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«Bad Banks» fait son retour
Culture 1 2 min. 04.02.2020

«Bad Banks» fait son retour

«Bad Banks» fait son retour

Photo: ZDF / Iris Productions / Fabrizio Maltese
Culture 1 2 min. 04.02.2020

«Bad Banks» fait son retour

Six nouveaux épisodes de la série germano-luxembourgeoise consacrée au milieu bancaire sont sortis, pour une saison 2 très attendue. Bassesses et perfidie sont au menu.

(JFC, avec KK) - Lorsque la première saison de la série «Bad Banks» a été lancée en 2018, le succès fut immédiat. La coproduction germano-luxembourgeoise a d'emblée recueilli les faveurs des téléspectateurs et a remporté de nombreux prix importants, dont celui de la télévision allemande ZDF et le prix Grimme dans la catégorie «meilleure série».

Pour la première fois, un format de grande envergure se penchait sur le contexte de la crise financière, qui restait pourtant incompréhensible aux yeux de beaucoup. Soutenus par des personnages aux multiples facettes, les montages financiers abstraits sont soudain apparus tangibles, et donc compréhensibles. Les images concises et le style narratif captivant ont peaufiné ce succès.

Le lieu de tournage à la Philharmonie, avec Tao (Mai Duong Kieu) et Marc (Marc Limpach) (à dr.)
Le lieu de tournage à la Philharmonie, avec Tao (Mai Duong Kieu) et Marc (Marc Limpach) (à dr.)
Photo: ZDF/Letterbox Filmproduktion

La deuxième saison était donc très attendue. Elle a été financée avec le soutien du Luxembourg Film Fund et vient de sortir ce week-end. L'action débute six mois après que l'État a renfloué Deutsche Global Invest et se présente dans une atmosphère clairement morose. Les institutions financières sont aux prises avec des réglementations plus strictes, la politique de taux d'intérêt bas et surtout la concurrence des jeunes entreprises à base numérique.

Lorsque l'ambitieuse jeune banquière Jana Liekam (Paula Beer) est envoyée dans le milieu des start-up berlinoises pour prendre le contrôle du projet idéaliste de durabilité GreenWallet, deux mondes s'entrechoquent. Le contraste entre le monde bancaire, hiérarchique et masculin, et le milieu jeune et dynamique des start-up est conçu comme un conflit. Mais dans l'ensemble, le fait de bien saisir qui complote contre qui, qui travaille sur de nouvelles alliances et qui doit régler de vieux comptes, requiert une concentration totale.

La grande force de la première saison était sa capacité à brosser un tableau moral de l'industrie financière avec une ingéniosité visuelle et des personnages ciselés avec précision. Mais cette impulsion particulière ne parvient pas à s'enflammer dans la saison 2, et ce n'est que dans le dernier épisode que les mailles de la trame se rejoignent au Luxembourg, d'une manière qui rappelle la sophistication narrative de la première saison. Bien trop tard pour saisir un récit trop effiloché.

Les vidéo 360 ne sont pas supportées. Voir la vidéo 360 dans l'app Youtube.

Au niveau de la distribution, Désirée Nosbusch, qui apparaît en grande dame dans un milieu complètement masculin, se surpasse une fois de plus. Sous sa détermination glaciale se cache la condition humaine de la femme derrière le masque de la banquière. Bref, si cette seconde saison paraît moins convaincante, il n'empêche qu'elle perpétue l'importance d'une série qui offre une dimension narrative à un domaine d'activités qui apprécie plus que tout l'obscurité.

Les six épisodes de la deuxième saison de «Bad Banks» sont disponibles en ligne dans les médiathèques d'ARTE et de la ZDF. Les épisodes seront diffusés à la télévision aux dates suivantes: les 6 et 7 février à 20h15 sur Arte (trois épisodes chacun) et les 8, 9 et 10 février à 21h45 sur ZDF (deux épisodes chacun).


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