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God save the future Queen
Panorama 6 Min. 06.10.2021
Elisabeth de Belgique

God save the future Queen

Elisabeth sera la première reine belge depuis l'indépendance en 1830.
Elisabeth de Belgique

God save the future Queen

Elisabeth sera la première reine belge depuis l'indépendance en 1830.
Photo: belga/dpa
Panorama 6 Min. 06.10.2021
Elisabeth de Belgique

God save the future Queen

La future reine des Belges va suivre à Oxford un programme d’études de trois ans destiné à la préparer à ses fonctions.

Par Max Helleff (Bruxelles)

L’heure de la rentrée a sonné pour Elisabeth de Belgique. Durant les trois prochaines années, elle suivra un programme mêlant histoire et politique sur les bancs de la prestigieuse université d’Oxford. Elle a passé récemment avec succès les épreuves d’admission nécessaires à son entrée au Lincoln College.

Le palais royal rappelle qu’Elisabeth connaît bien le Royaume-Uni puisqu'elle a étudié de 2018 à 2020 à l'UWC Atlantic College, au sud du Pays de Galles, où elle a obtenu son baccalauréat international. La presse quotidienne et les magazines people ont donné un large écho à ces informations tout en relayant le fait que la duchesse de Brabant n’est pas la seule héritière de la couronne à avoir choisi le Royaume-Uni pour poursuivre son cursus. La princesse Leonor d’Espagne, 15 ans, va résider pendant deux ans au United World College Atlantic, l'école où a également étudié Elisabeth.

Une femme jeune et moderne

Jeune, moderne, habillée d’une veste et d’un jeans, assise sur un muret: c’est ainsi qu’apparaît Elisabeth de Belgique sur une photo qui accompagne la nouvelle de son départ pour l’Angleterre. Le contraste est saisissant avec les habituels clichés amidonnés de la famille royale belge.

Mais, c’est dit: la future reine de Belgique sera une femme de son temps, instruite, multilingue, croquant la vie à pleines dents. Elle promet de rafraîchir l’image du pays. Parce qu’elle sera d’abord sa première reine depuis l’indépendance en 1830 – il a fallu attendre 1991 pour que la loi salique soit abrogée. Parce qu’elle est également capable de cette simplicité qui fait souvent défaut au gotha.

La future reine de Belgique sera une femme de son temps, instruite, multilingue, croquant la vie à pleines dents.

Depuis deux ans, Elisabeth est régulièrement présente dans les médias. Cet été, elle a fait le bonheur des tabloïds en apparaissant cintrée dans le treillis des para-commandos, descendant en rappel une falaise de la vallée mosane. Ce stage à Marche-les-Dames, non loin de Namur, a bouclé sa formation militaire. Escalade, death ride et dinghy étaient au programme pour celle qui deviendra le commandant en chef des forces armées lorsqu’elle montera sur le trône.

Durant cette formation, la princesse Elisabeth et les autres élèves officiers ont dû travailler en équipe et faire preuve de courage et d'audace dans un environnement inhabituel, a tenu à préciser le colonel Van Avermaet, chargée de formation à l’Ecole royale militaire. Sur la chaîne publique flamande VRT, l’instructrice a expliqué qu’Elisabeth «s’est bien défendue et distinguée dans tous les domaines, tant militaire, académique, sportif que du point de vue de sa personnalité. Elle a réussi la formation avec brio. Elisabeth est une étudiante que nous avons accueillie avec plaisir chez nous. Elle est très bien intégrée dans le groupe et elle ne s’est pas fait remarquer, ce qui est un compliment».

Le palais affirme encore qu’Elisabeth maintiendra un lien étroit avec ses camarades de promotion, la Défense et l'Ecole royale militaire intégrée en août 2020. Elle y a suivi – en néerlandais – la première année de cours de la promotion en Sciences sociales et militaires. Elle est ainsi devenue la première femme de la famille royale à fréquenter cette école.

Les connaisseurs de la monarchie belge n’ont pas manqué de relever que c’est à Marche-les-Dames que l’arrière-arrière-grand-père d’Elisabeth, le roi Albert Ier, s’est tué en 1934 lors d’une partie d’alpinisme qui a fait couler beaucoup d’encre. Pur hasard, a rétorqué le palais. Marche-les-Dames accueille en permanence un centre d’entraînement pour commandos.  

