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Eindrücke von der Muttergottes-Oktave 2021

  • Abschluss der Oktave
  • Freitag, 7. Mai
  • Donnerstag, 6. Mai
  • Mittwoch, 5. Mai
  • Dienstag, 4. Mai
  • Montag, 3. Mai
  • Samstag, 1. Mai & Sonntag, 2. Mai
  • Freitag, 30. April
  • Donnerstag, 29. April
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  • Dienstag, 27. April
  • Eröffnung und Montag, 26. April
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Eindrücke von der Muttergottes-Oktave 2021

Eindrücke von der Muttergottes-Oktave 2021

Eindrücke von der Muttergottes-Oktave 2021


09.05.2021

Die Wallfahrt zur Trösterin der Betrübten ist fester Bestandteil der luxemburgischen Geschichte und Gegenwart.Foto: Laurent Blum

Auch in diesem Jahr hat die Pandemie den Ablauf der Muttergotteswallfahrt beeinflusst. Doch erstmals konnten Besucher wieder teilnehmen.

Von Sarah Schött und Michael Merten

Unter pandemiebedingt erneut schwierigen Rahmenbedingungen haben zahlreiche Gläubige vor Ort in der Luxemburger Kathedrale sowie per Übertragung die zahlreichen Gottesdienste der Muttergottes-Oktave 2021 gefeiert. „Op ee Mol war alles anescht…“ lautet das Motto der Wallfahrt, die vom 24. April bis zum 9. Mai dauert. 

Programm für Sonntag, den 9. Mai: 

  • 7.30 Uhr: Messe für die Pilger
  • 10.30 Uhr: Pontifikalamt mit Erneuerung der Weihe an die Trösterin der Betrübten 
  • 12.30 Uhr: Messe in französischer Sprache
  • 15 Uhr: Schlussandacht und Abschluss der Oktave 

Die Übertragungen aus der Kathedrale können Sie sich auch hier ansehen:

Sollte es Probleme mit dem Livestream geben, finden Sie vielleicht hier eine Lösung. 

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Abschluss der Oktave
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Foto: Laurent Blum

Am 9. Mai wurde in der Kathedrale der feierliche Abschluss der diesjährigen Oktave begangen. Kardinal Jean-Claude Hollerich gedachte beim Pontifikalamt der Opfer der Corona-Pandemie und erinnerte an das Leid der Verzweifelten, das „Alleinsein von vielen Leuten beim Sterben“. Zugleich machte er den Gläubigen angesichts der fortdauernden Corona-Pandemie Mut.

„Dieses Jahr feiern wir nur zu 100 in der Kathedrale, aber das heißt, dass wir intensiv beten und singen - stellvertretend für die vielen Anderen, die wegen der Pandemie nicht dabei sein können. Aber es wird ja immer besser. Letztes Jahr waren wir eine ganz kleine Gruppe, dieses Jahr sind wir zu 100, und wer weiß, wie viele wir nächstes Jahr sind.“ Im Laufe des Gottesdienstes wurde die Weihe an die Trösterin der Betrübten erneuert und damit die jahrhundertealte Treue zur Landespatronin bekräftigt. „Maria, du bist unsere Trösterin“, sagte Hollerich.  

Den Rückblick auf die Oktave 2021 von Chanoine Tom Kerger lesen Sie hier.

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Freitag, 7. Mai
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Foto: Erzbistum

Elfte Oktavpredigt:  Begéignung mam Jesus haut – duerch gleeweg Zeien

In der letzen Oktavpredigt von Milly Hellers will sie unter anderem dazu anregen, darüber nachzudenken, was im Leben ohne Jesus anders wäre und was sich ändern müsste, damit der Glaube auch an künftige Generationen weitergegeben werden kann. 

Die Predigt können Sie hier nachhören.

Le texte en francais:

Chers frères et sœurs,

Rencontre avec Jésus aujourd’hui – à travers des témoins croyants, c’est le thème de ce jour. Le texte nous conduit vers notre propre chemin de foi. Qu’est-ce que „être chrétien ou chrétienne“ change dans notre vie? La foi est une relation avec Jésus qui évolue à travers les hauts et les bas de notre vie. C’est une des raisons pour laquelle la catéchèse, la croissance dans la foi, n’est pas seulement pour les enfants, mais bien une école de la foi pour tous les âges. Nous ne croyons pas en quelque chose, nous croyons en QUELQU’UN, disait Ste Thérèse d’Avila. „Prier, ce n’est pas faire quelque chose. Prier c’est parler avec Quelqu’un.“ Echanger sur nos expériences personnelles de la foi, sur notre chemin personnel avec Jésus, serait très important. Mais malheureusement dans ce cadre, ce n’est pas possible.

Je dois avouer que le témoignage et le courage des premiers chrétiens m’impressionnent beaucoup. Ces hommes, femmes et couples étaient si attirés par Jésus qu’ils n’ont reculé devant aucun effort pour le suivre, que ce soient les déplacements (d’Israël vers la Grèce, puis à Rome), des risques et des dangers… et tout cela sans TGV, avion et GSM. Leur confiance en Jésus ressuscité était le fondement de toute leur vie. Grâce à leurs témoignages et engagements, nous connaissons aujourd’hui la Bonne Nouvelle de Jésus.

Foto: Erzbistum

Dans sa lettre aux Romains, St. Paul nomme quelques témoins. Il les salue et les remercie. Dans une culture où la foi chrétienne était un risque, ces hommes et femmes sont pourtant restés fidèles à son message. Mais pourquoi ? Qu’a changé la foi en Jésus dans leur vie ? Et qu’est-ce que cela signifie aujourd’hui pour nous? Je voudrais commenter quelques-unes des personnes que St. Paul nomme dans sa lettre aux Romains. Au début il parle d’une femme, „Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Eglise de Cenchrées.“ Il demande aux destinataires de sa lettre de soutenir cette femme, parce qu’elle-même a aidé tant de personnes – dont aussi lui-même. Dans une culture où la femme n’avait guère de place dans la vie publique. Ce que Paul dit d’elle est remarquable. Il l’appelle „diaconesse“, ce qui signifie qu’elle rendait des services de table, d’aide auprès des personnes pauvres et démunies. Selon St. Paul, Phoebé était diaconesse!

Le fait que Paul parle de Phoebé confirme combien les femmes étaient reconnues dans les premières communautés chrétiennes. Jésus avait bien montré qu’il n’avait pas de préjugés vis-à-vis des femmes. Lui-même était souvent critiqué par les siens pour son ouverture envers les femmes. Rappelons-nous de sa rencontre avec la pécheresse que les hommes voulaient lapider … ou bien de son entretien avec la Samaritaine et suite auquel ses disciples l’ont réprimandé. Mais après c’était cette Samaritaine dont la mauvaise réputation circulait partout, qui a conduit les citoyens de la ville vers Jésus – et – ils sont venus!

Ensuite Paul nomme dans sa lettre Prisca et son mari Aquilas, un couple qui s’est engagé pour Jésus. En ces temps où les bâtiments ecclésiaux n’existaient pas, les premiers chrétiens ont invité d’autres personnes chez eux pour y partager la parole et le pain. C’est ce que la bible nomme une „église domestique.“ Chers frères et sœurs, quand nous regardons la réalité ecclésiale d’aujourd’hui, j’ose avancer que nous pouvons beaucoup apprendre de ces premières communautés chrétiennes. L’église de demain a aussi besoin d’églises domestiques, où la parole de Jésus est annoncée et partagée.

Puis Paul salue dans sa lettre deux autres personnes, Andronicus et Junias, qu’il remercie pour leur merveilleuse collaboration. Ils étaient en captivité avec Paul, ce qui est un fort témoignage de leur engagement. C’est peut-être pour cela que Paul écrit: „Ce sont des apôtres éminents et ils ont même appartenu au Christ avant moi.“ Ici, je voudrais ouvrir une parenthèse. Andronicus était un homme. Mais Junias? Durant des siècles les traductions bibliques ont fait de Junias (une femme) un Junius, c’est-à-dire un homme. Mais depuis que les femmes étudient aussi la théologie, elles ont découvert cela et ont insisté pour que cette erreur soit corrigée. Dans les actuelles traductions œcuméniques de la bible, Junias est de nouveau nommée en tant que femme. Rappelons-nous que c’est Paul qui a appelé Junias, donc une femme „apôtre“. A ce sujet il y aurait beaucoup à dire, mais ici ce n’est pas le cadre adéquat.

Dans les Actes des Apôtres est nommée Lydia, une femme païenne de Philippe et marchande de pourpres. Elle a rencontré Paul lors de son passage. Elle-même ainsi que d’autres femmes l’ont écouté. Son témoignage l’a fort impressionnée. Elle-même et toute la famille s’est fait baptisée. Après elle a insisté pour que ces hommes étrangers viennent habiter chez elle, suivant une parole de Jésus: „Quiconque vous accueille dans sa maison, c’est moi-même qu’il accueille.“ La maison de Lydia devenait ainsi le lieu de rencontre de la jeune communauté de croyants où les personnes ont partagé la parole, la prière et l’agir selon Jésus.

