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EDITORIAL: Le plus dur reste à faire
Leitartikel Politik 3 Min. 20.10.2014

EDITORIAL: Le plus dur reste à faire

Leitartikel Politik 3 Min. 20.10.2014

EDITORIAL: Le plus dur reste à faire

Linda CORTEY
Linda CORTEY
Enfin! Les discussions sur le secret bancaire sont désormais derrière nous. Avec l'accord européen trouvé la semaine dernière sur la nouvelle directive de la coopération administrative, c'en est fini des éternelles discussions pendant lesquelles le Luxembourg est toujours soupçonné de vouloir sauvegarder les avantages qu'il tire de son sacro-saint secret bancaire.

Enfin! Les discussions sur le secret bancaire sont désormais derrière nous. Avec l'accord européen trouvé la semaine dernière sur la nouvelle directive de la coopération administrative, c'en est fini des éternelles discussions pendant lesquelles le Luxembourg est toujours soupçonné de vouloir sauvegarder les avantages qu'il tire de son sacro-saint secret bancaire.

Cette fois, l'ensemble des pays européens a franchi la dernière étape: se mettre aux standards internationaux d'échange automatique d'informations en matière fiscale, tels que définis par l'OCDE.

Certes, il ne faut pas croire que l'image du Luxembourg se soit soudainement améliorée chez nos partenaires. Il suffit de voir comment l'accord du 14 octobre a été présenté dans la presse de nos pays voisins. Ainsi, dans une dépêche diffusée à l'ensemble des médias, l'agence Reuters a souligné que Luxembourg avait été contraint de céder aux pressions de Berlin et a rappelé une nouvelle fois le poids surdimensionné de la place financière luxembourgeoise par rapport au PIB du pays.

Le fait que le Grand-Duché ait accepté d'appliquer les standards de l'OCDE dès 2017 (sur les revenus de 2016), alors que l'Autriche et la Suisse ne le feront qu'un an plus tard n'est pas présenté comme une preuve de bonne volonté luxembourgeoise. Il faut s'y faire, changer l'image du pays prendra du temps, surtout en Europe.

Il n'empêche, cet accord enlève une épine dans le pied de la Place financière. Car depuis 18 mois, depuis que la décision sur une fin progressive du secret bancaire avait été prise, il était avant tout important de donner une «deadline» précise à la période de transition. Désormais, cette date est connue de tous, des banquiers, des clients et de nos partenaires économiques. Dans 14 mois, le secret bancaire ne restera plus que pour les résidents.

Le plus étonnant dans tout cela, c'est que le séisme prédit il y a un an et demi pour la Place n'a pas eu lieu. Certes, la banque privée n'est qu'au début de la transition vers un nouveau type de clientèle et les banques se retrouvent prises dans l'effet ciseaux de la baisse de leurs revenus et de la hausse de leurs coûts. Ce qui leur promet plusieurs années difficiles. Mais, à deux mois de l'entrée en vigueur de la première phase de l'échange automatique, le volume des actifs sous gestion ne s'est pas effondré.

Est-ce à dire que le plus dur est passé pour la Place? Et bien non. Car la fin du secret bancaire n'est pas le plus grand défi auquel sont confrontées les banques luxembourgeoises. Il est une révolution moins compréhensible pour le grand public qui pourrait bien refaçonner le monde bancaire d'une façon beaucoup plus radicale que l'échange automatique d'informations fiscales. Cette révolution, c'est l'union bancaire. Ce sera le prochain choc en Europe et pour la Place.

Car la mise en place de l'union bancaire aura un coût qui est actuellement sous-estimé. Les résultats de la vaste revue d'actifs, attendus pour le week-end prochain, dévoileront en partie les fragilités du secteur bancaire européen. Si des banques sont mises à l'index, elles devront se recapitaliser. Mais surtout, les prochaines étapes de l'union bancaire vont demander un nouvel effort aux établissements financiers. Et ce nouvel effort n'est pas encore chiffré. Dans tout ça, la fin du secret bancaire, c'est déjà de l'histoire ancienne.


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