Le programme d’études d'Elisabeth doit précisément lui donner des outils pour être à la hauteur de la tâche.
Le programme d’études d'Elisabeth doit précisément lui donner des outils pour être à la hauteur de la tâche.
Photo: belga/dpa

Albert Ier, une icône

Mais la symbolique est bien là. Le roi Albert Ier fut une véritable icône dans l’entre-deux-guerres, en Belgique comme à l’étranger. En 1914, il avait refusé le passage des troupes allemandes sur le territoire de la Belgique alors neutre. Le Kaiser espérait ainsi frapper la France directement à la tête en prenant Paris. Au contraire, la résistance des forts de Liège devait ralentir ses armées, avant que les Belges ne se replient sur Anvers, puis sur le Westhoek (Flandre occidentale) où ils allaient résister pendant quatre ans. 

Albert Ier resta à la tête de son armée sans discontinuer, pendant que le gouvernement belge tentait de tirer son épingle du jeu depuis Sainte-Adresse, non loin du Havre, où il s’était réfugié. Littéralement sacralisé après la guerre, Albert devint le «roi Chevalier», l’homme qui avait permis à la «pauvre petite Belgique» de faire front à l’envahisseur.

En 1934, Albert Ier fit une chute mortelle au «rocher» de Marche-les-Dames dans des circonstances troubles. Simple accident d’alpinisme ou meurtre maquillé et perpétré par un rival amoureux: les hypothèses sont allées bon train et n’ont jamais vraiment été tranchées.

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts. Avec le retrait de Léopold III en 1950 au profit de son fils Baudouin («La Question royale»), la couronne belge s’est faite moins militariste – même si le roi est le chef des armées – et plus civile. Albert II lui a même donné un côté «sympa», avant que la retraite qui a suivi son abdication en 2013 ne s’accompagne de sordides prétentions financières. Quant à Philippe, il s’applique aujourd’hui à donner à la monarchie le sérieux et la discrétion censés lui éviter les coups de bâton.


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2021-09-26 / Orbetello / Argentario / ITALY : This picture:
Royal wedding of Princess Marie Astrid of Liechtenstein with Ralph Worthington at the Cathedral "Di Santa Maria Assunta" in Orbetello on saturday 25 september 2021 followed by an evening gala dinner at l'Oliveraie. 

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Prinzessin Marie-Astrid von Liechtenstein hat geheiratet
Am Samstag haben sich die Prinzessin und der amerikanische Unternehmer Ralph Worthington V das Ja-Wort gegeben.

Nouvelle perspective

Depuis ses 18 ans et sa présentation officielle, Elisabeth s’est virtuellement rapprochée de la couronne. Elle n’est plus l’enfant des portraits royaux tirés à Noël, mais une jeune femme placée devant un destin particulier, chargée de ressouder les fractures du pays tout en assurant la survie de l’institution monarchique. Les nationalistes flamands de Bart De Wever ne sont plus au pouvoir. Mais rien ne dit qu’ils ne porteront pas d’autres coups de boutoir dès que l’occasion se présentera.

L’abdication d’Albert II en 2013 a ouvert une perspective jusque-là inexistante. Et si Philippe se retirait à son tour au profit d’Elisabeth, défiant à la manière de son père la règle qui veut qu’une succession royale aille fatalement de pair avec la mort d'un souverain? Mais quand? A «Paris-Match», l’historien Vincent Dujardin, spécialiste de la monarchie belge, explique qu’il est un peu tôt: «Philippe est monté sur le trône il y a seulement sept ans». Et Philippe s’active plus que jamais à mériter la place qui lui fut si longtemps refusée. 

«La Belgique est un pays très spécifique, poursuit Vincent Dujardin, avec ses Communautés, ses Régions. Le chef de l’Etat belge doit surtout s’adapter à l’évolution du modèle belge. C’est ce que fait le roi Philippe depuis le début de règne, en tenant compte des différentes sensibilités et en jouant son rôle de jeteur de ponts.» Ce sera aussi un jour le «job» d’Elisabeth.

Le programme d’études que va suivre dès ce mois d’octobre Elisabeth de Belgique à Oxford doit précisément lui donner des outils pour être à la hauteur de la tâche. On objectera que le Royaume-Uni a brisé les ponts avec l’Union européenne à la faveur du Brexit. Mais Oxford, c’est d’abord un rayonnement mondial. Et, soyons de bon compte, les familles royales belge et britannique sont intimement liées depuis belle lurette. Léopold Ier, le premier roi des Belges, n’était-il pas l’oncle de la reine Victoria. God save the Queens… 

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