Chers frères et sœurs, sans ces témoins et tant d’autres des 2000 ans de l’histoire de l’église, aujourd’hui, nous ne saurions rien de Jésus. Pour terminer cette dernière homélie de l’Octave, je voudrais nous inviter à revisiter -seuls et avec d’autres- l’Ecriture Sainte, et de partager en prière, actes et paroles avec sur les questions suivantes: Qu’est-ce qui serait différent dans ma vie, sans l’église et sans la foi en Jésus?; Comment devrions-nous être – et que devrions-nous faire, lâcher, changer afin que le message de Jésus puisse être transmis à la prochaine génération?; Si nous ne le faisons pas – qui le fera?

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Donnerstag, 6. Mai
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Zehnte Oktavpredigt: Begéignung déi onerwaarten Diiren opbrecht

Die zehnte Oktavpredigt bezieht sich auf einen Text aus der Apostelgeschichte ( Apostelgeschichte 9,1-22 ): Es geht um die Bekehrung des Paulus. Milly Hellers lädt ein, darüber nachzudenken, was jeder einzelne in der Beziehung mit Gott ändern könnte oder sollte. Dabei geht es auch darum, wie künftiges kirchliches Leben gestaltet werden kann.

Die Predigt können Sie hier nachhören:

Le texte en francais:

Chers frères et sœurs,

Le sujet d’aujourd’hui est : "une rencontre qui ouvre des portes de façon inattendue“. Nous avons tous peut-être déjà, un jour, rencontré des personnes qui, dans certaines circonstances, ont expérimenté un revirement complet de leur vie.

Le récit biblique de ce jour, concernant la conversion de Paul, nous fait penser à une série policière aux multiples épisodes et personnages. Ce texte décrit un changement brutal et radical dans la vie de Saul qui entre dans l’histoire de l’Église sous le nom de Paul. Il se décrit lui-même comme un juif pieux qui persécute les membres du groupe de Jésus. Cependant, sur le chemin de Damas, le Seigneur, en qui il croyait avec ferveur et qu’il était convaincu de servir, vient le déranger. Jésus lui-même lui apparaît. Saul tombe de haut. L’art dans la tradition le représente comme tombé de cheval.

1) Dans le texte biblique, nous rencontrons en 1er lieu "les adeptes de la nouvelle Voie", comme l’évangéliste Luc appelle les jeunes chrétiens, lui qui sera un des compagnons du futur Paul. La jeune communauté chrétienne de ce temps-là (nous ne pouvons presque pas nous l’imaginer) n’arrête pas de croître. La Foi se répand en Israël d’aujourd’hui, en Syrie, en Grèce et ensuite jusqu’à Rome!!!

2) Et voilà notre pieux Saul qui capture, enchaîne, emprisonne et fait condamner hommes et femmes, adeptes de cette „nouvelle Voie“ Pourquoi?

3) Puis nous rencontrons Saul dans son cercle de sympathisants.

Personnellement, comme enfant de l’après –guerre, lorsque j’entends ce texte, je suis toujours amenée à penser à ces millions de gens qui n’ont fait de mal à personne et qui, innocentes, ont été poursuivies et assassinées par les Nazis.

Saul est sur le chemin de Damas à la recherche de nouvelles victimes. Mais, c’est là que Jésus lui-même intervient: „Saul, Saul, pourquoi me persécuter?“ Saul tombe par terre. „Je suis celui que tu persécutes.“ dit Jésus Ce qui signifie que Jésus s’identifie ici à toute personne persécutée, à tous ceux qui souffrent, sont pauvres, malades, sans travail, ou sur le chemin de l’exil… Et comme Jésus le dit lui-même: „Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères (ou sœurs) c’est à moi que vous l’avez fait.“ Nous rencontrons Jésus dans notre partenaire, dans l’étranger, dans le sans –domicile fixe, dans le réfugié, dans le malade, dans le prisonnier … et eux Le rencontrent en nous …

Saul est étendu par terre et est devenu aveugle. Ses compagnons le ramènent en ville. Là, Ananias, un disciple de Jésus, est averti de se rendre auprès de Saul. Chers amis, et nous, qu’aurions-nous fait? Lui, il y va, et est prêt à tendre la main au nouveau converti. Paul est aveugle et depuis 3 jours, il n’a rien mangé, ni bu. Ce langage symbolique nous révèle que sa vie a été complètement chamboulée. „Soudain, tout a changé…“

L’humilité de Paul est remarquable. Il aurait pu dire: „J’ai raison, rien ne doit être modifié.“ Comment l’histoire se serait-elle alors terminée? Non, lui et ces jeunes chrétiens se laissent accaparer par cet inimaginable changement de paradigme. Et maintenant, Paul deviendrait membre à part entière de cette communauté, qu’il venait de persécuter il y a peu? Cette jeune communauté qui a vu mourir des hommes, des femmes, des membres de leur famille poursuivis par Saul, doit accepter d’accueillir ce criminel en son sein.

Et alors, lui, Saul va devoir témoigner de Jésus en public. Chers amis, même remplis d’humilité, de Foi, et de confiance, Paul et la communauté n’ont pu expérimenter une telle conversion qu’avec l’aide de Dieu… Ils se sont laissé emporter par ce changement radical. Aurions-nous fait de même? Grâce à Paul, la jeune Eglise s’est ouverte aux non-juifs, et pour cette raison nous aussi, nous avons la chance de connaître Jésus aujourd’hui.

Chers frères et sœurs, la Foi, la relation à Jésus, comme toute relation comporte un prix à payer. Cela a eu des conséquences autrefois, comme cela en aujourd’hui. Paul a eu le courage d’abandonner ses certitudes pour Jésus. Il a laissé tomber les règles et les principes, qui, pour lui, étaient comme gravés dans le marbre. Peut-être, nous aussi devrions-nous, si nous voulons que l’Eglise continue d’exister pour annoncer l’Évangile, "descendre de notre cheval sinon même en être jetés à terre". Ainsi pourrions-nous oser un changement de perspectives dans nombre de sujets brûlants très actuels.

Pour clôturer, je me permets de proposer quelques pistes de réflexions personnelles et communautaires: Dans notre parcours de vie et de foi, il y avait peut-être des expériences déterminantes. Lesquelles? Que voudrais-je confirmer? Que voudrais-je ou devrais-je changer? Si oui qu’est-ce qui pourrait m’y aider? Un chrétien seul est un chrétien en danger de mort. Quels sont mes désirs pour la communauté chrétienne de demain? Comment pouvons-nous façonner notre communauté chrétienne, nos paroisses? Que devrais-je, que devrions-nous abandonner et/ou oser penser autrement? Quel serait le premier pas?

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Mittwoch, 5. Mai
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Foto: Erzbistum

Neunte Oktavpredigt:  Onvirstellbar Begéignung déi alles verännert

In ihrem neunten Text blickt Milly Hellers auf eine biblische Figur, deren Leben sich von Grund auf geändert hat: Maria Magdalena. Die Oktavpredigerin bezieht sich dabei auf einen Text aus dem Johannesevangelium ( Joh 20, 1-2).

Die Predigt können Sie hier nachhören:


Le texte en  français:

Chers frères et sœurs

Le thème d’aujourd’hui est une rencontre inimaginable qui a tout changé. Beaucoup parmi nous connaissent cette épreuve : la mort d’un être cher. Plus l’amour était profond, plus l’adieu était douloureux. Dans le texte d’évangile d’aujourd’hui nous rencontrons Marie Madeleine, une des premiers disciples de Jésus. Avant d’analyser le texte biblique plus à fond, je me permets une petite parenthèse pour dire un mot concernant Marie Madeleine.

Dans la jeune église et cela jusqu’aujourd’hui, elle fut commentée de 2 manières: Marie Madeleine, une dame assez riche, originaire de Magdala, a accompagné Jésus et ses disciples et les a aidés de ses biens; Marie Madeleine, une pècheresse, possédée par des esprits mauvais. Jésus l’a guérie et pour cela elle l’a suivi. Dans la culture d’alors, dominée par les hommes - aussi bien dans le domaine de la religion que dans la société - c’est surtout cette deuxième version qui fut retenue.

Marie Madeleine, appelée par saint Augustin „apôtre des apôtres“ appartenait à un réseau de femmes, qui ont accompagné et soutenu Jésus. Dans l’évangile de saint Luc, au chapitre 8, verset 1-3, nous lisons: „…Jésus faisait route à travers villes et villages (…) Les douze étaient avec lui et aussi des femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, dite de Magdala (…) et beaucoup d’autres qui les aidaient de leurs biens.“ (Luc 8,1-3)

Marie Madeleine faisait partie du petit groupe qui était témoin du crucifiement et de la mort de Jésus en croix. Tôt le matin elle se mit en route vers son tombeau. Quand elle vit la pierre roulée et le tombeau ouvert, elle courut informer Pierre et Jean. Alors eux aussi ont couru vers le tombeau. Ils firent un „constat des lieux“, chacun à sa manière, puis ils sont rentrés. Et voilà que Marie Madeleine se retrouve de nouveau seule. Elle pleure. Mais qu’est-elle venue chercher auprès du tombeau? Des souvenirs? Le corps mort de Jésus? Ou voulait-elle simplement pouvoir s’abandonner avec toutes ses émotions auprès de lui… et pleurer?

