.02.2016

Dans l’air du temps - La chronique de Stéphane Bern: L’amour souverain

Stéphane Bern.

Dans l’air du temps - La chronique de Stéphane Bern: L’amour souverain

Stéphane Bern.
DR
Culture 2 min. 14.02.2016

Dans l’air du temps - La chronique de Stéphane Bern: L’amour souverain

A l'occasion de la Saint-Valentin, qui est aussi la date anniversaire du mariage du grand-duc Henri et de la grande-duchesse Maria Teresa, Stéphane Bern nous parle d'amour...

Il est impossible d’échapper chaque année à la Saint-Valentin, la fête des amoureux dont l’origine se perd dans la nuit des temps mais qui, d’abord, marquait la date où les tourtereaux s’appariaient, avant de devenir le jour où les couples échangent des billets doux et renouvellent leurs serments d’amour.

Ce n’est certes pas un hasard si nos souverains ont choisi ce jour du 14 février 1981, pour unir leur destin et sceller leur amour solennellement devant Dieu en la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg et devant la population luxembourgeoise, désireuse de partager l’allégresse de ces noces princières.

Trente-cinq ans plus tard, alors que ce dimanche le Grand-Duc et la Grande-Duchesse fêtent leurs noces de rubis, comment ne pas être sensible à la force de leur amour qui s’est conforté au fil des ans, affermi au gré des épreuves de l’existence et constitue la source inépuisable de la passion qu’ils mettent à servir le pays et les Luxembourgeois?

Depuis 2000, placé par l’Histoire sur le trône grand-ducal, le Grand-Duc a fait de cet amour qui les unit si fortement le ressort nécessaire d’une vie entièrement consacrée à son devoir constitutionnel. Certes, il a eu la chance de rencontrer la femme solaire et lumineuse qui partage ses valeurs d’engagement mais n’oublions pas que c’est une tâche si lourde qu’il vaut mieux en partager le poids avec l’être aimé, car, comme le disait la reine Beatrix des Pays-Bas, «on en voit la splendeur extérieure mais on discerne rarement la charge et le renoncement constant qu’elle implique».

Non seulement Henri et Maria Teresa de Luxembourg ont fondé une belle et grande famille à laquelle chacun peut légitimement s’identifier et qui s’inscrit dans la continuité historique des institutions dynastiques et démocratiques du Grand-Duché, mais ils ont su par leur exemple quotidien rappeler qu’au-delà de toute théorie, la monarchie est une famille vivante qui partage l’aventure de toutes les familles et en connaît les mêmes joies et les mêmes peines, mais publiquement.

C’est en cela que l’institution monarchique est à l’image de la vie, bien plus que toutes les autres formes désincarnées de pouvoir où toute forme de sentiment est exclue par principe.

L’amour, si haut placé au sommet de notre Etat, garantit que si la raison gouverne, c’est encore le cœur qui règne. Souhaitons ensemble à nos souverains un très heureux anniversaire de mariage, à l’image d’un rubis qui brille de mille feux sous les multiples facettes de l’amour.


Sur le même sujet

«Äddi Monseigneur»
Après l'annonce de son décès ce mardi 23 avril, de nombreuses personnalités du pays, mais aussi du monde entier, ont fait part de leur chagrin, notamment sur les réseaux sociaux.
La chronique de Stéphane Bern
Chaque week-end, le célèbre animateur Stéphane Bern nous livre son point de vue sur l'actualité, dans une chronique intitulée "L'air du temps". Retrouvez ici l'ensemble de ses contributions.
Couple grand-ducal: 35 ans de mariage en images
Il y a 35 ans, le 14 février 1981, le Grand-Duché était en fête: Henri, qui était alors Grand-Duc héritier a uni sa destinée à Maria Teresa Mestre, d'origine cubaine, en la cathédrale de Luxembourg.