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Dans l’air du temps : L’étoffe d’une First Lady
Culture 2 min. 23.01.2017

Dans l’air du temps : L’étoffe d’une First Lady

Stéphane Bern au palais grand-ducal lors du tournage de son émission sur la grande-duchesse Charlotte.

Dans l’air du temps : L’étoffe d’une First Lady

Stéphane Bern au palais grand-ducal lors du tournage de son émission sur la grande-duchesse Charlotte.
Gerry Huberty
Culture 2 min. 23.01.2017

Dans l’air du temps : L’étoffe d’une First Lady

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
Comme les stars de la chanson internationale, les grands couturiers semblent avoir ostensiblement boudé l’investiture du nouveau président des Etats-Unis Donald Trump.

Par Stéphane Bern

Comme les stars de la chanson internationale, les grands couturiers semblent avoir ostensiblement boudé l’investiture du nouveau président des Etats-Unis Donald Trump.

Certes, il peut paraître futile de s’interroger sur l’identité du styliste attitré de la nouvelle locataire de la Maison-Blanche, mais la défiance des créateurs américains (dont la Première Dame doit devenir l’ambassadrice) est symptomatique de l’état d’esprit qui règne à Washington.

Assurément, l’épouse du 45ème président des Etats-Unis est loin de susciter le même engouement que Michelle Obama auprès des créateurs de mode, sans même parler de celle qui a rendu glamour le concept de « flotus » (first lady of the United States), Jackie Kennedy, ressuscitée dans un film par Natalie Portman, et qui propulsa sur le devant de la scène Oleg Cassini tout en restant fidèle à Hubert de Givenchy, Coco Chanel, Balenciaga ou Christian Dior.

Aujourd’hui, les stylistes américains qui avaient tous pris position pour Hillary Clinton, gardent leur distance avec Melania. Pourtant, comme l’a justement décrit Vanessa Friedman, directrice de la mode au New York Times, « la mode est un moyen de créer l’identité d’une administration, c’est une arme de séduction massive qui accompagne efficacement l’exercice du pouvoir du président ».

Certes Melania Trump a le profil du portemanteau idéal. Née en 1970 à Sevnica, petite ville du centre de la Slovénie, cette fille d’un garagiste et d’une couturière dans une usine de textile a fait carrière dans le mannequinat. C’est dans l’exercice de cette fonction qu’elle a rencontré Donald Trump en 1998, lors d’une fashion week new-yorkaise. Ils se sont épousés six ans plus tard et Melanija Knavs est alors devenue la troisième Madame Trump.

En toute logique, avec ses mensurations de rêve, Melania aurait dû attirer les créateurs de mode américains, mais à l’instar de leurs homologues de la musique, les couturiers ne se bousculent pas pour l’habiller. Dès la campagne présidentielle, des créateurs ont sorti leurs aiguilles comme la Française Sophie Theallet, suivie par Humberto Leon, Tom Ford, Marc Jacobs ou Tory Burch, ainsi que la papesse de la mode Anna Wintour qui a carrément servi de conseillère image à la candidate démocrate et organisé des galas pour réunir des fonds.

Plus prudente, Diane von Furstenberg, après avoir milité pour Hillary, joue l’apaisement : « Melania a droit au même respect que toutes les premières dames qui l’ont précédée ». Plus opportuniste Tommy Hilfiger pense « que Melania est une très belle femme et que tout créateur devrait être fier de l’habiller. […] Les gens ne devraient pas avoir une approche politique de cette question ».

L’heure serait-elle à l’opportunisme ? Le magazine Women’s Wear Daily, assure que c’est Ralph Lauren – pourtant soutien actif d’Hillary Clinton – qui aurait retourné sa veste pour habiller Melania, le jour, en laissant à Karl Lagerfeld le soin de la parer le soir… Pures spéculations ! Dans le plus grand secret, Melania a fait venir auprès d’elle un créateur français, Hervé Pierre Braillard, qui officia chez Balmain avant d’être le « nègre » de Carolina Herrera : la french touch fait son retour à la Maison-Blanche.

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