Comme elle suivait Jésus, elle l’avait certainement entendu annoncer sa passion, sa mort et sa résurrection à ses disciples! Mais pour Marie Madeleine, comme pour les disciples, et comme pour nous aujourd’hui - c’étaient des annonces difficiles à comprendre et à croire. Et puis, regardant de plus près, elle voit deux anges assis près du tombeau. Ni leur présence – ni leur question: „pourquoi pleures-tu? “ ne semblent l’étonner. Ses pensées sont ailleurs. A un moment donné, elle se retourne et se trouve en face de quelqu’un. (Aujourd’hui nous savons qui c’est). Mais elle ne le reconnaît pas. Lui aussi lui pose la question : Pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?

Foto: Erzbistum

Chers frères et sœurs, pourquoi Jésus lui pose-t-il cette question? Ne connaît-il pas la raison de ses pleurs? J’ose affirmer: Bien sûr qu’il la sait. Mais Jésus est un excellent pédagogue. Il sait que la douleur doit pouvoir s’extérioriser. Avant qu’on puisse prendre de nouveaux chemins, il faut que ce qui est lourd et douloureux soient digérés et lâchés. Jésus donne à Marie Madeleine l’occasion d’exprimer sa tristesse. Mais c’est seulement quand elle s’entend appelée par son nom, qu’elle peut le reconnaître. Marie… Combien de fois dans le passé l’avait-il appelée ainsi… sur ce ton-là, avec ce regard. Imaginons un peu la situation. Soudain, tout a changé. Elle a reconnu celui qui se tient devant elle.

Des émotions en montagnes russes! Jésus était mort, elle l’avait bien vu suspendu à la croix, souffrir et mourir. Il a été enterré – après des nuits blanches, pleines d’angoisses, elle vient de bon matin vers le tombeau, pleure à chaudes larmes – et maintenant son ami et maître se tient tout vivant devant elle. Spontanément elle veut le toucher, le retenir. „Ne me retiens pas, mais va, dis à mes frères... “

„Ne me retiens pas…“ Elle doit lâcher le passé. Jésus restera toujours dans sa vie, mais bien autrement que dans le passé. „Va, dis à mes frères…“ Les apôtres, ces pauvres types, qui avaient laissé Jésus seul, qui l’avaient trahi, et lui, il continue à les appeler – et nous aussi – frères et sœurs. Marie Madeleine s’exécutait. Elle ne pouvait garder pour elle cette expérience. Et après l’apparition de Jésus à ses frères, qui par crainte s’étaient enfermés, - ceux-ci non plus ne pouvaient plus se taire. Leur vie a été complètement chamboulée par cette rencontre. Et s’ils n’avaient pas transmis au monde ce message, qui semblait jadis - tout comme aujourd’hui – invraisemblable, alors nous ne saurions rien de Jésus. Alors posons – nous la question: Si je ne savais rien de Jésus, qu’est-ce que cela changerait dans ma vie?

Chers frères et sœurs, si Jésus est important pour nous, alors il revient à nous aujourd’hui de transmettre son message. „Va et dis à mes frères et sœurs… “, disait-il autrefois, et il le dit aussi à nous aujourd’hui. Mais que pouvons-nous faire, afin que la génération après nous connaisse aussi Jésus? Cela n’est pas l’affaire d’une seule personne. Pour cela il faut une communauté, une structure, un enthousiasme missionnaire, des vocations. Qu’est-ce que le Ressuscité attend de moi personnellement aujourd’hui ? Quel peut être mon / notre apport?

Dans un moment de silence nous voulons réfléchir – et demander à Jésus: comment puis-je, comment veux-tu que je transmettre aujourd’hui ta parole?

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Dienstag, 4. Mai
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Foto: Erzbistum

Da auch 2021 auf das traditionelle „Medien- a Bicherzelt“ der ErwuesseBildung verzichtet werden muss, stellen die haupt- und ehrenamtlichen Mitarbeiter einige Bücher in digitaler Form auf der Homepage der ErwuesseBildung vor. 

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Achte Oktavpredigt: Begéignung déi, Dank dem demütege Pardon, Versöhnung konnt bewierken

Versöhnung - mit diesem Thema beschäftig sich Milly Hellers in ihrer achten Oktavpredigt. Sie bezieht sich in ihrem Text auf eine Stelle des Likasevangeliums (Lukas 23,32-43). Jesus hängt am Kreuz, mit ihm wurden zwei Räuber gekreuzigt. Doch nur einer der beiden versteht die Botschaft Jesu.

Die Predigt können Sie hier nachhören:

Le texte en  français:

Chers frères et sœurs,

Le thème d’aujourd’hui est: Une rencontre qui a permis la réconciliation, grâce à une humble demande de pardon. Une de mes connaissances, après la pension, s’est inscrite à l’école de musique à l’âge de 65 ans. Ainsi il a réalisé un rêve d’enfance et de jeunesse. Peut-être qu’il y a aussi dans notre vie des „domaines“ non clos, concernant des relations, une formation ou un loisir. Il y a des domaines où cela se réalise tout seul et d’autres où cela s’avère plus difficile. Un tel domaine plus difficile pourrait être une demande de pardon, qui, quelles que soient les raisons, n’a jamais pu être exprimée au bon endroit. Aussi avons-nous evt fait l’expérience, que, quand ça a fait très mal, que le petit mot „pardon“ peut faire des miracles.

Le „pardon“ est le thème d’aujourd’hui où nous accompagnons Jésus dans sa dernière étape. Il a été crucifié sur la croix. Nous sommes habitués à regarder ces représentations de la croix; peut-être en avons une dans notre domicile ou nous en portons autour du cou. Mais, je dois avouer, que j’aurais du mal pour être devant une croix sur laquelle une personne a été clouée. Chers frères et sœurs, je ne sais pas ce que vous en dites; personnellement je ne voudrais pas du tout me l’imaginer.

Foto: Erzbistum

Quel amour pour son Père et pour nous, Jésus a-t-il dû vivre, pour avoir accepté ce calvaire ? Dans les différents textes bibliques, nous avons rencontré des hommes et des femmes qui grâce à leur rencontre avec Jésus, ont pu vivre un nouvel élan dans leur vie. D’autres personnes, à travers la rencontre avec Jésus, semblent comme tomber dans un abime d’obscurité. Dans l’évangile de ce jour nous rencontrons les deux variantes. Jésus est sur la croix. Autour de lui se trouvent les citoyens de Jérusalem ainsi que les soldats. Ils se moquent de Jésus, qui lui est cloué sur la croix et qui ne peut pas se défendre.

En haut de la croix, Pilate avait fait clouer un écriteau: Ceci est le roi des juifs. Était-ce une insolence ironique, ou bien sa conviction cachée qu’il n’osait pas exprimer? Nous ne le savons pas. Mais les deux mots „roi“ et „croix“ ne vont pas ensemble. Le roi est habituellement assis sur le trône, et dit aux autres ce qu’ils doivent faire. Jésus est un autre roi. Dans les récits de la naissance de Jésus, les 3 rois mages ont cherché Jésus, dans le palais à Jérusalem. Mais ce n’est pas là qu’ils l’ont trouvé, mais dans une étable à Bethléhem. Déjà lors de la naissance Jésus un tel changement de conception s’imposait.

Jésus, le roi des juifs. Cet écriteau affiché sur la croix de Jésus a provoqué beaucoup commentaires blessants. Mais Jésus reste souverain. Il ne dit rien. Il endure, en solidarité avec et pour toutes les personnes accusées et torturées à tort, - jusqu’à nos jours. Deux hommes ont été crucifiés avec Jésus. L’un se moque aussi de Jésus. Mais l’autre le réprimande: „Même dans cette situation tu ne crains pas Dieu? Toi aussi tu es condamné. Nous deux sommes punis à raison, mais lui, il n’a vraiment rien fait de mal!“ Et il exprime son grand désir: „Jésus, ne m’oublie pas quand tu arriveras dans ton Royaume“. C’est précisément ce bandit crucifié qui appelle Jésus par son nom et lui dit: „Jésus ne m’oublie pas quand tu arriveras dans ton Royaume!“ En ce moment d’impuissance totale, il ose demander de l’aide à Jésus.

Est-ce que cela ne nous arrive pas aussi, quand nous touchons à nos limites et ne voyons plus d’issue? Dans cette absence absolue de perspective Jésus lui dit: „Aujourd’hui encore tu seras au paradis avec moi“ et j’ose ajouter: là où Dieu notre Père nous attend avec les bras grands ouverts.Tant de gens se tiennent là autour de la croix, mais aucun d’eux n’a compris qui est Jésus - excepté ce pauvre pêcheur. Son dernier cri „Jésus, pense à moi“, lui ouvre la porte pour la vie éternelle. Il n’est donc jamais trop tard. Ce bon larron, comme la bible appelle cet homme, précède tous les autres, hommes et femmes, et ouvre la porte à ceux qui suivent: Marie, Pierre, Marie-Madeleine… Avec Jésus il les attend – et – il nous attend aussi. N’est-ce pas là une belle image?

