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Football: Jean-Paul Defrang: «Les Espagnols dérapaient un peu»
Sport 5 Min. 10.10.2014

Football: Jean-Paul Defrang: «Les Espagnols dérapaient un peu»

Le maillot de Carlos Santillana trône à l'entrée de son domicile à Els Poblets.

Football: Jean-Paul Defrang: «Les Espagnols dérapaient un peu»

Le maillot de Carlos Santillana trône à l'entrée de son domicile à Els Poblets.
Photo privée
Sport 5 Min. 10.10.2014

Football: Jean-Paul Defrang: «Les Espagnols dérapaient un peu»

Il est aujourd'hui le Luxembourgeois le plus présent dans les travées du stade Mestalla pour y supporter le FC Valence en compagnie de son épouse. Mais Jean-Paul Defrang était aussi le portier de la sélection nationale qui a défié la Roja en 1984. Rencontre avec un homme affable.

Il est aujourd'hui le Luxembourgeois le plus présent dans les travées du stade Mestalla pour y supporter le FC Valence en compagnie de son épouse. Mais Jean-Paul Defrang était aussi le portier de la sélection nationale qui a défié la Roja en 1984. Rencontre avec un homme affable.

Son regard est toujours aussi aiguisé. Son teint hâlé trahit une exposition quotidienne aux rayons du soleil. Un large sourire barre son visage malgré la pluie incessante et le temps perdu dans les embouteillages.

«Je n'ai plus l'habitude. Je ne crois pas que je vais rester ici bien longtemps!», s'amuse-t-il. Fraîchement pensionné, Jean-Paul Defrang (58 ans) a élu domicile à Els Poblets, charmante petite ville en bord de mer, dans la Communauté valencienne, où le mercure éprouve les pires difficultés à descendre sous les 20°C en plein hiver. «Nous nous y sommes rendus à toutes les saisons car nous voulions un pied à terre qui bouge toute l'année... et il fallait aussi un bon club de foot aux alentours!»

Une semaine sur deux, en compagnie de son épouse Yolaine, il parcourt donc les 100 kilomètres qui les séparent du stade Mestalla. «Nous y avons un abonnement à la saison, c'est vraiment extraordinaire!», indique celui «qui a toujours adoré le football espagnol» et qui dans ses jeunes années était supporter du FC Barcelone.

«Je lisais les compte-rendus de la Liga dans le Républicain Lorrain. Leur correspondante en Espagne était madridista, il n'y en avait que pour le Real. Alors, par esprit de contradiction – j'étais même un peu révolutionnaire – je me suis mis à aimer le Barça. Aujourd'hui, c'est Valence mon équipe!», souligne celui qui a découvert son petit coin de paradis grâce à Ernad Sabotic et qui y loue désormais appartements et chambres d'hôtes.

Le maillot de Carlos Santillana trône à l'entrée de son domicile à Els Poblets.
Le maillot de Carlos Santillana trône à l'entrée de son domicile à Els Poblets.
Photo privée

«Trois belles occasions»

«Nous revenons au pays environ deux fois par an.» Cette fois-ci, ça tombe bien il a mis la Roja dans ses bagages. Une équipe espagnole que l'ancien gardien de la Jeunesse et du Progrès a affrontée le 29 février 1984. «C'était un match un peu spécial. Il y avait de la neige et seuls les seize mètres avaient été dégagés», se souvient celui qui ne s'était incliné qu'une seule fois, un but du libéro Antonio Maceda après l'heure de jeu.

«J'étais alors à mon top, en plus mon premier fils venait de naître au mois de décembre. Je me souviens n'avoir pas eu trop de travail au cours de cette rencontre. Il faut dire que dans la neige, les Espagnols dérapaient un peu. Nous aurions même pu accrocher un match nul si nous avions fait preuve de davantage de réalisme devant le but car nous avions eu trois belles occasions de conclure. Techniquement, cette sélection luxembourgeoise avait de l'allure.»

A la fin du match, le numéro 1 des Roud Léiwen échange son maillot avec celui de Carlos Santillana. La tunique de l'attaquant du Real Madrid trône aujourd'hui dans l'entrée de sa maison d'Els Poblets. «mais chut! Il ne faut pas le dire, on va venir me la voler», plaisante-t-il.

«La défense espagnol, surtout la charnière centrale laisse à désirer.»
«La défense espagnol, surtout la charnière centrale laisse à désirer.»
Photo: Anouk Antony

«Une chance d'en planter un»

Un trait d'humour qui reflète aussi la passion des Ibères pour le ballon rond. «En Espagne, le foot c'est une culture, une histoire. Une histoire qui est même souvent politique. Et beaucoup de respect aussi.» Une passion récompensée par deux titres de champion d'Europe (2008 et 2012) et une Coupe du monde (2010), des titres qui ont mis du baume au cœur à une population durement touchée par la crise économique. «Sans le football, les Espagnols n'auraient pas pu s'en sortir!»

Le football de clubs, mais surtout la Roja qui a fédéré le pays. Jean-Paul Defrang a d'ailleurs pris place à l'Estadio Ciudad, l'enceinte de Levante, pour suivre l'entrée en lice de la Roja dans ces éliminatoires, face à la Macédoine (5-1). Avec – «déformation professionnelle» – une attention toute particulière pour Iker Casillas.

«Il a réalisé quatre arrêts de toute beauté, pas pour la galerie, ni pour pour la photo. En Espagne, Casillas est un dieu. On n'y touche pas. On en revient à ce principe de respect qui règne dans le football espagnol. Par contre, la défense, surtout la charnière centrale laisse à désirer», commente-t-il encore.

De là à imaginer un exploit des Roud Léiwen il y a un pas que «Polo» Defrang n'ose franchir. «Je ne crois pas au score-fleuve ce dimanche. Si c'est 2-0 pour la Roja, je ne pense pas que le Luxembourg pourra marquer. Par contre, si le score est plus élevé, ils vont se relâcher et nous pouvons avoir une chance d'en planter un.» Ce serait une première pour le Luxembourg qui n'a jamais trouvé le chemin des filets espagnols en quatre rencontres.

Didier Hiégel

Luxembourg - Espagne 0-1

Stade Josy Barthel, arbitrage de M. Philippe Mercier (SUI), 3.000 spectateurs. Mi-temps: 0-0.

Le but: Maceda (64e).

Carton jaune: Julio Alberto (75e).

• LUXEMBOURG: Jean-Paul Defrang; Hubert Meunier (67e Serge Jentgen), Marcel Bossi, Gilbert Dresch (cap.), Nico Wagner, Jean-Paul Girres, Guy Hellers, Roby Langers, Jhemp Barboni (86e Jean Schmitz), Benny Reiter, Théo Malget (46e Alain Nurenberg).

• ESPAGNE: Arconada (cap.); Maceda, Goikoetxea, Julio Alberto, Victor (46e Güerri), Lopez (46e Sarabia), Senor, Gordillo (79e Salva), Santillana, Carrasco (46e Marcos).


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