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Pour une Eglise vivante
Lokales 5 Min. 24.10.2017 Aus unserem online-Archiv
La catéchèse en paroisse: journée de rencontre

Pour une Eglise vivante

Catherine Chevalier: «L'Eglise n'est plus portée socialement, donc elle doit être portée individuellement. Il y a une individualisation de la foi, c'est un des signes de la postmodernité, avec la difficulté de vivre ensemble dans la diversité».
La catéchèse en paroisse: journée de rencontre

Pour une Eglise vivante

Catherine Chevalier: «L'Eglise n'est plus portée socialement, donc elle doit être portée individuellement. Il y a une individualisation de la foi, c'est un des signes de la postmodernité, avec la difficulté de vivre ensemble dans la diversité».
Lokales 5 Min. 24.10.2017 Aus unserem online-Archiv
La catéchèse en paroisse: journée de rencontre

Pour une Eglise vivante

Anne CHEVALIER
Anne CHEVALIER
En amont de sa conférence le 11 novembre à la Maison d'accueil des Sœurs franciscaines à Luxembourg, nous nous sommes entretenues avec la théologienne Dr Catherine Chevalier, Université catholique de Louvain (UCL).

A l'avenir, les bénévoles engagés dans les équipes de catéchèse auront un rôle de plus en plus important à jouer dans la transmission de la foi et l'offre catéchétique. Une église vivante: Partageons notre foi!, tel est le thème de la journée de rencontre et de formation que propose la commission diocésaine «Fra an der Kierch» avec l'ACFL (Action Catholique des Femmes au Luxembourg) le 11 novembre à la Maison d'accueil des Sœurs franciscaines à Luxembourg-Belair.

Au programme, entre autres, une table ronde avec la théologienne de l'Université catholique de Louvain (UCL), Dr Catherine Chevalier*, avec laquelle nous nous sommes entretenues.

Qu'est-ce que la catéchèse de nos jours?

On a changé de monde. Autrefois on mettait des mots sur une expérience vécue que beaucoup partageaient. De nos jours, on a une multiplicité de références, on ne peut plus compter avec des connaissances qui vont de soi. De plus, la famille et l'école ne sont plus des lieux qui transmettent la foi, alors il faut expliquer aux enfants ce qu'est le message du Christ. On parle d'une catéchèse d'initiation, c'est-à-dire faire vivre des expériences pour faire découvrir la foi, p. ex. par le chant, des moments de solidarité, des liturgies communes, de petits groupes de catéchèse.

Il y a un deuxième grand changement, il ne s'agit plus, avant tout, d'une préparation aux sacrements, comme cela pouvait être le cas autrefois. La découverte des sacrements fait partie de l'initiation, mais le but final de la catéchèse est d'initier à la vie chrétienne.

Alors, comment transmet-on la foi?

D'abord, on est plus à l'écoute des personnes (avec leurs cheminements personnels) et de leurs questionnements individuels. Il y a la difficulté supplémentaire de «faire communauté» dans un monde qui valorise l'individu dans sa différence.

Les gens sont d'ailleurs souvent d'autant plus sensibles aux célébrations qu'ils peuvent y associer un événement qui les touche. Aussi offrons des espaces ouverts! Il existe p. ex. des dimanches intergénérationnels avec des programmes variés et auxquels assistent des gens qui participent à la vie de la communauté cinq à six fois par an. Cela les nourrit, permet de créer du lien social, d'ouvrir à la transcendance etc. Ce type de démarche peut éveiller le désir de vivre des choses importantes en famille.

Un des défis majeurs de nos jours est que le langage de la liturgie est devenu très étranger pour la plupart de nos contemporains; et lui redonner du sens, c'est un véritable défi pour l'éducation chrétienne et pour l'Eglise.

Et, comment y répondre?

D'une part, il faut initier à la prière, et en ce qui concerne les liturgies, ce n'est pas seulement une question de mots, mais une question de l'ensemble de ce qui est vécu là, auquel il faut initier. Bien sûr, il y a un héritage qu'on ne va pas balayer comme ça. Il faut y faire des espaces de silence et éclairer au fil de la liturgie ce que l'on vit. On a besoin de liturgies qui sont belles, relativement dépouillées et accessibles.

Nous avons créé ici, dans le Brabant wallon, des groupes d'initiation à la liturgie pour les gens dans les paroisses en vue d'une meilleure compréhension de ce qui s'y passe et pour faire de la place aux enfants et à tous les acteurs de la célébration.

Nous allons également y associer les prêtres pour qu'ils soient conscients de leur responsabilité en tant que présidents de célébration. Il faut aussi les aider à optimiser leurs homélies dont les gens attendent beaucoup.

Qu'est-ce qui caractérise les nouveaux et nouvelles catéchistes?

Dans le diocèse de Malines-Bruxelles, le modèle de la catéchiste «mère de famille sans emploi» n'est plus dominant. Il y a des hommes catéchistes, des personnes au travail ou pensionnées. Souvent les gens s'engagent dans la catéchèse le temps de la formation de leurs enfants. Et certains y prennent goût parce qu'ils découvrent des trésors qui les nourrissent. Et ils se forment en faisant de la catéchèse et grâce à l’accompagnement d'autres catéchistes. L'accompagnement, c'est, je pense, le plus important. Tout cela, c'est le défi d'une Eglise de volontaires.

Quelle est la place de l'Eglise de nos jours et quelle sera-t-elle dans le futur?

Elle s'est positionnée comme contre-société à une époque où la société était en quête de liberté. L'Eglise n'est plus portée socialement, donc elle doit être portée individuellement. Il y a une individualisation de la foi, c'est un des signes de la postmodernité, avec la difficulté de vivre ensemble dans la diversité. Comment mener ce dialogue? Le jubilé de la Miséricorde a montré d'autres voies, mais la question reste. On pourrait parler au sujet de l'Eglise de modernité «liquide»: une Eglise davantage présente dans les réseaux, les rencontres etc. que dans des endroits solides. Le kérygme (la proclamation de la foi), c'est l'essentiel, le cœur qui peut nourrir la réflexion, ouvrir l'individu à la dimension de la prière et de la solidarité.

INTERVIEW: ANNE CHEVALIER

* Catherine Chevalier est formatrice au Centre Universitaire de théologie pratique de la faculté de théologie (UCL) et responsable pour la formation continue au Brabant wallon. Sa thèse de doctorat en théologie «Enjeux théologiques des parcours de formation de laïcs à la responsabilité ecclésiale. Analyse des parcours proposés par la Formation des Responsables de l’Ecole Cathédrale (Paris) et l’Institut de théologie pratique de l’Université Catholique de l’Ouest (Angers)» , soutenue à l’Institut catholique de Paris, a été préparée en cotutelle avec l’UCL.  


POUR INFO

Le programme de la Journée de rencontre et de formation sur la catéchèse en paroisse qui a lieu le samedi 11 novembre à la Maison d’accueil des Sœurs franciscaines, 50, avenue Gaston Diderich, L-1420 Luxembourg comprendra entre autres une conférence de Catherine Chevalier sur la catéchèse en paroisse, une table ronde, des présentations et des ateliers avec des traductions vers le français, le cas échéant.

Inscriptions jusqu'au 31 octobre. Le virement du prix de la journée (avec repas: 30 Euros et sans repas: 10 Euros) sur le compte CCPL de l’ACFL: LU29 1111 0030 7871 0000, avec le message «Begéinungsdag + adresse Mail» vaut comme inscription.

Contact: tél. 44 743-345 (Annette Tausch)

Le programme complet se trouve sur www.cathol.lu/article6666


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