Chers frères et sœurs, comme cette personne, dont j’ai parlé au début, a commencé à jouer du violon à un âge avancé, il n’est jamais trop tard pour nous aussi, d’aborder ce qui attend éventuellement encore. Il faut le décider – et le faire! Alors soudain - tout change. Comme le bon larron confions-nous à Jésus. Demandons-lui force et courage, pour exprimer un pardon qu’une personne attend, ou bien pour demander le sacrement réconciliation. Dans un moment de silence, confions tout cela à Jésus: nos sentiments, nos expériences, des personnes, des pas à faire …

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Montag, 3. Mai
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Foto: Erzbistum

Auch die Verbindung zu anderen Religionsgemeinschaften steht bei der Oktave im Fokus. Bei einer Talkrunde haben sich Vertreter von Chrsitentum, Judentum uns Islam darüber ausgetauscht, was gelingendes Leben bedeutet und wie es in Pandemiezeiten gestaltet werden kann.

Hier geht es zum Artikel

An der religiösen Talkrunde zu gelingendem Leben beteiligten sich Vertreter aus Christentum, Judentum und Islam.
An der religiösen Talkrunde zu gelingendem Leben beteiligten sich Vertreter aus Christentum, Judentum und Islam.
Foto: Gerry Huberty

Siebte Oktavpredigt:  Wéi enger Stemm noogoën – dem Gewessen oder der Angscht?

In ihrer siebten Oktavpredigt beschäftigt Milly Hellers sich mit Situationen, in denen eine Entscheidung gefragt ist - dem Gewissen folgen oder aus Angst vor Konsequenzen doch einen anderen Weg wählen? Sie bezieht sich dabei auf eine Stelle aus dem Matthäusevangelium ( Matthäus 27,11-26). 

Die Predigt können Sie hier nachhören:

Le texte en  français:

Chers frères et sœurs,

Le thème de ce jour est: Quelle voix écouter- la conscience ou la peur? Difficile question! Peut-être avons-nous été victimes ou témoins d’une injustice et… c’était clair pour nous: cela ne doit pas avoir lieu. A ce propos, je pense à la génération de la Seconde Guerre Mondiale où des personnes ont risqué leur vie en cachant des jeunes –ou en les aidant à se réfugier. Ou de nos jours – des personnes qui osent dévoiler des scandales, qui s’engagent pour l’état de droit, et se mettent –eux-mêmes et leur famille- en danger. Les concernés étaient et sont bien conscients que: „…cela sera dangereux pour moi et pour ma famille !“

Nous rencontrons une situation similaire dans le texte biblique d’aujourd’hui où Pilate, le gouverneur désigné par l’Empereur, a fait le procès de Jésus avant la mort de celui-ci. Il avait certainement tout intérêt à être favorable à l’Empereur. Quelques mots sur le contexte biblique: après 3 ans de vie publique, Jésus est revenu à Jérusalem. En tant qu’„ambassadeur“ de Dieu, il a rassemblé les personnes, guéri et consolé, appelé et envoyé – et – il a fait le ménage dans le Temple. Il a, quand c’était nécessaire, remis à leur place les responsables politiques et religieux. Pour ces derniers, il a été une épine dans l’œil. C’est bien la raison pour laquelle il fut condamné.

Foto: Erzbistum

Quand Jésus est arrivé à Jérusalem, il savait ce qui l’attendait. Par amour pour son Père –et par amour pour nous ! – il est allé jusqu’au bout de son chemin. La véritable accusation était de nature religieuse mais n’était pas punissable par le droit romain, ce que savaient les grands prêtres et les anciens. Ils voulaient se débarrasser de lui. C’est pourquoi ils ont cherché d’autres motifs et l’ont accusé: d’avoir manipulé le peuple et par là être un risque pour la paix civile –alors qu’eux-mêmes ont „échauffé“ le peuple…; d’avoir incité le peuple à ne pas payer l’impôt – et par conséquent de provoquer des pertes financières pour l’empire; de se proclamer lui-même roi –un danger pour l’empereur.

Ainsi ont-ils échauffé et manipulé le peuple. Et cette population sous l’occupation romaine s’est aussi laissé manipuler. A la question de Pilate „Quel mal a-t-il donc fait?“ n’est venue aucune réponse. Jésus a dérangé –c’était la raison!! Pilate n’était pas très à l’aise avec cette situation. Il voulait s’en sortir sans perdre la face. Il voulait libérer Jésus pour la Pâque –le peuple n’était pas d’accord. Alors en plus, la femme de Pilate est intervenue et lui a demandé de libérer Jésus. A un moment où Jésus, innocent, a été accusé par ses compatriotes et délaissé par ses amis, une femme païenne prend sa cause. Pilate aurait pu dire: „Jésus n’a rien fait de mal – je ne le condamne pas“. Mais cela lui aurait coûté la tête. Pour ne pas perdre la face, il s’est lavé les mains pour ainsi exprimer: „Je ne suis pas responsable de ceci, ce sont vos affaires“. Mais peut-on ou a-t-on le droit de se déresponsabiliser ainsi?

La situation est impossible. Il y a ceux qui ont tiré les ficelles, apparemment des super religieux qui réclament le respect des règles et des lois, mais ceci seulement pour les autres. Mais ils n’ont pas de problème pour manipuler la population et ainsi se débarrasser de Jésus qui les a dérangés. La peur de Pilate pour sa propre carrière a été plus grande que sa conscience. Mais le peuple qui a chanté „Hosanna“ lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem porte aussi sa responsabilité. Maintenant ils crient le contraire. S’ils avaient proclamé NON, comment cela se serait-il terminé? Et nous –qu’aurions-nous fait?

Tous ces êtres humains ont rencontré Jésus. Les uns sont devenus des témoins courageux, d’autres de pauvres traîtres. Jusqu’à nos jours de toute actualité. Nous avons été – je l’espère – jusqu’à présent épargnés par de telles situations extrêmes. Mais nous avons aussi certainement déjà eu des difficultés avec des commentaires populistes sur les réfugiés, les étrangers, l’église ou autres sujets de société. Si dans notre entourage nous entendons de tels commentaires, quelle voix écoutons-nous? La conscience ou la peur? Que voudrions ou devrions-nous evt. faire, mais par peur, nous n’osons pas. Peur de quoi? Peur de qui? Pourquoi?

Dans un temps de silence, nous prions le Seigneur pour le courage et la force de dire –là où c’est nécessaire- ce qui doit être fait pour le bien-être et la protection des personnes concernées.

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Samstag, 1. Mai & Sonntag, 2. Mai
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Foto: Erzbistum

Gedenken an Pierre Nimax senior

Am zweiten Oktavsonntag geht es in der Kathedrale musikalisch vor allem um einen: den ehemaligen Hofkapellmeister Pierre Nimax senior. 


17.11.Conservatoire VdL / Concert Musique Militaire et Chorale / Ordre National du Merite , France / Pierre Nimax sen.dirigierte den Eroeeffnungsmarsch  Foto: Guy Jallay
Die Oktave ist auch eine Hommage an Pierre Nimax Senior
Warum die Werke des verstorbenen Hofkapellmeisters ein Glücksfall für die diesjährige Wallfahrt sind.

Seine Werke erklingen im Rahmen der Oktav sowohl im Pontifikalamt als auch in einem der Kunsmomente. Domchorregens Marc Dostert blickt zurück auf einen Mann, der zeitlebens ein „wichtiges Bindeglied zwischen Oktave und Militärmusik“ war. 

Sechste Oktavpredigt:  Begéignung déi Konzepter a Regelen verännert

In ihrer sechsten Predigt widmet sich milly Hellers - passend zur Krankenandacht am 1. Mai - dem Thema Krankheit und Leid. Sie bezieht sich auf eine Stelle im Matthäusevangelium, in der Jesus eine Kranke Frau heilt (Mt 15,21-28)

Die Predigt können Sie hier nachhören:

Le texte en  français:

Chers frères et soeurs,

Le thème d'aujourd'hui est: Une rencontre qui bouleverse les concepts et les règles. Beaucoup de personnes parmi nous étaient déjà ou son maladies. Une telle experience est une étappe dans la vie. Etre confronté(e) avec sa fragilité ou celle d'une personne proche, cela bouleverse. Ceux et celles parmi nous qui ont des enfants - ou des petits-enfants,- savent comment on se sent comme mère ou père, lorsqu'un enfant est gravement malade. Voir souffrir son enfant est toujours une épreuve douloureuse pour des parents. En plus on se demande: "Pourquoi Dieu permet-il cela? Peut-être connaissons-nous des parents concernés – ou bien nous-mêmes avons fait cette experience – d’avoir mobilisé ciel et terre pour aider l’enfant, ce qui demandait sacrifices, temps et argent. 

Dans l'Evangile d'aujourd'hui nous rencontrons une mère avec son enfant gravement malade. Et nous rencontrons Jésus avec des réponses et réactions parfois surprenantes. Pour mieux comprendre, quelques mots sur le contexte biblique. Jésus et ses disciples se trouvaient au lac Génésareth en Galilée. Là ils avaient des discussions sévères avec les scribes et les pharisiens qui lui ont reproché que ses disciples ne suivaient pas les lois réligieuses. Mêmes ses disciples n'avaient pas compris et Pierre lui demandait: „Dis-nous ce que tu veux faire ...“ Imaginons la tonalité et la situation – et la solitude de Jésus.

