Editorial: Les boules puantes
Voilà, c'est fait: Trump est président. Pour le meilleur ou pour le pire, c'est à voir, rien pour l'heure n'est sûr, sauf la virulence dont les médias européens auront fait preuve à l'adresse d'un homme dont tout est à craindre, mais que rien pour l'heure ne permet de juger quant à ses actions.
Ce que l'on sait par contre, c'est l'incroyable déferlement de vulgarité, d'outrages, d'excès et de provocations à quoi s'est livré l'homme qui désormais dirige l'Amérique.
Tout a été dit en la matière, on n'y reviendra pas ici, si ce n'est pour souligner que ce phénomène n'est pas spécifiquement américain: Trump, dans sa dimension transgressive, n'est que la grimace la plus apparente d'un vaste théâtre de la désinhibition, qui de Washington à Budapest en passant par Berlin met à mal des fondamentaux de la vie politique et publique – modération du discours, pondération des arguments, respect de l'autre et – plus indéfinissable mais plus cardinale – cette loi non écrite qui veut qu'un élu tâche de contenir les aspirations populaires les plus malsaines pour la collectivité ...
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