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Football / Les une-deux de Caza: Michel Renquin: «Renato Costantini: une de mes plus mauvaises rencontres»
Sport 6 Min. 03.12.2014

Football / Les une-deux de Caza: Michel Renquin: «Renato Costantini: une de mes plus mauvaises rencontres»

«Avec Renato Costantini, le dernier qui a parlé a raison», avance Michel Renquin.

Football / Les une-deux de Caza: Michel Renquin: «Renato Costantini: une de mes plus mauvaises rencontres»

«Avec Renato Costantini, le dernier qui a parlé a raison», avance Michel Renquin.
Photo: Guy Jallay
Sport 6 Min. 03.12.2014

Football / Les une-deux de Caza: Michel Renquin: «Renato Costantini: une de mes plus mauvaises rencontres»

International belge à 55 reprises, demi-finaliste du Mondial 1986, Michel Renquin évoque la difficulté d'exercer de nos jours le rôle d'entraîneur, la cohabitation avec les dirigeants et... Guy Hellers.

International belge à 55 reprises, demi-finaliste du Mondial 1986, Michel Renquin évoque la difficulté d'exercer de nos jours le rôle d'entraîneur, la cohabitation avec les dirigeants et... Guy Hellers.

• Michel, comment êtes-vous arrivé à Pétange?

C'était à la trêve hivernale. Le club venait de se séparer de Carlo Weis (saison 2011-2012). On ne s'en était pas trop mal sorti et on avait décroché le maintien. Au cours de la seconde saison, j'ai eu des soucis avec une personne qui avait investi de l'argent dans le club. Il avait engagé deux joueurs étrangers dans sa société et il voulait que ces garçons jouent plus. Les problèmes ont commencé à cet instant. Après 4 matches, on avait 4 points tout en ayant joué contre le Fola et le F91. Je regrette mais je ne pouvais pas travailler dans de telles conditions.

• Avec le CSP, avez-vous constaté de grosses différences entre le Luxembourg et la D2 ou la D3 belge?

Pétange, c'est spécial. C'est un petit club avec ses avantages mais aussi ses points faibles. A cette époque, les infrastructures n'étaient pas exceptionnelles. Pétange vivote entre la BGL et la Promotion d'Honneur avec ses propres moyens. Je n'ai pas connu le Top du foot luxembourgeois, c'est difficile de répondre à cela.

• A cette époque, avez-vous entendu parler d'une éventuelle fusion Pétange-Rodange dans le but de mettre sur pied un grand club?

Je savais que Renato Costantini allait venir du côté de Rodange mais de fusion, je n'en ai jamais entendu parler. A l'époque où j'entraînais Virton et Bleid, il y avait aussi de la rivalité. Malgré cela, j'ai toujours été favorable à une association. Une équipe de D2 et une bonne formation de promotion (D4), cela aurait été l'idéal. Cette collaboration aurait pu permettre à des jeunes qui sont justes pour la D2 de se faire les dents à un ou deux échelons plus bas. Mais les responsables des deux clubs passaient leur temps à se quereller. Ils ne pensaient pas spécialement à l'intérêt des jeunes de la région.

• Rodange et Bleid ont un point commun: Renato Costantini.

Je n'aime pas trop parler de cette personne car finalement c'était une de mes plus mauvaises rencontres dans ma vie. Il a une certaine assise financière et son club, c'est un peu son jouet. A l'époque de Bleid, son but ultime n'était pas d'évoluer à un certain niveau mais dépasser Virton. C'est une autre motivation. Après notre titre, son message a été «Arival (stade de Virton) nous voilà» et surtout pas un mot pour les joueurs.

• Vous avez été champion avec Bleid, comment expliquez-vous que vous ne soyez pas resté plus longtemps?

J'ai essayé de faire évoluer ce club. Quand on dit à des dirigeants que l'on va effectuer des déplacements en bus et qu'il faudra prévoir une collation en cours de route, je ne parle pas d'un sandwich mayonnaise dans une station essence. Costantini ne pouvait pas apprécier la critique, même une remarque constructive. Nous sommes entrés en conflit quelques fois. Avec Renato, c'est le dernier qui a parlé qui a raison. On se quittait un soir sur un oui et le lendemain, c'était non. Je ne pouvais pas continuer de cette manière.

• Vous avez connu deux mandats à Virton, le hasard a voulu que vous succédiez à chaque fois à Michel Le Flochmoan.

Il y a des entraîneurs qui passent et qui ne marquent pas, Michel est un homme qui a marqué l'histoire de Virton, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas. Je ne considère pas que j'ai remplacé Le Flochmoan, j'ai été la continuité, j'ai bénéficié de son travail lors de mon premier passage. Michel mérite sa statue à Virton comme Caza à Bleid, c'est aussi un homme bien. Avec le recul, je comprends mieux pourquoi le club a fait appel à mes services. Après Le Flochmoan, qui est un monument, le club voulait quelqu'un de connu et c'est pour cela que le club a misé sur un ancien international de la région. A cette époque, il y avait encore pas mal de jeunes de la région dans l'équipe: je pense à Blaise, Leyder, Raguet, Derhet.

• Les entraîneurs ont de plus en plus de difficultés de travailler dans la durée. Vous partagez ce constat.

Oui même s'il y a certaines exceptions. Un entraîneur dure quand il a une bonne osmose avec ses dirigeants. On ne peut pas durer autrement, c'est impossible. On peut avoir des avis différents mais il faut qu'il y ait un respect mutuel. Prenons l'exemple de Guy Roux. Durant plus de 40 ans, il a franchi les paliers avec son club et il a amené Auxerre en Coupe d'Europe. C'est une véritable légende. Il s'engage avec Lens et quelques mois après son arrivée, c'est le divorce. Pour qu'un entraîneur s'inscrive dans le temps, il faut un compromis avec ses responsables.

«Il y a eu deux grands Luxembourgeois à Liège: Louis Pilot et Guy Hellers», estime l'ancien coach de Pétange.
«Il y a eu deux grands Luxembourgeois à Liège: Louis Pilot et Guy Hellers», estime l'ancien coach de Pétange.
Photo: Guy Jallay

• Un bon entraîneur c'est quoi finalement...

C'est relatif. Un coach qui sauve une équipe avec des moyens limités a autant de mérite que celui qui remporte le titre avec une équipe de vedettes. Prenons le cas du Standard la saison dernière. Les Liégeois avaient une équipe magnifique avec des attaquants comme Ezequiel et Batshuayi et Vainqueur dans l'entrejeu. Ils survolent le championnat mais au bout du compte, ils terminent à la deuxième place. C'est un sacré raté. Si j'avais été à la place de Guy Luzon, je présentais ma démission. Durant la trêve, son président démantèle son groupe et il laisse faire sans broncher. Entraîner, c'est devenu un métier de fou.

• Vous avez évoqué le Standard où vous avez joué avec Guy Hellers, quel souvenir gardez-vous de lui?

Je l'ai côtoyé durant deux saisons et demi, un vrai professionnel, un garçon chaleureux. On dit parfois que les Luxembourgeois ont beaucoup de retenue mais c'est un type extraordinaire avec beaucoup d'humour. Les supporters du Standard le l'ont jamais oublié. Il y a eu deux grands Luxembourgeois à Liège: Louis Pilot et Guy Hellers. Paul Philipp a moins marqué les supporters et je ne suis pas surpris qu'il soit président de la Fédération luxembourgeoise de football. Il y a des gens qui sont faits pour être président. Ce ne sera jamais mon cas.

Caza avec Eddy Renauld

Retrouvez l'interview complète dans le Luxemburger Wort de ce mercredi 3 décembre


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