Foto: Erzbistum

Après ils sont partis en direction de la Méditerranée, au Liban d'aujourd'hui, un trajet de +/- 150 kilomètres. Les habitants de Sidon, étant païens avaient une mauvaise réputation auprès des Israëlites. Il y avait peu de communications entre ces deux cultures. Jésus y arrive avec ses amis - probablement un peu énervé. Une femme canaéenne vient à sa rencontre et dit:„Seigneur, aie pitié de moi. Ma fille est tourmentée par un démon.“ La réaction de Jésus, sur base de ce qu'il avait vécu avant, est très humaine, mais pourtant très étonnante. Il ignore la jeune mère. Ca fait mal. Mais elle a dû insister autant, que les disciples qui en avaient marre de l'entendre râler lui disaient: „Aide cette femme pour qu'elle nous laisse en paix.“ Là aussi la réaction de Jésus est étonnante. Il répond aux disciples, mais pas à la femme. Il dit: „Je ne suis envoyé qu'aux brébis perdus de la maison d'Israël.“ De nouveau, la réponse de Jésus est difficile à comprendre. Est-ce que l'enfant malade et sa mère ne sont pas aussi des enfants de Dieu? Est-ce que Dieu ne les aime pas?

Qu'aurions-nous fait dans une telle situation? Renoncer? Nous fâcher ou partir tristement? La mère ne renonce pas - évidemment une mère! Elle se jette par terre devant Jésus et l' implore: „Seigneur aide-moi.„ La réponse de Jésus de nouveau est très brusque. Il dit:“ Il n’est pas bon de prendre le pain des enfants pour le donner aux chiens.“ La force de la femme est remarquable. L'amour pour son enfant et la foi profonde que LUI Jésus peut aider son enfant, lui donnent la force de continuer son combat. Même après ces paroles blessantes de Jésus, elle reste souveraine. Elle dit: „Oui Seigneur, mais mêmes les chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître.“

Jésus est impressionné de la foi de cette femme. Il dit: „Femme, ta foi est grande. Qu'il te soit fait comme tu veux.“ Et à partir de ce moment, la fille fut guérie. Il y a beaucoup d'hypothèses pour expliquer la réaction de Jésus. Je ne veux pas en dire plus, mais je voudrais montrer qu'à travers cette rencontre c'est Jésus lui-même, qui s'est laissé persuader – en plus par une femme étrangère. Il est prêt à dépasser ses préjugés et d'entamer des chemins nouveaux. Dans tant d'autres rencontres du Nouveau Testament il s'agissait toujours d'autres personnes qui se sont laissées déranger par LUI. Mais dans ce récit, c'est Jésus qui se laissait déranger par une personne étrangère – et – en plus par une femme.

Chers frères et soeurs, je suis très impressionnée par ce récit. Comment aurait été la vie de Jésus et la proclamation de son message sans la rencontre avec cette femme? Et si au lac Génésareth, il n'y avait pas eu les querelles entre lui, les pharisiens et les disciples, il ne se serait pas enfui dans ce pays pour trouver un peu de tranquilité. L'espérience de Jésus peut nous montrer deux attitudes importantes: 1. Ecouter l'avis des autres, aussi quand c’est difficile. 2. Même des choses qu'on ne comprend pas tout de suite, peuvent nous être utiles.

La rencontre avec la Canaéenne nous montre que Jésus aussi a dû entrer pas par pas dans sa mission. Et il était prêt à évoluer. Peut-être que nous aussi, nous traversons des moments difficiles pour cause de maladies ou autres, et nous sommes tentés de tout lâcher. La rencontre de Jésus avec la Canaéenne nous invite à continuer le combat. Dans un moment de silence nous voulons nous confier à Jésus avec nos expériences et nos soucis, ainsi que les personnes concernées


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Freitag, 30. April
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Foto: Erzbistum

Wie schon 2020 fällt das traditionelle Oktavmäertchen auf dem Knuedler in Luxemburg-Stadt wegen der Corona-Pandemie auch in diesem Jahr aus. Zum Wochenende wirft das „Luxemburger Wort“ einen Blick auf Erinnerungen an längst vergangene Zeiten, ohne Maskenpflicht und Abstandsregeln. Hier geht es zur Fotogalerie aus vier Jahrzehnten Mäertchen-Geschichte.

Was tut man nicht alles für die Kinder? (1983)
Was tut man nicht alles für die Kinder? (1983)
Foto: Jean Weyrich/Photothèque de la Ville de Luxembourg

Fünfte Oktavpredigt:  Begéignung déi Entscheedunge fuerdert

In der fünften Oktavpredigt greift Milly Hellers unter anderem das Thema „Loslassen“ auf. Dabei geht es um Menschen, Erinnerungen, Gewohnheiten. Den biblischen Kontext zu ihrer Predigt bildet eine Stelle aus dem Markusevangelium ( Markus 10,17-23).

Die Predigt können Sie hier nachhören:

Le texte en  français:

Chers frères et sœurs

Le thème d’aujourd’hui c’est : Une rencontre qui demande des décisions. Nous nous sommes déjà tous posé la question – qu’est-ce qui se passe, quand nous mourons – quand nous devons laisser notre vie – oui, quand nous devons TOUT laisser lâcher? Et si c’était aujourd’hui mon dernier jour, qu’est-ce que je voudrais, qu’est-ce que je devrais faire, dire…? L’évangile et la doctrine de l’Eglise nous donnent des réponses d’espérance, mais… la question demeure.

Dans l’évangile nous rencontrons un homme, qui s’adresse avec une question semblable à Jésus. Contemplons le contexte biblique: Jésus était en route vers Jérusalem. Beaucoup de gens l’ont recherché. Des parents lui ont demandé de bénir leurs enfants. Cela agaçait les disciples et ils les renvoyaient. Mais Jésus les a contredits, déclarait les enfants comme modèle de vie. Pourquoi les enfants? À cause de leur énorme confiance.

En plus Jésus s’est exprimé clairement par rapport à des questions délicates concernant la religion et la vie sociale, ce qui ne plaisait pas à tout le monde. Il n’a pas caché à ses disciples ce qui l’attendait. Mais malgré les angoisses et l’incertitude, il a continué son chemin en faisant confiance à son Père. Le texte biblique que nous venons d’entendre nous parle d’un homme qui voyant Jésus, court vers lui et se jette à ses pieds. Imaginons la scène. Cet homme avait entendu parler de Jésus et est profondément touché de le rencontrer. Agenouillé par terre, il pose à Jésus La Question: „Que dois-je faire pour gagner la vie éternelle?“ Plus loin dans le texte nous apprenons qu’il était riche. Peut-être qu’il pensait: Il en va de la vie éternelle comme en comptabilité. Si je travaille beaucoup, je gagne beaucoup – et le bénéfice, est alors bien mérité. Puis de temps en temps je fais un don – alors ça marchera!

Peut-être que cet homme s’attendait une confirmation de sa stratégie. Mais – Jésus avait deviné ses intentions mais prend quand même sa question au sérieux. Il lui dit: „Tu connais les commandements – tu aimeras ton prochain, tu respecteras tes parents, etc.“ Ainsi Jésus l’invite – et nous aussi – à une relecture de sa vie et de son comportement envers ses proches.

Foto: Erzbistum

„Tout cela je l’ai observé dès ma jeunesse – oui, tout cela je l’ai fait“, répond l’homme. Il faut bien une certaine arrogance ou une grande naïveté pour répondre ainsi. Comment aurions-nous réagi face à cette affirmation? Aurions-nous souri, nous serions-nous moqués? L’aurions-nous rabroué? „Jésus le regarde avec amour parce qu’il l’a aimé“ continue l’évangile. Mais l’amour n’empêche pas Jésus d’être franc avec l’homme, même si c’est un peu délicat: „Va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres. Puis viens et suis-moi.“ Ce qui manque au jeune homme, c’est ce que tu as de trop. Comme si Jésus voulait dire „ne te confie pas à ton portemonnaie, mais mets ta confiance en Dieu, en moi“. Peut être que Jésus veut lui faire comprendre - et à nous aussi – que la vie éternelle n’est jamais un mérite, mais un cadeau, que nous ne pourrons recevoir qu’avec des mains vides. Mais, afin que nos mains soient vides ou le deviennent, il faut lâcher prise, accepter le vide, faire confiance… L’homme riche part - tout triste. Il avait beaucoup d’argent, mais peu de confiance et il n’arrivait pas à lâcher prise…

Mais les paroles et l’attitude de Jésus à l’égard du riche, peuvent nous donner consolation et espérance. Ne ressemblons-nous pas parfois à cet homme riche, qui derrière une façade dorée, dépendant de tant de choses, cache bien sa pauvreté intérieure? La pandémie nous en a donné de précieuses leçons. La question n’est pas si on possède une petite ou une grande fortune. Mais la question c’est: quelle est la place que je lui accorde dans ma vie? Est-ce que j’identifie ma vie à cette façade dorée, ou bien – puis-je lâcher prise, partager, sans en faire dépendre ma propre valeur et mon „image“?

Ne ressemblons-nous pas parfois aussi à cet homme riche, quand nous savons bien, que nous devrions lâcher… des souvenirs, des affaires, des attentes, des relations, des habitudes…. Et pourtant nous avons du mal à le réaliser ? L’homme riche est parti - tout triste. Il avait recherché Jésus avec enthousiasme, mais il ne pouvait pas lâcher, il n’arrivait pas à faire confiance.

