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Concilier tourisme et solidarité

La politique concernant l'hébergement des demandeurs d'asile ne gêne en rien celle du développement touristique du pays comme en témoigne la gestion qui a été faite du dossier de l'hôtel André, dans la région de la Petite Suisse luxembourgeoise.

Il y a un peu plus d'un mois, le ministère de la Famille avait pris la décision de loger des demandeurs d'asile à l'hôtel André, situé à Bollendorf-Pont, dans la région de la Petite Suisse luxembourgeoise.

Sur question du député Fernand Kartheiser, ce même ministère vient d'indiquer qu'un forfait d'hébergement mensuel s'élevant à 280 euros par lit pour la première année et à 250 euros par lit pour la deuxième année – en cas de reconduction tacite du contrat – est versé par l'Etat au propriétaire de l'hôtel.

La restauration est quant à elle fournie par le prestataire de service du site Weilerbach au prix mensuel de 300 euros par demandeur d'asile.

Toujours concernant l'hôtel André, Marie-Josée Jacobs indique qu'il a bénéficié, dans le cadre du 7e plan quinquennal d'équipement de l'infrastructure touristique 2003 - 2007 d'une subvention de l'ordre de 3.000 euros. Mais il a dû depuis lors rembourser cette subvention du fait que les biens meubles et immeubles subventionnés ne sont plus exploités aux fins auxquelles ils étaient destinés au moment de l'octroi des subventions, comme le prévoit un règlement grand-ducal.

A ce jour, 9 hôtels hébergent à travers le pays 237 demandeurs d'asile pour le compte du ministère de la Famille et de l'Intégration. Ils sont situés à Beaufort (22 places), Bigonville (36 places), Bollendorf (20 places), à deux endroits à Heiderscheid (17 et 20 places), à Insenborn (31 places), à Roodt-sur-Syre (17 places), à Wecker (44 places) et à Wiltz (30 places).

Le ministère de la famille précise encore – face aux inquiétudes de Fernand Kartheiser –, que la Petite Suisse luxembourgeoise est une région à vocation essentiellement touristique, appréciée de ses visiteurs pour la beauté de ses paysages, l'hospitalité de ses prestataires touristiques et de ses citoyens, pour sa propreté, son calme, sa tranquillité et l'aspect pittoresque de ses villages.

«D'où l'importance que les intérêts des milieux touristiques soient pris en considération dans le cadre de la politique d'accueil des demandeurs d'asile», note encore Marie Josée Jacobs qui rappelle dans ce cadre que c'est pour ces raisons d'ordre touristique que le nombre de demandeurs d'asile accueillis par l'hôtel André à Bollendorf-Pont a été réduit d'une soixantaine initialement prévus au départ à une vingtaine au final.