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Le CHL paré à tout, y compris au coronavirus
Lokales 4 3 Min. 19.02.2020

Le CHL paré à tout, y compris au coronavirus

Equipement de rigueur pour rentrer dans les chambres d'isolement.

Le CHL paré à tout, y compris au coronavirus

Equipement de rigueur pour rentrer dans les chambres d'isolement.
Photo: Pierre Matgé
Lokales 4 3 Min. 19.02.2020

Le CHL paré à tout, y compris au coronavirus

Olivier TASCH
Olivier TASCH
Depuis dix jours, un homme rentrant de Chine a été mis en quarantaine au Centre hospitalier de Luxembourg. Il s'agit du seul établissement du pays offrant les conditions d'isolement face à l'épidémie de covid-19 et autres maladies infectieuses.

Au deuxième étage du Centre hospitalier de Luxembourg (CHL), les équipes du service national des maladies infectieuses veillent. L'unité ne connaît pourtant pas d'effervescence, ni de mesures qui sortent de l'ordinaire. Dans les couloirs il n'y pas l'ombre d'un masque ou d'une combinaison comme ces tenues qui abreuvent les images arrivant quotidiennement de Chine. En ce lieu, le coronavirus apparaît comme une possibilité, pas une réalité.

La seule matérialité du virus covid-19 semble être la présence d'un homme placé en quarantaine depuis son rapatriement de la province de Wubei, point de départ de l'épidémie. Son confinement de 14 jours, la période d'incubation estimée pour le coronavirus, devrait se terminer en fin de semaine. Pour l'heure, le ressortissant luxembourgeois ne présente aucun signe de maladie, et ses analyses médicales sont négatives, assure le service médical.

L'homme attend patiemment dans une des six chambres de l'étage équipées d'un sas et d'un système de flux d'air particulier. Une installation spéciale qui permet de mettre la pièce en dépression. «L'air est toujours tiré vers l'intérieur, même avec la porte ouverte quelques secondes. Il ne s'évacue jamais vers l'extérieur et ne peut donc pas contaminer l'environnement», explique Catarina Fernandes, cadre soignant en chef de l'unité. 

Il s'agit là d'un «cas typique d'isolement septique», consistant à mettre en place toute une série de mesures afin d'empêcher, ou du moins limiter, les risques de transmission d'un agent infectieux.

Toutes les personnes suspectées d'être porteuses d'un coronavirus sont passées par ce type de protocole au CHL en attendant leurs résultats d'analyses. Elles n'y sont pas restées plus de deux jours, en attendant des résultats d'analyses qui se sont avérés négatifs


Lokales, ADN-Labo am LNS, Laboratoire national de santé, ADN,DNA, foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
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Pour le patient en quarantaine (dont l'identité n'a pas été révélée), «le temps peut sembler long», note Catarina Fernandes. Il ne peut évidemment pas sortir de sa chambre dont les fenêtres ne s'ouvrent pas. Le régime se montre strict entre télé, journaux, lectures diverses et wifi. Les visites ne sont pas interdites mais très limitées. Et celles et ceux qui pénètrent dans la pièce doivent s'équiper d'un masque, de lunettes, d'une combinaison et de gants. Tous les objets qui entrent et sortent doivent être désinfectés. 

Prévoir le scénario catastrophe

Mais que se passerait-il si les six chambres avec flux du CHL ne suffisaient plus? La procédure prévoit un confinement de l'étage. Les spécialistes parlent de la constitution d'une «cohorte», ce qui revient à mettre tout le service sous flux aérien. Et toute personne qui fait son entrée dans ce système de cohorte doit alors s'équiper d'une combinaison auparavant. 

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Photo: AFP

La capacité d'accueil des malades potentiellement infectés grimperait ainsi à 17 lits. «Cela fait partie du plan d'action pour agent biologique hautement contagieux, quel qu'il soit», note Catarina Fernandes. Pour former les habitudes des équipes soignantes, un exercice a lieu au moins deux fois par an, pour Ebola par exemple, un virus bien plus virulent que le coronavirus. 

Dans un scénario catastrophe, à savoir si les dix-sept lits se révèlent insuffisants et qu'une épidémie nationale se déclare, le Haut commissariat à la protection nationale serait activé et devrait mettre en œuvre un plan d'intervention d'urgence afin de gérer l'accueil et la prise en charge d'un nombre important de patients.


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