Et nous, que faisons-nous ? Osons-nous la confiance, sachant que nous tous devons un jour tout lâcher, nous confier aux mains du Seigneur. Cela est – et j’en suis tout à fait consciente moi-même, bien plus facile à dire - qu’à faire…

C’est le Seigneur qui doit le faire en nous – seuls, nous n’y arrivons pas. Dans un moment de silence, contemplons son regard d’amour sur le jeune homme – et sur nous et confions-lui tout ce qui nous sépare de Lui - et parfois aussi des autres. Demandons son secours pour abandonner ce qui empêche notre relation avec Lui – et confions-nous à Son Amour.

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Donnerstag, 29. April
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Foto: Erzbistum

Für die Oktave 2021 haben sich die Verantwortlichen eine ganz besondere Aktion ausgedacht.  Um die Verbindung zu den Menschen in den Alten- und Pflegeheimen sowie den Behinderteneinrichtungen bewusst zu stärken, wurde eine spezielle Oktavkarte mit einem ausklappbaren Bildmotiv der Statue der Trösterin in 5.000-facher Ausführung angefertigt. Auf dem Postweg soll die Trösterin so zu den Menschen gelangen, die aus Krankheits- und Altersgründen in diesem Jahr nicht zu Maria pilgern können. Neben diesen Zielgruppen werden auch die Kinder eigens angesprochen. „Maria, ech hunn dech gär” ist eine Aktion, durch die sie aufgefordert werden, ihre Liebe zur Trösterin zu bekunden. Weitere Informationen dazu gibt es unter www.oktav.lu.

Vierte Oktavpredigt:  Begéignung déi d’Familljeliewen stéiert

In ihrer vierten Okravpredigt beschäftigt sich Milly Hellers mit der Erzählung über die Heilung der Schwiegermutter des Petrus ( Mk 1, 29-3). Sie thematisiert unter anderem, wie Wege, die ein Familienmitglied einschlägt, das Leben der ganzen Familie auf de Kopf stellen können.

Die Predigt können Sie hier nachhören:

Le texte en  français:

Chers frères et sœurs, le thème de cette 4ème homélie est: Soudain tout a changé - une rencontre qui perturbe la vie familiale. En priant avec ce texte de la bible, concernant la belle-mère malade de Pierre, j’ai pris conscience dans quelle mesure la famille de Pierre a été chamboulée par la présence de Jésus.

Concernant le contexte biblique: Nous sommes au début de la vie publique de Jésus. Jésus a été baptisé dans le Jourdain par Jean-Baptiste. Après 40 jours de retrait au désert, il appelle les premiers disciples à sa suite. Ce sont deux frères, des pêcheurs, André et Simon. Ils étaient en train de jeter leurs filets pour pêcher. Jésus vient – et les invite à le suivre. Après cela Jésus a également appelé Jacques et Jean. Les deux frères étaient en train de nettoyer leurs filets au bord du lac avec leur père. Après l’invitation de Jésus: „suivez-moi – je ferai de vous des pêcheurs d’Hommes“, eux aussi abandonnent leurs filets, leurs barques – et également leur père – et ils suivent Jésus. Une scène violente ! mettons-nous à la place de Zébédée, le père des deux.

Après cela Jésus part avec eux pour Capharnaüm, où il entre dans la synagogue. Là il guérit un homme malade. Pierre était un pêcheur, et il nourrissait sa famille avec ce boulot. La belle-mère de Pierre vivait peut-être dans le ménage de Pierre. Peut-être qu’elle connaissait également les deux frères, Jacques et Jean, que Jésus avait également appelés et qui là-dessus ont laissé/quitté leur père. Toutes ces évènements ont certainement été commentés dans les villages environnants.

Foto: Erzbistum

Je me permets ici une petite parenthèse: Simon - que Jésus appellera bientôt Pierre, le roc - était marié. Le fait d’être marié n’a pas empêché Jésus de l’appeler à sa suite - et qui en plus sera comme le premier des apôtres, le premier pape ! Être marié et être apôtre est donc parfaitement compatible. L’amour dans le couple ne peut donc pas être en concurrence avec l’amour pour Jésus. En considérant tout cela, essayons un instant de comprendre les sentiments de la belle-mère de Pierre. Qu’elle se fasse des soucis, parce que Jésus a appelé son gendre à sa suite, qu’elle se demande ce qui se passera avec la famille, ses petits-enfants, - et également avec elle-même …? Tout cela est plus que compréhensible. De telles soucis existentiels peuvent vous rendre malade. D’après un proverbe (allemand): „quand l’âme souffre, le corps tombe malade.“

Retour au texte de la bible. Les quatre hommes étaient à la synagogue avec Jésus. Ils rentrent ensuite au domicile de Pierre et d’André. La belle-mère a de la fièvre et elle est au lit. Les 4 en informent Jésus et l’amènent auprès de la femme malade. Ils ouvrent la porte pour que la belle-mère puisse entrer en relation avec Jésus avec des mots et des gestes simples. Selon les coutumes de l’époque, il n’aurait probablement pas dû toucher la femme. Mais Jésus n’hésite pas à rendre visite à une femme sur son lit de malade. La bible ne nous dit rien sur ce dont ils ont parlé. Le texte retient juste qu’il l’a touché et l’a mise debout.

Si au début les ragots sur Jésus et ses propres peurs existentielles l’avaient rendu réellement malade, par après le contact personnel avec Lui l’a guérie et remise debout. Elle pouvait lâcher ses peurs et faire confiance à Jésus et lui dire OUI. Ensuite elle aussi s’est mise au service de Jésus. Nous aussi, nous avons peut-être déjà fait des expériences analogues, qu’un membre de la famille ait pris un chemin, qui a chamboulé toute la vie familiale ainsi que son existence. Ou bien nous connaissons peut-être des personnes, dont la vie de famille a été ou est perturbée tout à coup par le fait de suivre Jésus et par une pratique religieuse de la foi.

Aujourd’hui nous n’avons plus la chance de rencontrer Jésus en présentiel, personnellement, face à face. Mais nous pouvons Lui confier ces personnes dans notre prière, comme l’ont fait les premiers disciples, et ainsi avec notre prière amener Jésus auprès de ces personnes. Faisons cela dans un moment de silence.

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Mittwoch, 28. April
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Foto: Erzbistum

Die Gründungszeit der Oktave erlebbar machen und den Menschen ein tieferes Verständnis für den Zusammenhang von Kultur, Religion und Tradition geben - darum geht es bei der Oktavtour. Das „Luxemburger Wort“ hat eine Gruppe bei einer solchen Tour begleitet, die unter anderem dabei hilft, ganz unerwartete Stationen im Alltag zu entdecken.

Bei der Oktavtour durch die Stadt werden szenisch Jahrhunderte überbrückt.
Bei der Oktavtour durch die Stadt werden szenisch Jahrhunderte überbrückt.
Foto: Chris Karaba

Dritte Oktavpredigt:  Begéignung déi nei Perspektiven opmecht

In ihrer dritten Predigt bezieht sich Milly Hellers auf  die Berufung des Matthäus und das Mahl mit den Zöllnern (Mt 9,9-13). Mit ihrem Text will sie dazu animieren, unter anderem darüber nachzudenken, ob es im Leben Etappen gibt, auf die man selsbt wenig stolz ist - und wo man vielleicht noch etwas verändern könnte, wollte oder müsste.   

Die Predigt können Sie hier nachhören:

Le texte en  français:

Chers frères et sœurs, le sujet d’aujourd’hui concerne une relation qui ouvre de nouvelles perspectives. Beaucoup d’entre nous ont travaillé ou travaillent encore dans la vie professionnelle. D‘aucuns ont accompli leur activité initiale avec joie leur vie durant. D’autres auraient voulu changer d’emploi ou l’ont fait. Dans l’Evangile d’aujourd’hui nous faisons connaissance avec Matthieu dont la vie professionnelle est changée de fond en comble grâce à une rencontre inattendue.

Matthieu était un publicain. Il était percepteur d’impôts pour l’occupant romain. Par sa fonction, il était proche des détenteurs du pouvoir, ce qui peut représenter des avantages par moments. Mais il y a risque que cette façade rutilante cache - aujourd’hui comme jadis - une certaine pauvreté.

Les publicains avaient mauvaise réputation. Leur situation pourrait être comparée à celle des collaborateurs luxembourgeois pendant l’occupation nazie de la Seconde Guerre mondiale. Ils se sont remplis les poches avec les impôts que les petites gens devaient péniblement économiser sur la nourriture - c’est du moins ce que l’on pensait.

Foto: Erzbistum

Matthieu se tenait derrière son guichet et les gens venaient le trouver sinon ils se seraient rendus coupables. Il calculait la somme qu’ils avaient à payer. Sans doute la solitude inhérente à cette tâche soulève-t-elle la question du sens existentiel et a-t-elle laissé au cœur de Matthieu un grand vide. En arrière-plan de cela, nous voyons Jésus se diriger vers Matthieu. Il lui dit: „Suis-moi!“ Viens et deviens mon disciple. J’ose affirmer que Jésus a vu en Matthieu un être différent de celui que voyaient ses contemporains. Pour Jésus il n’était pas qu’un collaborateur romain. Il a rencontré Matthieu comme un frère qui possédait beaucoup d’argent mais qui, stigmatisé par les gens, était assis tout seul derrière son guichet de collecteur d’impôts.

