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Des jambes et du cœur: Augustin Kivunghe: «Si je peux rendre un peu de bonheur»
Sport 4 Min. 26.06.2015 Aus unserem online-Archiv

Des jambes et du cœur: Augustin Kivunghe: «Si je peux rendre un peu de bonheur»

Augustin «Kiki» Kivunghe s'est lancé dans une nouvelle aventure à but humanitaire.

Des jambes et du cœur: Augustin Kivunghe: «Si je peux rendre un peu de bonheur»

Augustin «Kiki» Kivunghe s'est lancé dans une nouvelle aventure à but humanitaire.
Photo privée
Sport 4 Min. 26.06.2015 Aus unserem online-Archiv

Des jambes et du cœur: Augustin Kivunghe: «Si je peux rendre un peu de bonheur»

Augustin alias «Kiki» Kivunghe, l'ancien joueur de Beggen et de Käerjéng, a raccroché les crampons. Aujourd'hui coach sportif, il se lance dans un nouveau défi: une course contre la montre pour la Fondation Malaika («ange», en sawahili), une association qui promeut l'éducation des petites filles en République Démocratique du Congo, pays dont il est originaire.

A Beggen, et encore moins à Käerjéng, où il a passé «six belles saisons», personne n'a oublié «Kiki», les yeux malicieux, le sourire visé en coin et un goût prononcé pour les blagues et les bons mots. Le milieu de terrain de 42 ans, qui a aussi usé ses crampons à Tubize, Virton ou Bercheux, en Belgique, est aujourd'hui coach sportif. Un sportif qui milite pour offrir plus de visibilité à une association humanitaire, la Fondation Malaika. Côté cœur et côté corps, l'ancien de l'UNK ne va pas ménager sa peine.

«La guerre au Congo a été quelque peu passée sous silence, ici en Europe. Comme lors de tous les conflits ce sont les enfants qui sont les plus impactés. Orphelins ou abandonnés par leur famille, ils se retrouvent à la rue. Et ce sont les petites filles qui sont les plus en danger.» Ce projet lui tient particulièrement à cœur étant donné qu'il est papa de quatre filles. «L'association parcours le pays, principalement le Sud, dans la région de Lubumbashi (la deuxième ville du pays derrière la capitale Kinshasa), pour recueillir ces enfants. L'objectif étant de les préserver de la rue, de leur donner une formation scolaire, une formation en matière de nutrition, d'hygiène, de la santé et de sport aussi, juste pour leur permettre d'avoir une chance d'espérer plus que la survie», ajoute-t-il avant d'expliquer qu'«une femme instruite va gagner jusqu'à 25% de plus et réinvestira 90% de son revenu dans sa famille et sa communauté».

Noëlla Coursaris, ambassadrice de charme

Sensibilisé par les actions menées dans son pays de naissance, Augustin Kivunghe, à la demande de son épouse, a aussi choisi d'accompagner une petite fille de la fondation depuis trois ans. «Nous avions été présentés à Noëlla Coursaris, en 2008 lors d'un voyage à New York. Elle nous avait alors expliqué son projet et nous avons suivi les premiers pas de l'association. Noëlla a bien entendu profité de sa notoriété de top model mais elle dégage aussi une telle énergie, car ce n'est pas évident de faire bouger les choses au Congo.»

Noëlla Coursaris entourée d'enfants de l'association.
Noëlla Coursaris entourée d'enfants de l'association.
Photo: Fondation Malaika

Le mannequin international profite de son carnet d'adresse et de son réseau pour toucher les personnalités influentes, telle le président Clinton. Augustin Kivunghe, à son échelle, va essayer de contribuer à offrir davantage de visibilité à la fondation Malaika, au Luxembourg et dans la Grande Région. «L'association a été dernièrement sponsorisée par la Fifa et commence à être davantage connue en Europe. A mon modeste niveau, je me suis demandé comment sensibiliser les gens avec quelque chose de concret car l'Afrique c'est loin. Mais tout le monde a une petite fille dans son entourage, je leur demande alors juste d'imaginer trente secondes qu'elle se retrouve toute seule dans la rue, sans ressource. Avec 77,50 dollars, on peut s'occuper d'une petite fille pendant un mois, de sa nourriture, de son éducation...»

Noëlla Coursaris avec Bill Clinton. 
Panelists:
Nezha Hayat, Co-founder and President , CFA Maroc Mo Ibrahim, Founder and Chairman, Mo Ibrahim Foundation Phuti Mahanyele, Chief Executive Officer, Shanduka Group (Pty) Ltd K'naan Warsame
Noëlla Coursaris avec Bill Clinton. Panelists: Nezha Hayat, Co-founder and President , CFA Maroc Mo Ibrahim, Founder and Chairman, Mo Ibrahim Foundation Phuti Mahanyele, Chief Executive Officer, Shanduka Group (Pty) Ltd K'naan Warsame
Photo: Clinton Global Initiative

Un challenge aussi pour les sponsors

«Je suis coach sportif et je passe mon temps à pousser mes clients à dépasser leur limite, je me suis alors dit "Quitte à faire quelque chose, je vais me fixer un challenge. Je vais donc courir un marathon. Je n'ai pas un profil de marathonien et ce sera une épreuve assez compliquée à gérer. J'ai déjà couru celui de Bruxelles qui fut une expérience épouvantable – des crampes partout à partir du 27e kilomètres –. Mais, pour l'association, je vais le retenter, et améliorer mon chrono (3h47, il a aussi fait 3h45' à Madrid au mois d'avril sur un circuit «plus facile»). Ce que je vais faire dans un but sportif, d'autres, comme les femmes africaines qui marchent deux heures pour aller chercher deux litres d'eau, le font pour une question de survie. Je vais avaler les kilomètres jusqu'au 4 octobre, mais pas pour une question de survie.»

L'association s'occupe en priorité des filles, les enfants les plus vulnérables lors des conflits.
L'association s'occupe en priorité des filles, les enfants les plus vulnérables lors des conflits.
Photo: Fondation Malaika

«Si je passe sous la barre des 3h40' ce sera bien, mais si je passe sous les 3h37' je demanderais alors à tous mes sponsors de doubler leur don. Je veux volontairement placer la barre assez haut et ferai tout mon possible pour y arriver.» Pour parvenir à ses fins, il va modifier son mode de vie, s'astreindre à un régime spécifique, sans laitage notamment, augmenter ses heures de sommeil, «pour essayer d'arriver à 6h30 - 7h et une sieste d'un quart d'heure dans la journée)», et il va aussi consulter un spécialiste norvégien de la respiration «pour essayer de gagner 15 à 20% d'oxygène».

«Il ne faut pas avoir peur de temps en temps de pousser la "mécanique" et de se mettre en danger entre guillemets si cela peut permettre de donner de l'espoir à quelqu'un. Ou de pouvoir changer un destin.» Un destin comme le sien, qui a basculé un jour lorsqu'il a perdu sa mère et est arrivé en Belgique à l'âge de cinq ans. «A un moment de ma vie, en jetant un regard en arrière, je me suis dit: "J'ai eu de la chance". Alors si je peux rendre un peu de bonheur...»

Didier Hiégel



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