Wählen Sie Ihre Nachrichten​

Briefe an die Redaktion: Le conflit ukrainien

Leserbriefe Politik 5 Min. 15.09.2014

Nous vivons en ce moment une nouvelle hystérie, fomentée et entretenue par les forces réactionnaires qui régissent l’Otan sous la houlette des Yankees.

A la tête de cette alliance, un Rasmussen dont la politique, si elle était continuée par ses successeurs, aboutirait tôt ou tard à la troisième guerre mondiale.

Du matin au soir, il ne cesse de prôner un encerclement de la Russie par l’implantation de fusées sur les territoires de l’ancien glacis soviétique.

Cet homme extrêmement dangereux, parce que totalement irresponsable, confirme ainsi, sans ambages ce que j’avais écrit dans un texte qui a paru en mars et dans lequel je soutenais que l’origine de la crise ukrainienne tenait précisément dans le seul souci de paralyser la Russie en l’isolant pour mieux pouvoir la frapper au moment opportun.

Il faut comprendre la réaction de Poutine.

Qu’il soit sympathique ou non, il ne saurait, comme chef de la Russie, accepter des tentatives d’étranglement de son pays.

Il n’est que normal qu’il soutienne les citoyens ukrainiens, appelés avec mépris séparatistes, qui se sont révoltés contre le pouvoir corrompu en place à Kiev, prêt à laisser asservir le pays par les Yankees pour qui l’Ukraine reste un point stratégique d’importance capitale.

C’est au regard de ces données de base qu’il faut recadrer sinon reconsidérer le grave incident aérien qui a coûté, le 17 juillet 2014, la vie à tant d’innocents.

La première réaction était très révélatrice quant aux intentions stratégiques d’une certaine faction. Aussitôt, on accusait de ce crime odieux les «séparatistes» et, à travers eux, les Russes.

Aucun élément n’est venu plaider en faveur de cette thèse qui est restée ainsi à l’état d’affirmation gratuite.

L’essentiel était pourtant acquis – il suffit en effet de lancer la rumeur pour qu’elle reste ancrée dans la tête des gens.

Semper Aliquid Haeret.

Depuis, on n’entend plus parler de cette tragédie.

Si on avait trouvé un quelconque élément susceptible de donner du poids à la théorie des Otanistes, on serait abreuvé d’informations et d’accusations à toute heure de la journée – et à juste titre.

Comment expliquer l’omerta qui est en train de s’installer? – Qui a intérêt à oublier au plus vite les victimes du 17 juillet?

Pour trouver un début de réponse à une question qui reste noyée dans un marécage de mensonges, il faut s’interroger sur les motifs d’un tel crime. A qui profitait le forfait?

Quel aurait pu être l’avantage pour les «séparatistes» ou les Russes d’abattre un avion civil, sachant qu’un tel crime, s’il avait pu leur être attribué, aurait aussitôt ruiné jusqu’au dernier grain de leur crédibilité – C’eût été la ruine totale de toute politique.

L’intérêt à commettre un crime aussi abominable n’est dès lors pas à chercher de ce côté.

Nous ne savons toujours rien sur les origines réelles de ce drame.

Que disent les boîtes noires? On ne les laisse pas parler.

Ces boîtes sont, d’après certaines informations, aux mains des British, ce qui n’est guère rassurant.

La question reste ouverte de savoir si la tragédie du 17 juillet n’est pas à attribuer à de nouvelles armées secrètes de l’Otan œuvrant, dans l’esprit de celles en sinistre activité, en Europe dans les années 80.

Il n’est pas aberrant de considérer que le crime odieux du 17 juillet servait à déstabiliser Poutine, la Russie entière, en déclenchant à partir d’un fait d’une cruauté inouïe faussement attribué aux Russes et aux séparatistes, un tsunami de dégoût, de haine, de colère déferlant sur ce grand pays de Sebastopol à Vladivostok.

L’histoire des années 80 nous enseigne que les armées secrètes d’alors ne reculaient devant aucun crime sachant qu’elles avaient l’appui des gouvernements européens de l’époque qui aidaient à couvrir l’opprobre de l’omerta.

Le couvercle de plomb semble être tombé sur la tragédie du 17 juillet.

Qui avait tué Aldo Moro? Aussitôt les brigades rouges furent mises dans le collimateur de l’opinion par la droite fasciste – La manœuvre était heureusement de courte durée.

Aujourd’hui, on sait que c’était précisément la droite fasciste qui, probablement de concert avec la CIA de sinistre renommée, avait liquidé cet homme politique intègre pour l’empêcher de tenter d’établir un gouvernement de coalition avec les communistes.

L’histoire se serait-elle répétée dans le ciel de l’Ukraine quand un avion civil, bourré de victimes innocentes, fut froidement abattu.

Qu’on nous apprenne enfin le contenu des boîtes noires.

Tant que ces boîtes n’auront pas parlé, toutes les hypothèses restent plausibles – en attendant continuons à nous interroger sur le fameux Cui Prodest – tout en refusant de gober les thèses servies par une certaine politicaille à la solde de forces réactionnaires.

Gaston Vogel

Lesen Sie mehr zu diesem Thema

Editorial: Réformer les Nations unies
L'année internationale 2016 s'achève avec la chute d'Alep. On voudrait éviter ici le pathos de circonstance, et cependant il faut des mots à la mesure du drame que vit cette ville, depuis quatre ans en général et quatre jours en particulier.
Editorial: Vacance de zèle
Vivons-nous dans le pays des bisounours? Loin de vouloir paraphraser l'égérie des extrémistes français, Marine Le Pen, la question mérite d'être posée au regard de la faiblesse apparente de la présence policière et militaire quelques jours seulement après les attentats meurtriers de Bruxelles.
Commentaire: Elections régionales en France: Le diable par la queue
Marine et Marion Le Pen n'ont pas obtenu les régions qu'elles convoitaient. Leur échec relatif signifie-t-il que la menace Front national est écartée? Non, loin de là, si l'on considère que près de sept millions de Français ont accordé leurs suffrages à l'extrême-droite. Un commentaire de Gaston Carré.
TOPSHOT - Marion Marechal-Le Pen (C), French far-right National Front (FN) party top candidate in the Provence-Alpes-Cote d'Azur region, delivers a speech after the announcement of the results of the second round of the French regional elections in Marseille on December 13, 2015, flanked by FN candidates Stephane Ravier (L) and Jeannine Douzon.  AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
EDITORIAL : Un dogme battu en brèche
Dans l'attente, entre deux annonces publicitaires, la radio rappelle que nos drames pèsent bien peu à côté de ceux que subissent ces âmes errant sur la route de la survie entre un occident et un orient qui n'est – pour elles – pas si proche.
«Doodle Den»: Apprendre à travers des jeux
Siobhan Neill a emmené il y a quelques semaines son fils de six ans au McDonalds pour lui faire plaisir. Elle était sur le point de lui demander ce qu’il voulait manger lorsqu’elle s’est s’arrêtée, stupéfaite. «Il a commencé à lire le menu», raconte-t-elle. «Je ne pouvais pas en croire mes yeux. C’était 
formidable de le voir avec autant 
de confiance en lui.»
6 years Old Conor Neill pictured with his Mother Siobhan in the Doodle Den in St Michaels Infants School in Sexton Street Limerick
Picture  Credit Brian Gavin Press 22
Le principe de l’aléatoire
Rarement la Cour européenne des droits de l’homme n’a causé un aussi grand émoi. D’habitude considérée comme le dernier bastion des droits de l’individu, elle a cette fois-ci déçu.
Was bewegt Sie?