Et Matthieu? Voilà que Jésus, cet inconnu, lui a ouvert la porte pour un nouvel avenir auquel il aspirait peut-être depuis longtemps. Une porte s’ouvrait enfin pour sortir de tout ce mal-être. La réponse positive de Matthieu ne peut être en tout cas expliquée autrement: Non seulement il laisse derrière lui son bureau des taxes pour suivre Jésus, mais encore il l’invite chez lui dans sa maison avec tous ses collègues percepteurs. Ce qui signifie qu’il reconnaît publiquement sa nouvelle orientation. Accomplir un tel geste, jadis comme aujourd’hui, relève de beaucoup de courage.

Quelle est cette rencontre avec Jésus? Qu’a-t-elle pu déclencher en lui pour qu’il abandonne et quitte tout pour le suivre ? Matthieu avait-il entendu parler de Jésus mais sans pour autant imaginer que celui-ci allait l’appeler, lui Matthieu, le grand pécheur?

Et enfin, il reste encore l’entourage de Matthieu. À peine Jésus s’est-il attablé avec celui-ci et ses collègues que monte une onde de protestations de la part des pharisiens. Au lieu de confronter directement Jésus avec leurs critiques, ils s’adressent à ses disciples derrière son dos. Mais pourquoi donc ne lui parlent-ils pas en personne? Ils auraient pu se réjouir avec Matthieu de sa prise de conscience et du fait qu’il a entraîné d’autres sur ce nouveau chemin. Point d’humanité! - rien que la Loi! De plus cela donne l’impression que seuls les pharisiens détiennent la vérité.

Cependant Jésus ne se laisse pas intimider par eux: Il laisse les cent brebis pour se mettre en recherche d’une seule perdue. Il ne prêche pas de pieuses paroles mais conforme ses actes à ce qu’il affirme. „C’est la miséricorde que je veux et non le sacrifice. Car je suis venu pour appeler les pécheurs et non pas les justes.“ Jésus souhaite que ceux qui le professent aient un cœur ouvert aux pauvres et aux exclus. Il veut partager la table avec ceux qui se sont égarés et avec ceux qui ont péché afin de les guérir par amour, c’est là le BUT de sa mission.

Le repas avec Matthieu confronte notre Eglise avec la question de savoir à qui nous laissons le droit de s’asseoir à notre table. Jésus a accepté l’invitation de Matthieu et par ce biais lui a sans doute communiqué la réconciliation ainsi que de nouvelles perspectives. Mais qui donc aujourd’hui peut se mettre à table avec Jésus? Est-ce que partager la table avec lui ne représenterait pas une gratification pour les personnes prétendument infaillibles? Mais soyons francs, Jésus ne se retrouverait-il pas tout seul…? Sa grande liberté nous place aussi face à nous-mêmes : comment aurions-nous réagi / comment aurais-je réagi jadis comme aujourd’hui?

Je propose un moment de silence durant lequel nous sommes invités à jeter un regard rétrospectif sur notre vécu personnel et à confier à Jésus nos intentions:

  • Argent et fortune - quelle place occupent les biens matériels dans mes relations à autrui?
  • Y a-t-il des étapes de ma vie dont je ne suis guère fier et au sujet desquelles je pourrais ou voudrais maintenant encore changer quelque chose - ou bien même devrais-je le faire?
  • N’y aurait-t-il pas dans mon entourage un être comme Matthieu qui attend de moi un geste ou une parole de guérison, de pardon ou de compassion?
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Dienstag, 27. April
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Foto: Laurent Blum

Am Dienstag fand neben den Gottesdiensten für die Pfarreien und der Andacht unter anderem auch ein katechetischer Moment für Kinder mit Kardinal Jean-Claude Hollerich statt. 

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Zweite Oktavpredigt:  Begéignung déi Lassloosse fuerdert

Die zweite Oktavpredigt von Milly Hellers befasst sich mit  Lukas 2, 41 -52. Sie geht auf die Erzählung ein, Wonach Maria und Josef sorgenvoll auf der Suche nach dem verschwundenen zwölfjährigen Jesus waren und ihn schließlich im Tempel bei den Schriftgelehrten fanden. Wie jede Mutter und jeder Vater haben sich auch Maria und Josef Gedanken um ihren Sohn gemacht.

Die Predigt können Sie hier nachhören:

Le texte en  français:

Chers frères et sœurs.

L’homélie d’aujourd’hui a comme sujet: Une rencontre qui qui exige de lâcher-prise. Il y a quelques années, qu’un jeune père de famille m’a raconté, qu’un jour, il avait perdu sa petite fille à la Schueberfouer. L’enfant à coup disparu avait tout dans la foule. C’était le stress à l’état pur. Peu après il l’a retrouvée. Le père et l’enfant étaient bien soulagés. Dans l’évangile d’aujourd’hui nous rencontrons une situation semblable. Jésus était venu avec ses parents en pèlerinage au temple à Jérusalem. Jésus avait 12 ans, un âge, qui dans la culture juive marque une étape de transition vers l’âge adulte.

Marie et Joseph avaient parcouru à pied les 160 km de Nazareth jusqu’à Jérusalem, (+/- de Weiswampach à Metz), emmenant avec eux enfant, bagages et pique-nique. Être plusieurs jours en route, à pied, sans hôtel ! En ce temps-là le pèlerin s’exposait aux dangers et aux fatigues du voyage. Comme aujourd’hui, les gens se sont rassemblés en groupe de pèlerins. Mais sur le chemin du retour arrive, ce qui est sûrement le cauchemar de tous les parents : ils perdent leur enfant. Et cela après une activité profondément religieuse. Est-ce qu’on n’aurait pas pu s’attendre à ce que leur foi pleine d’enthousiasme soit récompensée?

Am Dienstag fand unter anderem ein Gottesdienst für die Benediktiner der Abtei Clerf mit Père Michel Jorrot (mitte) statt.
Am Dienstag fand unter anderem ein Gottesdienst für die Benediktiner der Abtei Clerf mit Père Michel Jorrot (mitte) statt.
Foto: Erzbistum

Après 3 jours…cela veut dire 2 nuits… ils le retrouvent – au temple – avec les scribes. Que s’est-il passé? Qu’est-ce qui avait échappé aux parents? Après une longue recherche désespérée, ils rencontrent leur fils, qui a évolué. Il n’est plus un enfant, mais presqu’un adulte. Le texte est sobre. Dans cette situation de stress extrême, Marie réagit comme toutes les mères du monde. Il n’est plus question de „Marie, pleine de grâce“, de „reine des cieux“, de „vierge, bénie entre les femmes“. L’évangéliste ne nous dit rien d’éventuelles commentaires à l’intérieur le couple: „Tu aurais dû… Pourquoi n’as-tu pas? Je t’avais quand même dit…“ Marie nous est présentée ici comme toute mère. Elle est hors d’elle-même à cause des soucis et quand ils l’ont retrouvé, elle laisse libre cours aux reproches: „Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous? Vois, ton père et moi, nous te cherchons tout angoissés.“

Marie, avait-t-elle oublié ce que l’ange lui avait dit lors de l’annonciation? Avait-t-elle oublié que sa cousine Elisabeth a reconnu et confirmé qu’elle est la mère du sauveur? Avait-t-elle oublié le chant des anges et la visite des bergers dans le champ à Bethléem, ou les paroles de Siméon lors de la circoncision de Jésus au temple, il y a 12 ans? Personne ne le sait. Marie et Joseph, comme tous les parents ont dû faires des expériences belles mais aussi douloureuses – et ont pu eux aussi, grandir ainsi dans leur foi.

La réaction de Jésus face à leur inquiétude est aussi assez étonnante. Aucune demande de pardon, aucun regret. Non ! Au contraire, il leur dit: „Pourquoi donc me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père?“ "Aux affaires de mon Père". Dans cette situation extrême, ces mots rappellent douloureusement à Marie que son enfant ne lui appartient pas. Elle aussi a dû apprendre à être mère, non pas selon son plan à elle, mais selon le plan de Dieu.

Et cela veut dire: lâcher– ses conceptions, ses plans. Accompagner, parfois sans comprendre. Tenir, sans saisir le sens. Croire sans voir. Dire „oui“! L’évangéliste Luc a un commentaire très sobre: „Mais eux ne comprirent pas ce qu’il leur disait“. C’est avec leur enfant que ce jeune couple a fait le pèlerinage à Jérusalem. Après le pèlerinage ils rentrent avec leur fils presqu’adulte.

Peut être que Marie a alors prié dans son cœur: Mon Dieu, je ne comprends pas tout, mais je crois que pour Toi tout a un sens, et que rien n’arrive, sans que tu ne le permettes. Peut être que cette rencontre avec son enfant, était pour elle l’occasion de renouvellement de son „fiat“ lors de l’annonciation. „Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu l’as dit.“ Comme beaucoup de mères (et de pères) Marie a dû accepter le chemin de son fils – parfois sans comprendre. Comme certains parents aujourd’hui elle a dû avancer dans cette „nuit obscure“ en tâtonnant, dans la confiance et la prière.

