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Dans l’air du temps: Hymne à la vie
Culture 3 min. 31.12.2016

Dans l’air du temps: Hymne à la vie

Stéphane Bern, chroniqueur pour le Luxemburger Wort.

Dans l’air du temps: Hymne à la vie

Stéphane Bern, chroniqueur pour le Luxemburger Wort.
Photo: archive LW
Culture 3 min. 31.12.2016

Dans l’air du temps: Hymne à la vie

Dans sa chronique hebdomadaire, Stéphane Bern fait le point sur cette année 2016, malheureusement teintée de nombreux décès de personnalités connues.

Chaque fin d'année est l’occasion de faire le bilan des douze mois écoulés et de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur. L’année 2016 ne restera certes pas dans les annales comme un cru savoureux dont nous voudrons garder le souvenir. 

Année douce amère qui s’achève comme elle avait commencé, par une véritable hécatombe de personnalités. Et parmi nos chers disparus célèbres, des étoiles qui ont fait briller notre ciel par leur éclatante carrière, et dont on veut croire que jamais l’oubli ne les ensevelira. 

Le monde des arts et des lettres a payé un lourd tribut : Michel Delpech, Michel Galabru, Pierre Boulez, André Courrèges, Michel Tournier, René Angélil (le mari de Céline Dion), Edmonde Charles-Roux, l'icône pop britannique David Bowie, suivi par le chanteur américain Prince, mort à l'âge de 57 ans. 

La faucheuse ne s’est pas arrêtée en si bon chemin, sacrifiant la légende de la boxe Mohamed Ali, triple champion du monde des poids lourds, né sous le nom de Cassius Clay, avant de s’acharner sur les grands de ce monde tel l'ancien président israélien et prix Nobel de la paix Shimon Peres, ainsi qu’Elie Wiesel, le roi Bhumibol Adulyadej, symbole de l'unité nationale en Thaïlande, au terme d'un règne d'une longévité sans égale de soixante-dix ans, précédant de quelques semaines le père de la révolution cubaine, Fidel Castro. 

Faire le deuil de cette année 2016, c’est aussi dire au revoir au musicien canadien Léonard Cohen, au chanteur britannique de 53 ans George Michael, à l’actrice américaine Debbie Reynolds, qui a dansé avec Gene Kelly dans la comédie musicale «Singing in the rain», ne résistant pas à l’annonce du décès de sa fille, Carrie Fisher, la célèbre princesse Leia de «Star Wars» et plongeant Hollywood dans l’affliction. 

La liste serait incomplète sans l’Académicien français Michel Déon, le parolier Pierre Barouh, les plus beaux yeux du cinéma français Michèle Morgan, sans oublier l’épouse de Louis de Funès à l’écran, Claude Gensac, ou même Zsa Zsa Gabor, mais aussi la créatrice de mode Sonia Rykiel, le fin épicurien Jean-Pierre Coffe, l’historien académicien Alain Decaux, Monsieur Cinéma Pierre Tchernia, Umberto Eco et Michel Tournier ou Dario Fo pour les lettres, le footballeur Johan Cruyff, Ettore Scola, Andrzej Wajda et Jacques Rivette pour le 7ème art, et la doyenne de la chanson française, Léo Marjane que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… 

Cette litanie de noms illustres pourrait paraître choquante et indécente, ne serait-ce qu’en regard des victimes d’attentats ou des inconnus disparus en fuyant leur pays en guerre. 

La BBC parle de « surmortalité », en nuançant cette abondance de nécrologies célèbres par l’effet conjugué de l’espérance de vie prolongée et de la sur-médiatisation des talents. 

Cette chronique, la dernière de l’année, en forme d’In Memoriam, a surtout pour vocation de rappeler que les stars ne s’éteignent que si on les oublie, et qu’elles éclairent nos vies dont elles sont le reflet pour autant que nous leur offrions cette lumière. 

Ces êtres que nous avons admirés et aimés restent des repères dans notre vie, comme des membres de notre famille mais que nous partageons avec tous. Ils nous rappellent simplement le cycle immuable de la vie.

Bonne année 2017 à tous.

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