Sainte Marie – Mère de Dieu, le douloureux ne t’a pas été épargné. C’est peut-être à cause de cela que tu nous es si proche. C’est peut-être à cause de cela que nous t’appelons „Consolatrice des Affligés“. Ta fidélité et ta foi ont été éprouvées. Tu sais aussi combien sont douloureuses la solitude et les angoisses profondes, quand les enfants empruntent des chemins, que les parents ne comprennent pas, et ils doivent pourtant, avec beaucoup de soucis vivre avec.

Dans un moment de silence nous confions les personnes concernées, pères et mères, que nous connaissons ainsi que nos intentions personnelles à Marie, la Consolatrice.

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Eröffnung und Montag, 26. April
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Foto: Laurent Blum

Erste Oktavpredigt: Begéinung, déi alles op d’Kopp geheit  

In ihrer ersten Predigt bezieht sich Oktavpredigerin Milly Hellers auf eine Stelle aus dem Lukasevangelium (Lukas 1,26-38). Sie geht unter anderem auf die Gründungszeit der Oktave ein und darauf, wie das Ja von Maria und Josef deren Leben auf den Kopf gestellt hat.

Die Predigt können Sie hier nachhören:

Le texte en  français:

Chers frères et sœurs,

„Soudain tout a changé - une rencontre qui change la vie!“

C’est le thème que je propose pour cette Octave, en accord avec les responsables diocésains. Nous tous avons déjà vécu des rencontres et des situations, qui ont changé la vie, en bien - et oui parfois également en douloureux. Une telle rencontre, si elle touche le cœur - ne change peut-être pas grand-chose à l’extérieur - mais à l’intérieur elle change tout. Et - elle nous change également, elle change nos pensées, nos relations, nos priorités, …

Notre foi, qui a la bible comme base, est fondée sur des rencontres et des relations. Nous croyons en un Dieu, qui se languit de nous, et dont le fils, Jésus est passé en tant qu’Homme par les hauts et les bas de la vie, - comme nous. Dans les prochains 14 jours, j’aimerais dans chaque homélie considérer une rencontre du Nouveau Testament sous cet aspect : Soudain tout a changé – une rencontre qui change la vie. J’essayerai de mettre les expériences des premier(e)s disciples de Jésus en lien avec notre vie, pour renforcer notre relation avec Jésus. Dans l’espoir que cela réussira, je confie cette intention à la Consolatrice et également tous les hommes et toutes les femmes qui sont en quête de sens. 

Le thème d’aujourd’hui est : „une rencontre qui bouleverse la vie“. Le texte de la bible est celui de l’annonciation de l’ange Gabriel à Marie. Nous savons qu’un tel récit biblique n’est pas un récit historique, mais un témoignage, et ainsi une promesse à l’humanité. Au moment de cette rencontre, Marie, la jeune femme, n’est ni au temple, ni dans un office liturgique. Elle est chez elle, et c’est là dans son ordinaire que Dieu lui rend visite, - la surprend. Et elle se laisse déranger!! Israël, sa patrie, était occupée par les Romains. Comme beaucoup de gens, elle attend certainement avec impatience la fin de cette exploitation étrangère et elle espère que vienne enfin ce sauveur, annoncé depuis des années, pour mettre fin à tout cela.

Je me permets de faire ici une parenthèse. Depuis plus de 350 ans nous fêtons l’Octave à Luxembourg. Nous le savons, mais il est bon de toujours se le rappeler. L’Octave a également son origine dans une occupation étrangère : la guerre, la famine et une pandémie : la peste. En ce temps-là, ces catastrophes ont détruit des milliers de vies humaines au Luxembourg. Comme Marie il y a 2000 ans, nos ancêtres ont certainement attendus impatiemment la fin de ce désastre et le retour à la normalité. 

Foto: Laurent Blum

Le père jésuite Jacques Brocquart, ensemble avec les étudiants de l’Athénée de cette époque, a porté une statue de la Consolatrice de la chapelle du Glacis jusqu’à l’église St. Nicolas de l’époque. C’était une prière – comme un cri vers le ciel – mais également un acte historique avec lequel il voulait donner de l’espoir à nos ancêtres. Une rencontre avec la Consolatrice, qui n’a peut-être pas fait de miracles visibles, mais qui donne force et espérance jusqu’à nos jours. Sinon cette tradition ne se serait pas maintenue jusqu’au 21ème siècle. Nous aussi, nous avons peut-être déjà fait des expériences où nous avons touché à nos limites - coups du destin, maladie, - ou comme en ce moment pendant cette pandémie, où l’existence de beaucoup de gens ici et à travers le monde, est menacée.

Un chant allemand dit: „tout commence avec le désir, au début il y a toujours un rêve.“ Langueur, admettre ce vide douloureux, lâcher prise, confier, oser des chemins nouveaux. Marie (et Joseph) ont fait une expérience similaire. Essayons de nous mettre dans la peau de leurs désirs. Ils étaient fiancés, leur pays était occupé par une puissance étrangère. Quelles étaient leurs souhaits et attentes?

L’évangile décrit comment l’ange rend visite à Marie - inattendu, sans rendez-vous. Il lui dit: „Marie, Dieu t’aime - n’aie pas peur. C’est Lui qui t’a choisie - tu seras enceinte.“ Marie s’effraye! Accoucher d’un enfant? Merveilleux - mais inattendu? Non planifié? Et qui est le père, puisqu’ils ne sont pas mariés? Cette rencontre va complètement chambouler sa vie. Mais Marie est courageuse et elle demande : Comment cela va -t-il se faire? Marie ne comprend pas tout, mais elle a confiance – et – elle dit OUI. Elle se laisse déranger. Elle permet à Dieu d’entrer dans sa vie.

Ne pas être mariée et tomber enceinte. Impensable pour une femme dans la société patriarchale de son époque. Quand Joseph l’a appris, il était certainement profondément bouleversé. D’un instant à l’autre leur projet de vie commune était détruit. Il comptait rompre discrètement cette relation, ce qu’on peut comprendre – non? Qu’aurions-nous fait? Mais Dieu ne les abandonne pas. Dans un rêve l’ange dit à Joseph : „reste avec Marie. Elle a besoin de toi – et l’enfant aussi.“ Et à son tour Joseph se laisse déranger dans ses projets.C’était le début d’un chemin nouveau pour ce jeune couple, et grâce à eux, pour toute l’humanité. Aujourd’hui nous connaissons la suite de l’histoire. 2000 ans après, ces paroles sont toujours proclamées dans le monde entier. Que se serait-il passé, si Marie et Joseph avaient maintenu leurs plans, - s’ils avaient dit NON? Alors Dieu aurait dû trouver autre chose!

Peut-être que nous aussi avons déjà fait cette expérience de grands désirs don la réponse a changé pas mal de choses. A l’instar de Marie et de Joseph, nous avons nous aussi vécu des situations et des rencontres, qui ont dérangé chamboulée notre vie. Et pourtant nous avons bien senti que c’était la bonne voie. Après coup, les choses sont parfois plus claires! Dans un moment de silence, confions à la Consolatrice ces personnes, rencontres et circonstances, qui ont changé nos vies, peut-être de manière inattendue, mais également nos désirs, ainsi que les soucis et les peurs les concernant.

Eröffnung der Oktave

Den Auftakt bildete am Samstagnachmittag eine „Ouverture solennelle de l’Octave“. Die Bildergalerie von Laurent Blum:

Am Abend kamen zudem zahlreiche Besucherinnen und Besucher zur „Nuit des Cathedrales“, bei der es unter anderem Führungen durch das Gotteshaus gab. Hier einige fotografische Impressionen von Gilles Kayser:

Online und vor Ort

Auch 2021 kann die Muttergottesoktave aufgrund der Pandemie nicht in gewohnter Weise stattfinden. Um dennoch so vielen Menschen wie möglich eine Teilnahme an den Gottesdiensten zu ermöglichen, gibt es mehrere Übertragungen und Live-Streams. Der Fernsehkanal .dok (Lëtzebuerger Kanal) überträgt die Eröffnungsandacht am 24. April sowie die tägliche Pontifikalandacht mit Predigt aus der Kathedrale live um 16 Uhr und zeitversetzt um 18 Uhr (nur montags: 19 Uhr) sowie um 23 Uhr.

Für alle Gottesdienstteilnehmerinnen und -teilnehmer, die vor Ort mit dabei sind, gilt für die gesamte Dauer der Feier eine Maskenpflicht, ausgenommen sind lediglich der vorstehende Priester bei einer Messe oder der Laie bei einem Wortgottesdienst sowie die Lektorinnen und Lektoren beim Ausüben ihres Dienstes. Zusätzlich zur Maskenpflicht muss bei allen Gottesdiensten ein Abstand von zwei Metern eingehalten werden. Die Abstandsregel entfällt bei Personen, die in demselben Haushalt leben. Stehplätze sind verboten.


Glaube&Leben , ITV Milly Hellers , Oktavepredigerin Oktave 2021 , Foto:Guy Jallay/Luxemburger Wort
Oktavpredigerin Milly Hellers: „Für mich ist das ein Dienst“
Oktavpredigerin Milly Hellers spricht im Interview über die Oktave in Zeiten abnehmender Religiosität und Begegnungen, die Leben verändern.


"Da die maximale Teilnehmerzahl für die Gottesdienste auf 100 Personen beschränkt ist, ist eine vorherige Anmeldung erforderlich (Kontaktinformationen werden im Programm angezeigt). Eventuelle Programmänderungen finden Sie hier.  

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